Taravao – L’association SOS Vie se mobilise

    samedi 6 février 2016

    L’association SOS Vie tenait un stand d’information, hier, à la mairie de Taravao, aux côtés d’un écoutant bénévole de SOS Suicide.
     Depuis le début de l’année, quatre suicides seraient à déplorer à la Presqu’île, sans compter le nombre de tentatives. Malgré des contraintes d’ordre budgétaire, les membres de l’association poursuivent leurs formations et leurs actions.

    À l’occasion de la 26e Semaine nationale de prévention du suicide, SOS Vie tenait un stand d’information, hier, dans le hall de la mairie de Taravao. Créée en septembre 2014, la jeune association de la Presqu’île compte aujourd’hui une dizaine de membres, dont Anthony Jamet, maire de Taiarapu-Est, en tant que président d’hon-neur.
    “Notre but, c’est de prévenir le suicide en aidant les gens en détresse, pour éviter qu’ils ne commettent l’irréparable”, précise Henri Perry, président de SOS Vie.
    L’association travaille en partenariat étroit avec SOS Suicide, qui était d’ailleurs représentée sur place par Jean Vaimeho, écoutant bénévole, intervenu dans un espace à l’abri des regards pour préserver l’intimité des personnes reçues.
    Au total, une dizaine d’entretiens ont pu être menés hier, sans compter le nombre de visiteurs sensibilisés.
    “C’est important de montrer qu’on existe. Rien que depuis le début de l’année, on dénombre déjà quatre suicides dans le secteur, principalement des jeunes. Il ne faut pas non plus oublier les tentatives de suicide”, souligne Henri Perry.
    Pour l’heure, les bénévoles de SOS Vie, qui multiplient les formations, privilégient l’orientation des appelants vers SOS Suicide ou des psychologues spéciali-sés.
    En effet, le rôle d’écoutant ne doit pas être pris à la légère, comme le souligne Patrice Caro, retraité de la gendarmerie et secrétaire de l’association. “Une fois dégagé de mes obligations, j’ai voulu faire de la prévention, pour essayer d’agir en amont. On n’a pas le droit à l’erreur et c’est pour ça qu’on voudrait encore s’aguerrir. On prend exemple sur nos camarades de SOS Suicide, qui ont mis quatre ou cinq ans avant d’être véritablement opérationnels”, confie-t-il.

    Un dîner dansant et une conférence

    Initiés aux techniques d’écoute par le psychiatre Stéphane Amadéo, président de l’association SOS Suicide, certains bénévoles de SOS Vie ont également participé au 28e congrès mondial de l’Association internationale pour la prévention du suicide, qui s’est tenu à Montréal, au Canada, en juin dernier.
    Mais si la jeune association locale ne souhaite pas précipiter les choses humainement parlant, elle est de surcroît limitée sur le plan budgétaire.
    “Cette année, nous allons mener différentes récoltes de fonds. Nous avons notre dîner dansant qui va se passer au mois d’avril. Nous projetons aussi d’organiser une conférence, animée par un docteur en psychologie”, annonce Henri Perry.
    SOS Vie peut néanmoins compter sur le soutien de la commune de Taiarapu-Est, qui avait notamment attribué une subvention pour la participation de quelques-uns de ses membres au colloque canadien.
    “Je les soutiens d’abord en tant qu’être humain. C’est important de pouvoir accompagner cette association et, à travers elle, la population, tous ceux qui peuvent avoir besoin d’aide ou d’information. Il faut toujours essayer de faire quelque chose”, insiste Mata Suhas, sixième adjointe au maire, en charge notamment de la condition féminine.
    Cette notion d’espoir, c’est précisément à elle que se raccrochent avec ardeur les bénévoles de SOS Vie.

    A.-C.B.

    Tél. : 89.73.79.32. (SOS Vie) ou 444.767 (numéro vert de SOS Suicide)

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