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Taravao – Lutte contre les squats et ventes de drogues

jeudi 15 juin 2017

champion taravao chantier travaux route

En centre-ville, la clôture du Supermarché Taravao (ex-Hyperchampion) est actuellement en cours de finition. (© Anne-Charlotte Bouleau)


Dernièrement, plusieurs commerces de Taravao se sont dotés de clôtures, en vue de sécuriser leurs parkings. Ces initiatives visent à limiter les squats, notamment la nuit, en raison des nuisances sonores ou des dégradations qui leur sont associées. En centre-ville, Denis Vanquin, contraint de clôturer un ensemble de bâtiments, a élaboré un panneau explicite, rappelant que “la vente de drogue est strictement interdite”.

Au cours des dernières semaines, plusieurs clôtures sont sorties de terre dans le secteur de Taravao. Si ce dispositif est de plus en plus prisé pour les habitations individuelles, les commerces y ont, eux aussi, davantage recours.

Pour les gérants d’un snack situé en bord de route, face à un lotissement, c’était tout simplement devenu indispensable. De jour, mais surtout de nuit, une poignée de jeunes avaient pris l’habitude de se regrouper sous la fenêtre du logement, situé au premier étage du commerce, pour discuter, fumer et écouter de la musique.

Dans un souci de tranquillité, le parking a été en partie clôturé, il y a un mois, restant ouvert uniquement en journée pour les livraisons, le personnel et la clientèle.

“Je pense qu’il n’y a pas assez de surveillance et que les sanctions, s’il y en a, ne sont pas assez sévères”, confie-t-on sur place. En centre-ville, c’est la clôture du Supermarché Taravao (ex-Hyperchampion) qui est en cours de finition.

“On ne va pas se le cacher : l’objectif, c’est de limiter les squats et les trafics qui vont avec”, explique un responsable du magasin.

“Une dizaine de jeunes sont là en permanence. Il leur est arrivé de venir voler dans le magasin. Ils ont même tabassé des vigiles… Tout ce que j’espère, c’est que ça va permettre de changer l’ambiance, parce que ce genre de problèmes, ça fait fuir les consommateurs”, ajoute-t-il.

 

Un “fléau”

 

Dans le même bloc, de l’autre côté de la rue, la clôture est sur pied depuis deux mois. À l’entrée, comme à la sortie, un panneau flambant neuf affiche la couleur : “Parking réservé aux usagers de ce centre. La vente de drogue est strictement interdit (sic)”.

À l’image de cette initiative, le gérant du site partage ouvertement son ras-le-bol.

“Il y a des problèmes d’insécurité dans ce secteur depuis des années ! La vente de pakalolo est connue publiquement et on ne les dégage pas. J’ai encore envoyé un courrier salé à la mairie et à la gendarmerie il y a un mois, mais je n’ai pas eu de réponse”, confie Denis Vanquin.

À ce problème s’ajoutent diverses dégradations (vitres brisées, portes cassées, appartement squatté à l’étage), le tout occasionnant un sérieux manque à gagner, avec plusieurs locaux devenus impossibles à louer au fil du temps.

Aux grands maux, les grands remèdes : pour tenter de limiter la fréquentation, notamment la nuit, une clôture s’est imposée.

Le coût de l’opération pour la totalité du centre en question serait de plus de 6 millions de francs. “Ça n’est pas normal d’en arriver là”, regrette le gérant, n’hésitant pas à parler de “fléau”, d’autant que plusieurs centaines d’enfants et d’adolescents de l’établissement scolaire attenant empruntent ce chemin quasi quotidiennement.

Loin d’être solutionné, le problème se serait déplacé sur un parking voisin, désormais prisé en soirée. 

 

A.-C.B.

 

panneau drogue

Denis Vanquin, gérant du centre en question, partage ouvertement son ras-le-bol, pancarte sur-mesure à l’appui. (© Anne-Charlotte Bouleau)

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