Tahoeraa : Le ton monte encore d’un cran… par courrier

    mercredi 1 avril 2015

    Nouveau rebondissement, hier, au sein du Tahoera’a. L’information est révélée par nos confrères de Tahiti Infos : quatorze représentants orange pro-Fritch viennent d’adresser à leur présidente de groupe Teura Iriti (flossiste) un courrier cosigné lui demandant quel usage est fait de quelque 624 millions de francs par le groupe orange à l’assemblée. Un montant considérable, qui correspond à l’addition des crédits collaborateurs de tous les élus orange mis dans un “pot commun” depuis le début de la mandature en cours et à la dotation mensuelle versée par l’institution au groupe politique. 
    Cette demande de certains élus orange “au nom de la transparence de l’utilisation des fonds publics” fait monter d’un cran la tension au sein du parti. 
    Cette missive intervient au lendemain de la décision de Gaston Flosse d’exclure, à titre conservatoire, Nuihau Laurey et Lana Tetuanui, qui viennent de confirmer (dimanche soir) leurs candidatures aux sénatoriales alors que celles de Vincent Dubois et Teura Iriti avaient été validées sous la conduite du Vieux Lion par un grand conseil du Tahoera’a le 10 février. 
    Certains des signataires du courrier adressé hier à Teura Iriti voulaient demander des comptes sur l’utilisation des crédits collaborateurs depuis quelque temps, nous assurait-on hier soir. 
    Le contexte délétère au sein du mouvement aura visiblement précipité ce désir… Désormais, les cosignataires de la lettre attendent une réponse détaillée de la part de Teura Iriti “sous quinzaine”. Interrogée par nos confrères de Tahiti Infos, cette dernière indique avoir reçu le courrier “avec beaucoup d’étonnement” et qu’elle répondra à ses collègues. Par courrier ?
    Depuis quelque temps, le dialogue est si difficile au sein du mouvement politique entre pro-Fritch et pro-Flosse que les lettres et autres communiqués se multiplient en interne. 
    Hier soir, d’ailleurs, lors de la cérémonie d’ouverture du Festival des îles, pas un mot n’a été échangé entre Édouard Fritch d’un côté et Gaston Flosse, Marcel Tuihani et Vincent Dubois de l’autre. 
    Ça promet pour la séance plénière à l’assemblée qui se tiendra demain matin, avant le grand conseil qui décidera ou non de l’exclusion de Nuihau Laurey et Lana Tetuanui (et de leurs suppléants) du parti.  

    Y.R.

    ATP hésite encore sur sa position

    Des trois formations politiques qui composent l’assemblée de la Polynésie française, A ti’a Porinetia est la seule à ne pas avoir encore assuré sa position pour la prochaine élection sénatoriale partielle. Le Tavini a déjà décidé de représenter Richard Tuheiava et Tauhiti Nena et le Tahoera’a se déchire entre les candidatures officielles validées par les instances du parti, et les non officielles, soutenues par le président du Pays, Édouard Fritch. Au milieu de la cacophonie orange, A ti’a Porinetia n’a pas encore choisi sa posture. Présenter aussi des candidats comme lors de l’élection du mois de septembre dernier ou soutenir des candidats déjà déclarés, à l’évidence, Lana Tetuanui et Nuihau Laurey. 
    Teva Rohfritsch, au téléphone hier, demandait encore le temps de la consultation des autres membres de A ti’a Porinetia avant de donner une décision commune la semaine prochaine. “Lana Tetuanui et Nuihau Laurey ont pris une bonne décision en se portant candidats. C’est une décision logique”, expliquait-il hier. De là à décréter avant l’heure que A ti’a Porinetia va nécessairement soutenir les candidats d’Édouard Fritch, c’est un peu rapide. “Nous ne sommes pas juste là pour arbitrer entre deux camps”, assure celui qui aimerait voir du changement dans la gouvernance de l’assemblée, du Pays et du premier parti autonomiste de Polynésie française. “Le souci, c’est que Gaston Flosse n’a jamais accepté qu’un autre que lui soit président ; cela a été la même chose avec Tong Sang, et aujourd’hui, c’est Édouard Fritch”, poursuit celui qui, en son temps, a, lui aussi, été poussé en dehors du parti orange. Il conclut, une nouvelle fois : “Gaston Flosse continue d’exister que parce que des gens continuent de le cautionner.” 

    Bertrand Prévost

    Marcel Tuihani “communique” avec Nuihau Laurey

    Suite à l’interview de Nuihau Laurey parue dans nos colonnes, hier, Marcel Tuihani, plutôt que de nous accorder à son tour une interview, nous a transmis – comme à son habitude – un communiqué pour “éviter d’alimenter la confusion dans l’esprit de vos lecteurs” ! Une confusion pourtant largement entretenue depuis maintenant des semaines par le parti du président de l’assemblée qui est aussi celui du vice-président de la Polynésie, faut-il le rappeler…
    Marcel Tuihani revient sur les déclarations de Nuihau Laurey concernant la convention avec l’État sur le retour au financement du régime de solidarité de la Polynésie française (RSPF). “Les amendements déposés (par la commission des finances, NDLR) invalident totalement le texte. L’assemblée doit juste dire oui ou non à cette convention. Elle n’a pas le pouvoir de la modifier.”
    Selon Marcel Tuihani, “ces propos méconnaissent ouvertement les institutions de notre Pays, dont le statut confie explicitement, et sans équivoque, à l’assemblée de la Polynésie française, non pas la faculté de “juste dire oui ou non” lorsqu’elle doit approuver une convention de financement avec l’État, mais bien d’exercer pleinement les attributions que lui confie notre statut d’autonomie, y compris le pouvoir d’amendement sans que cela soit interprété comme un acte de sédition”. S’ensuivent deux paragraphes sur le rôle de l’assemblée qui serait cantonnée à un “rôle passif” et où l’on reparle du “déni pour la démocratie”, l’une des formules favorites de Gaston Flosse.
    Si on comprend la posture du président de l’assemblée qui ne veut pas voir son institution être cantonnée à une “chambre d’enregistrement”, on ne peut que comprendre également la position du gouvernement qui ne veut pas voir s’envoler 2,1 milliards de francs promis par l’État pour équilibrer le RSPF sur l’exercice 2015. 
    Mais le titulaire du perchoir s’en remet au statut du Pays en rappelant que “c’est bien l’assemblée qui est chargée de régler toutes les affaires du Pays en application de l’article 102 de notre statut et, en ce qui concerne les conventions qui lient le Pays et l’État pour des concours financiers et techniques, c’est à l’assemblée que le législateur organique a confié la responsabilité de les approuver, avant leur signature par le président.” 
    Le communiqué pointe enfin les “contradictions” d’Édouard Fritch en citant ses déclarations le jour de l’ouverture de la session extraordinaire : “Je le répète pour que ce soit bien clair, c’est nous qui avons rédigé les termes de la convention, en toute responsabilité sur les engagements que nous estimons devoir mener à bien pour sauver notre protection sociale. L’État ne nous a rien imposé !”
    La séance de demain à l’assemblée sera donc bien explosive si l’on en juge le ton employé aujourd’hui par les deux camps. Une ultime réunion avec les élus a été convoquée ce matin par Marcel Tuihani dans une ambiance qui se dégrade chaque jour un peu plus.

    Bertrand Parent

    Le président de "la Polynésie française", des françaises et des français René, Georges, HOFFER 2015-04-01 14:48:00
    "L’État ne nous a rien imposé !"

    Héhé, il ne manquerait plus que ça hahahahahah : en effet, l'Etat (sic) n'a rien à imposer à sa marionnette qui est plus que docile hoohohohohoho

    Pendant ce temps-là, l'Etat (re-sic) économise 513 euros par mois pour les quelques 80 000 français crève-la-faim colonisés au titre du NON-DROIT au RSA hihihihihi rollstahiti@gmail.com
    lebororo 2015-04-01 14:33:00
    C'est Tong Sang qui a été perdu et Flosse s'est associé avec l'indépendantiste qui a réussi...
    Gaston est trop personnel.
    tuhoi 2015-04-01 14:21:00
    ATP fait monter les prix.
    pas brillant!
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