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Tapura, le choix du “cœur et de la raison” du maire de Mahina

jeudi 19 avril 2018

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Damas Teuira avec, à sa droite, Frédéric Fritch.

Un “mariage”, “de raison et de cœur”. Damas Teuira, maire de Mahina, élu en août 2015, en remplacement de Patrice Jamet, inéligible… et candidat malheureux du tavana sur la liste Tapura huiraatira aux territoriales 2018, a appelé dans le fare pote’e api de la pointe Vénus, hier matin, à voter Tapura, dimanche. Malgré son absence sur la liste du président Édouard Fritch ainsi que celle de son candidat, le maire a préféré “laisser parler le cœur et la raison”.

“Je n’ai pas d’amertume à ne pas être sur la liste, j’ai laissé parler le cœur et la raison”, a déclaré Damas Teuira, hier, en appelant à voter, tardivement certes, pour le Tapura d’Édouard Fritch. Reconnaissant avoir été approché par de grands partis avec “des propositions intéressantes”, le maire de Mahina a préféré laisser du temps au temps, avant de se prononcer. “Je voulais prendre le temps d’observer ce qu’il se passe”, a-t-il dit, ne manquant pas de commenter le retour de l’ex-shériff de la commune, Émile Vernaudon (lire ci-dessous), se mettant clairement en opposition de ce dernier, maintes fois condamné, avec pour seul arme, la “bonne gouvernance”. “Aujourd’hui, on ne peut plus avoir les gens avec des gros discours comme ça (en faisant référence à la méthode du shériff, NDLR), les gens regardent ce que tu es, ce que tu fais et ce que tu dis et s’il y a une cohérence dans tout cela”, reconnaît, lucide, le maire de 54 ans.

Outre le temps nécessaire à ce positionnement politique que “sa” population lui demandait, Damas Teuira, pour justifier son soutien, n’a pas manqué de vanter le partenariat Pays-Mahina. “Ce sont 240 millions investis ici (pointe Vénus), 5,1 milliards de francs dans la commune dont 1,3 pour le logement social, ce n’est pas rien”, a détaillé le maire, rappelant à deux reprises “que la nature nous parle tous les jours, on ne l’écoute plus”.

 

Pas de contrepartie

 

Pour ce dernier, l’engagement communal est totalement différent de l’engagement territorial, mais “qui de mieux que le tavana pour cerner les problématiques de chaque administré, de chaque quartier ? Le lien est plus fort encore. Ce n’est pas le moment de demander pour les communales et je n’ai rien demandé en retour”, faisant référence à une éventuelle contrepartie, pour son absence de liste de la majorité, qui comporte pourtant huit autres maires dans cette section 2.

“On a mis l’intérêt de la population de Mahina avant les intérêts personnels”, a dit Damas Teuira, pourtant harcelé de questions de nos confrères médiatiques, doutant presque de sa sincérité à vouloir gouverner autrement. “Avant, on faisait des enrochements politiques, aujourd’hui, c’est tout le monde qui en bénéficie, tout le monde a le droit à la sécurité. C’est comme cela que l’on doit travailler et on aime cela”, a-t-il avoué, non sans faire allusion aux anciennes méthodes communales, pratiquées par un shériff, allé (et élu) en prison.

“Il faut être juste et bon, c’est ton travail qui fera que tu es un bon ou mauvais tavana”, a-t-il déclaré en conférence de presse et a ajouté lors des interviews : “Si tu n’as pas été bon, on va te virer”.

Christophe Cozette

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