Taiarapu-Est – Décharge sauvage de Maraeapai : ras-le-bol général

    samedi 24 octobre 2015

    Fleurs fanées, batteries usagées, jouets cassés, ferrailles en tous genres et bidons aux contenants non identifiés, tel est le spectacle qu’offre le dépotoir situé sur la route d’accès au plateau de Maraeapai, à quelques encablures du site touristique du belvédère de Taravao. Jeudi, une équipe des services techniques de la commune de Taiarapu-Est était à nouveau sur place en vue d’extraire les immondices du paysage. “ça fait des années que ça dure. À chaque fois qu’on vient ici, on constate que rien n’a changé”, explique un employé. “C’est toujours la même chose : les déchets ne sont pas triés, donc c’est à nous de le faire au moment du ramassage. Ce n’est pas évident, ni très agréable.”

    Des pancartes “SOS”

    Pour ce travail sisyphéen, les sept agents mobilisés sur place ce jour-là étaient équipés de gants, et même de masques pour certains. Et pour cause : le dépotoir est un véritable gîte à rats et à moustiques. Au total, l’intervention aura duré plus de deux heures, à l’aide d’un case et de trois camions d’une contenance de 6 à 10 m3 chacun.
    “Ce n’est pas le travail de la mairie, ce devrait être le travail de chacun !”, lance un autre employé, visiblement révolté par ce manque de civisme persistant. Un affichage récent, faisant état de l’interdiction, depuis le 1er septembre, d’entreposer aux abords des routes encombrants et déchets verts sur la commune de Taiarapu-Est, ne semble visiblement pas avoir porté ses fruits…
    Mais la mairie poursuit ses efforts : une fois le nettoyage terminé, deux pancartes “SOS propreté” ont été installées de part et d’autre du site. “Maintenant, on espère simplement que les gens vont arrêter de déposer leurs déchets là-bas, alors qu’une déchetterie est prévue pour ça, juste en bas”, précise Hugo Garbutt, directeur des services techniques.
    Un centre de tri communal a en effet ouvert ses portes au début du mois de septembre, à proximité des ateliers relais, à Afaahiti. Par le biais de ce nouveau dispositif, les administrés peuvent déposer gratuitement leurs déchets verts et encombrants dans les casiers prévus à cet effet.
    Emmanuelle Delong, présidente de l’association Maraeapai, quant à elle, va plus loin. “La seule solution, c’est de fermer ce dépotoir. De toute façon, les gens sont obligés de descendre pour aller chercher leurs enfants ou leur baguette de pain, donc c’est aussi simple d’aller à la déchetterie”, souligne-t-elle, souhaitant d’ailleurs que les horaires d’ouverture soient étendus.
    De son côté, la mairie envisagerait de mettre en place un service de ramassage à domicile dans le secteur, dans le courant de l’année 2016, en vue de remédier à ce problème persistant de dépotoir, greffé aux bennes à ordures communes. À l’échelle de Taiarapu-Est, la lutte contre les décharges sauvages continue : cette semaine, d’autres pancartes visant à responsabiliser la population ont fleuri aux abords des routes et dans les lieux les plus sensibles. 

    A-C.B.

    Martin 2015-11-04 06:59:00
    A force de recycler, la Suède doit importer des déchets

    La Suède manque d'ordures au point de devoir en importer depuis ses voisins. L'information a de quoi surprendre alors que la limitation des déchets s'avère depuis de nombreuses années un enjeu dans les pays industrialisés. C'est pourtant ce qu'a annoncé Catarina Ostlund, conseillère principale de l'Agence suédoise de protection de l'environnement, au groupe de radio américain Public radio international, dans un article repéré par Terra Eco.

    L'origine de cette histoire, c'est le grand succès du recyclage suédois. Seulement 1 % des ordures ménagères suédoises finissent dans des décharges, contre 38 % pour la moyenne des pays européens, selon les derniers chiffres d'Eurostat. Dans le détail, 36 % de ces déchets sont recyclés, 14 % compostés et surtout 49 % incinérés, soit le plus haut taux dans l'Union après le Danemark (54 %), loin devant la moyenne européenne (22 %).

    Au moyen d'incinérateurs de plus en plus performants, appelés par l'industrie centres de valorisation énergétique, cette combustion des ordures génère aujourd'hui suffisamment d'énergie pour assurer 20 % du chauffage urbain du pays (810 000 foyers) et un approvisionnement en électricité pour 250 000 foyers, sur 4,6 millions de ménages, détaille le Swedish Waste Management.

    Mais le problème, si l'on peut le qualifier ainsi, c'est que les capacités d'incinération du pays s'avèrent bien supérieures aux quantités de déchets produits (2 millions de tonnes chaque année). Pour faire tourner ses usines, et éviter de perdre de l'argent, Stockholm a alors récemment commencé à importer des ordures depuis l'Europe : 800 000 tonnes par an, qui proviennent majoritairement de la Norvège voisine, où les prix encore élevés de l'incinération rendent plus rentables un traitement dans un autre pays.

    Une nouvelle preuve, s'il en est, que les déchets ont aujourd'hui une valeur marchande de plus en plus importante. "Valoriser des déchets, au sein d'usines jouissant d'une importante efficacité énergétique, est un pari judicieux dans un monde où le prix de l'énergie ne cesse de grimper et alors que nous pourrions être confrontés à une pénurie de combustibles", estime Catarina Ostlund. "Toutefois, il est aussi important pour la Suède, note Ostlund, de trouver des moyens de réduire sa production de déchets et d'augmenter leur recyclage. Mais à court terme, la valorisation énergétique des déchets est une bonne solution."

    Cette incinération à grande échelle des déchets pose toutefois la question des émissions polluantes. Selon l'agence suédoise de gestion des déchets, la Suède a instauré une règlementation stricte en termes de limitation des émissions, entraînant ainsi leur réduction d'environ 90 % depuis le milieu des années 1980. Le chlorure d’hydrogène (HCI) un gaz incolore toxique et hautement corrosif, est ainsi passé de 8 400 tonnes émises dans le pays chaque année en 1985 à 60 tonnes en 2007. Les oxydes de soufre (SOx), responsables des pluies acides, ont aussi été considérablement réduits (196 tonnes contre 3 400), de même que le plomb (51 kg contre 25 000).

    Les oxydes d'azote (NOx regroupant le monoxyde d’azote (NO) et le dioxyde d’azote (NO2), qui ont des impacts en termes d'effet de serre, d'acidification de l'air, des pluies et des eaux), sont par contre restés élevés : 2 100 tonnes en 2007 (contre 3 400 en 1985). Surtout, selon le Centre national d'information indépendante sur les déchets, organisme indépendant français : "L’Institut national de veille sanitaire insiste sur le fait que, pour mesurer les effets des incinérateurs fonctionnant aux normes d’aujourd’hui, il faudra attendre la fin d’une période de latence de 5 à 10 ans. Les risques ne sont donc pas écartés, et le renforcement progressif des normes montre qu’il est impossible de garantir l’innocuité d’un processus comme l’incinération, dès lors qu’il implique de multiples réactions chimiques."

    Audrey Garric
    Zorro 2015-10-24 17:10:00
    Des porcs......
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