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TARAVAO – Un savoir-faire qui se cultive en famille

vendredi 6 juillet 2018

Teumere et Tira Tevaearai, entourés de quelques-uns de leurs enfants et petits-enfants. (© Anne-Charlotte Bouleau)

Teumere et Tira Tevaearai, entourés de quelques-uns de leurs enfants et petits-enfants. (© Anne-Charlotte Bouleau)

Quoi de mieux que de se fournir en fruits et légumes directement auprès des producteurs ? La famille Tevaearai a récemment décidé d’ériger ce principe en modèle, en installant un point de vente en bordure de route et de champs, à Taravao.

Bananes, citrons, pota, taro, patates douces, navets et haricots longs sont cueillis “à la minute”, en fonction de la demande, pour garantir leur fraîcheur. Et tout le monde met la main à la terre, ou presque.

“On travaille en famille, avec nos enfants et même nos petits-enfants, qui nous donnent un coup de main pendant les vacances. J’ai deux garçons qui travaillent dans un autre domaine, mais mes cinq autres enfants sont dans l’agriculture. Tout le monde participe, même nous, les femmes. Plus jeune, à Huahine, mes parents m’ont appris à travailler et je ne regrette pas. Au contraire, je les remercie. Avant, c’était encore différent… On n’avait pas toutes ces machines pour nous aider. Aujourd’hui, on a laissé la pelle pour le tracteur : c’est plus facile !”, confie Teumere Tevaearai, 54 ans.

 

 

Entre grandes enseignes et bord de route

 

Au total, la famille exploite six hectares entre Taravao et Toahotu, dont une partie confiée par l’Église protestante, le tout sans pesticides et avec un usage limité d’engrais chimiques. Deux grosses récoltes rythment la semaine, afin d’assurer l’approvisionnement de plusieurs grandes enseignes de la zone urbaine. Le surplus profite donc aux résidents du secteur, ainsi qu’aux visiteurs de passage, y compris internationaux, curieux de découvrir les produits locaux et leurs méthodes de production, à des prix défiant toute concurrence.

“Je veux transmettre ce métier à mes enfants. C’est important pour moi, parce que je crois sincèrement qu’il y a de l’avenir dans la terre, pas pour s’enrichir, mais pour se nourrir et avoir de quoi vivre”, conclut Tira Tevaearai, 72 ans d’expérience.

Le couple partage ainsi volontiers ses connaissances en la matière, à ses enfants, mais aussi à de jeunes stagiaires, originaires d’établissements voisins ou plus éloignés.

 

A.-C. B.

 

AGRICULTURE FAAPU

La grand-mère initie sa petite-fille à la cueillette du pota. (© Anne-Charlotte Bouleau)

vendeurs légumes bord de route

Entre la fraîcheur des produits et les petits prix, les clients sont comblés. (© Anne-Charlotte Bouleau)

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