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Ta’iri Pa’umotu : Tamarii Ravahere l’emporte

lundi 21 mai 2018

1er prix - TAMARII RAVAHERE ©TFTN

(crédit photo : TFTN)

La frappe a du succès. Organisée dans les jardins de la Maison de la culture sur le pae pae a Hiro, et en collaboration avec le Conservatoire, la troisième édition du Ta’iri Pa’umotu, a réuni neuf groupes, vendredi soir dès la tombée de la nuit. Le public a répondu massivement présent et 500 spectateurs enthousiastes ont assisté à au concours, sous les étoiles et le banian. En 2017, le groupe Tamariki Taenga avait remporté, pour la deuxième fois, le 1er prix, suivi de la troupe Tamarii Ravahere et du groupe Na tama a Maruia. Cette année-là, l’événement avait rassemblé sept groupes et plus de 400 personnes. Vendredi soir, les challengers, Tamarii Ravahere, ont pris leur revanche en accédant à la première place du podium (lire encadré).

Ouvert aux pratiquants professionnels et amateurs, ce concours accueille des groupes composés de 4 à 5 musiciens, qui peuvent prouver leur virtuosité pendant des prestations de 5 à 10 minutes. Les groupes, vendredi soir, se sont succédé, deux par deux.

Création ou reprise, avec ou sans interprétation vocale, les groupes pouvaient pratiquer trois rythmes au choix parmi une grande variété de styles (kaina, valse, pata’uta’u, marche, samba, foxtrot, rumba, rock et reggaeton). Le règlement du concours prévoyait quatre instruments dont deux guitares, un ‘ukulele et une basse (ou une basse tura, un cajun, une contrebasse). Était également toléré en tant que cinquième instrument l’utilisation d’un violon, d’un accordéon, d’un titapu, d’une guitare ou d’une mandoline.

Tout pour la frappe pa’umotu

Tout est une question de frappe. Cette frappe est cette percussion transmise sur le doigté quand on gratte la guitare. Plutôt jouée dans la musique kaina, elle est très rythmée et soutenue. Les origines de cette frappe restent assez mystérieuses. On raconte que ce sont des soldats polynésiens qui ont vu des gitans jouer et ont repris ce style. Mais Antoine Arakino, président du jury pour le concours et spécialiste du tā’iri pa’umotu, a aussi entendu dire que cette frappe existait bien avant que les Polynésiens ne partent pour l’Europe. Quoiqu’il en soit, elle s’est transmise dans les familles, seulement à l’oreille et c’est elle qu’on a apprécié ce week-end. « Nous sommes totalement dans notre rôle de préservation de la culture », se félicitait vendredi le Conservatoire, évoquant cet événement ouvert et gratuit.

 

Christophe Cozette

 

 

Le palmarès

– 1er prix : Tamarii Ravahere

– 2e prix : Tamariki Taenga

– 3e prix : Na tama a Maruia

– Prix spécial du jury : Teavatika

– Prix spécial jeunesse : Upa Tagi Reka.

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