Tahiti Fighting Championship – Dudes et Mc Comb remportent leurs combats

    lundi 12 décembre 2016

    grappling

    Tant qu’ils sont debout, les coups sont autorisés avec les pieds, les poings et les genoux. Ici, un coup de pied de Raihere Dudes, entré dans une mise en scène soigneusement étudiée. (© Benoît Buquet)

     

     

    Raihere Dudes et Tamahau Mc Comb ont remporté leurs combats samedi soir à la Fautaua, dans une soirée où les adversaires ont manqué. Douze combats de pancrace ont pu avoir lieu entre 18h et 22h. Ils étaient extrêmement encadrés et les combattants bien protégés. On est loin du Mixed Martial Art (MMA) où les règles sont beaucoup plus permissives et les protections absentes.

     

     

    Raihere Dudes, Tamahau Mc Comb, Teva Paulet… Le programme de la soirée de grappling du club Islander MMA a attiré environ 500 personnes samedi soir à la salle omnisports de Fautaua. En fin de soirée, après trois heures de spectacle et douze combats, les deux têtes d’afffiche se sont imposées facilement : Raihere Dudes a mis KO son adversaire d’un coup de pied à la tête et Tamahau Mc Comb a gagné son combat aux points à l’issue des trois rounds de trois minutes.

    En réalité, ils n’avaient pas vraiment d’adversaire à leur portée. De nombreux concurrents se sont désistés faute de préparation et le programme des combats a beaucoup changé jusqu’à la dernière minute.

    À défaut de pouvoir organiser des combats officiels de Mixed Martial Art (MMA) dans lesquels tous les coups sont permis, le club Islander organisait cette soirée de grappling (lutte en anglais).

    En fait plus que de la lutte, c’était du pancrace, un sport antique qui revient à  la mode : il permet d’allier des techniques de percussion debout (coups de pied, coups de poings, coups de genoux) comme en boxe thaïlandaise ou française, et les techniques de projection et de soumission au sol de la lutte (clés de bras, étranglements).

     

    Le vrai MMA beaucoup plus violent

     

    Mais contrairement au MMA, le pancrace a des limites : « Les coups de coude sont interdits, ainsi que les coups à la nuque, à la colonne vertébrale, les morsures, les doigts dans les yeux ou les orifices et les torsions des articulations (genoux, coude, cervicales) », précisait le règlement de la compétition samedi soir. Et surtout : « Dès qu’un combattant pose un genou ou une main au sol, on ne peut plus  porter des coups, on doit utiliser les techniques de soumission ».

    Autre différence avec le MMA : les combats n’avaient pas lieu dans une cage, mais sur un ring ouvert (qui aurait mérité des cordes pour empêcher les chutes hors de la scène).

    Pour rassurer le public et les autorités, le club avait fait les choses bien : cinq juges étaient placés autour de la scène en plus de l’arbitre central. Un médecin était en veille à la table de marque et les combats ne commençaient pas s’il n’était pas présent. Samedi, le taote a dû arrêter trois combats : pour recoudre une arcade, soigner un blessé au genou et au final le combattant mis KO par Raihere Dudes.

    Les concurrents portaient tous un casque intégral protégeant le crâne, les tempes et la mâchoire. Ils étaient équipés obligatoirement de gants, de protections couvrant le tibia et le cou de pied, d’un protège-dents et d’une coquille.
    L’arbitre vérifiait tout l’équipement systématiquement.

    On est donc assez loin du MMA. Samedi soir, le club organisateur avait installé un grand écran qui diffusait en boucle des vidéos de MMA aux États-Unis. Ces combats sont beaucoup plus violents, les coups au sol y sont permis et les athlètes n’ont aucune protection.

    Mais pour les meilleurs combattants samedi soir, l’idée était toujours la même : multiplier les combats de lutte, pancrace, boxe, ou de tout ce qui permettra de se rapprocher au plus du MMA, pour se préparer à aller à l’étranger pratiquer le Mixte Martial Art, le vrai. 

    Benoît Buquet

     

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    Une fois au sol, où les coups sont interdits, l’arbitre retire les casques. Tamahau Mc Comb immobilise son adversaire au sol. (© Benoît Buquet)

    raihere-dudes

    Raihere Dudes, champion. (© Benoît Buquet)

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