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Il tabasse sa femme à coups de casque

mardi 21 novembre 2017

casque

L’homme avait déjà été condamné pour avoir battu sa femme. (© Photo d’illustration Florent Collet)

Caché sous des lunettes de soleil, l’impressionnant œil au beurre noir démontre “le déchaînement de violences” survenu quatre jours plus tôt, auquel s’ajoute un avant-bras dans le plâtre.

Des coups reçus par une jeune femme de 22 ans de la part de son mari âgé de 34 ans, vendredi dernier.

L’homme, qui comparaît hier devant le tribunal correctionnel, a déjà été condamné à plusieurs reprises notamment pour des violences sur sa conjointe. Cela explique en partie pourquoi leur fille de quatre ans a été placée par les affaires sociales dans un autre foyer.

Vendredi dernier, l’homme se rend chez l’assistante sociale pour tenter de faire garder l’enfant par sa belle-mère, mais sa conjointe ne l’y accompagne pas. Un motif de frustration pour cet homme, qui a décrit aux gendarmes à quel point il aime son enfant.

À l’audience hier semblant ne pas assumer, il a demandé à ce que l’audience se tienne à huis clos pour que personne ne l’entende. En vain.

Aux gendarmes, il a expliqué que sa femme avait eu des paroles blessantes et au service d’insertion “qu’elle ne voyait pas les efforts qu’il faisait pour leurs filles”.

La présidente du tribunal ne s’est pas attardée hier sur les faits que l’homme a reconnus. La jeune femme a en tout reçu de coups de pied et poing, mais aussi de casque de moto.

Les gendarmes s’étaient déplacés sur les lieux après avoir été prévenus par le voisinage de leur quartier, à Paea.

Ils n’avaient pas constaté de bruits et avaient demandé à un couple en train de se baigner où avait lieu la dispute.

Le couple les avait envoyés dans une autre direction, mais déjà suspicieux après avoir remarqué des traces de coups sur la jeune femme, ils avaient finalement rattrapé le couple qui prenait la fuite.

 

“Emblématique de l’échec”

 

Hier, alors que l’homme tente de rejeter la faute sur sa femme, l’un des assesseurs du tribunal présente les photos du visage complètement déformé de la femme, au soir des coups.

“Si votre enfant avait vu ce que vous avez fait ça à sa mère, qu’aurait-elle dit ?” “Papa, il est méchant”, répond le prévenu dépité, avant de regarder ses souliers.

L’homme ne se rappelle pas de la date de son mariage ni de celle de l’anniversaire de son épouse.

Cette dernière, si elle n’a pas alerté les gendarmes pour les coups reçus vendredi dernier, affirme toutefois qu’elle est décidée à divorcer quand la juge lui explique que, lors du prochain épisode violent, elle pourrait ne même plus pouvoir venir au tribunal.

“Je demande pardon, elle a raison”, balbutie l’homme après avoir entendu la décision de sa femme.

“Ça suffit”, résume l’avocat de la victime pour évoquer le cas du prévenu en référence à ses diverses condamnations pour violences conjugales.

Pour le procureur, cette affaire est “emblématique de l’échec avec un grand É” du couple où les violences ont toujours existé, du parquet qui n’a pas pris la mesure de la dangerosité de l’individu alors que les violences intrafamiliales sont une priorité de la justice, du service de probation et d’insertion qui a demandé la clémence pour le prévenu, ainsi que du juge d’application des peines qui n’a pas détecté la violence du prévenu.

Demandant une peine lourde, il a requis cinq ans de prison ferme. Le prévenu est finalement condamné à cinq ans de prison dont un an avec sursis.

Compte-rendu d’audience F.C.

 

 

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