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Les Tahitiens au Mondial du tatouage de Paris

dimanche 11 mars 2018

Thierry Mana’o : "Le style traditionnel c’est du trait pur sans ombrage, mais avec du remplissage. Je reste fidèle, puriste. Je considère aussi que le peigne à tatouer doit être réservé aux Polynésiens. Si on veut garder une certaine authenticité on réserve le peigne aux Polynésiens. C’est pour préserver ce côté culturel qui leur appartient.  Toutefois, cela n’empêche en rien l’utilisation de la machine."

Thierry Mana’o : « Le style traditionnel c’est du trait pur sans ombrage, mais avec du remplissage. Je reste fidèle, puriste. Je considère aussi que le peigne à tatouer doit être réservé aux Polynésiens. Si on veut garder une certaine authenticité on réserve le peigne aux Polynésiens. C’est pour préserver ce côté culturel qui leur appartient.  Toutefois, cela n’empêche en rien l’utilisation de la machine. »

Une fois de plus, Tin-Tin, l’organisateur de la grande convention de Paris est heureux. Ces 9, 10 et 11 mars, près d’une centaine de tatoueurs en plus, cette année : ils sont 420 venant de 35 pays différents. Côté Tahiti, on reste modeste avec moins de dix spécialites mais, à l’unanimité, on défend le dessin traditionnel.

Tin-Tin, le tatoueur des stars et personnalités en vue, poursuit son combat pour faire reconnaître le tatouage comme un art. « Je pense qu’il est de plus en plus évident que le tatouage est un art à part entière. En rassemblant autant d’artistes de talent, d’écoles et de mouvements artistiques variés, dont certains courants et influences planétaires (…), le Mondial va une fois de plus offrir l’élite absolue de la discipline aux yeux du public. » La vague – ou plutôt la mode – du tatouage continue de déferler dans l’Hexagone puisque, entre 2010 et 2016, on est passé de 10 à 16% de tatoués dans la population. Un quart des moins de 35 ans est tatoué, ce qui est considérable. Le Mondial de Paris est désormais une superbe vitrine. Durant trois jours, on peut admirer des œuvres vivantes, apprécier les concours de diverses spécialités avec un jury international (cette année, on y verra Mark Mahoney, le tatoueur de Johnny et de Brad Pitt) et assister à deux soirées concerts de hard rock, métal et autres styles forts, qui ne déplairaient pas à nos Tikahiri !

Dans les stands de Chimé, Po’oino Yrondi, Thierry (Mana’o) et Julien (Te mana), on est sur la même longueur d’onde. Pas question d’abandonner le style traditionnel polynésien même si, par ailleurs, on assiste à une évolution des tatouages étrangers où l’ombre et les effets d’à-plats se voient de plus en plus. Certains tatouages sont presque comme des photos. Nos tatoueurs collent à la tradition c’est-à-dire à l’authentique. Et puis, ils aiment leur propre style tel qu’ils l’ont intégré année après année. Un style qui a aussi beaucoup plu à Omar Santos, un Péruvien installé en Italie et qui affirme que les dessins géométriques polynésiens sont devenus sa passion ! Dans le carré réservé aux « traditionnels », Brent Mc Cown, un Néo-Zélandais installé en Autriche, tatoue à l’ancienne avec peigne et martelet des motifs samoans et kiwis. Lui aussi défend l’authentique. Le Mondial a ses spécialistes, gardiens du temple, et c’est assurément ce qui ajoute à la grande variété d’artistes si inspirés.

Ph. Binet

Po’oino Yrondi : "Je ferai toujours des styles anciens qui se rapprochent plus du traditionnel d’autrefois. La nouvelle école travaille beaucoup tout ce qui est ombrage et motifs construits autour de beaucoup de détails. Mais je laisse le marché aux jeunes !"

Po’oino Yrondi : « Je ferai toujours des styles anciens qui se rapprochent plus du traditionnel d’autrefois. La nouvelle école travaille beaucoup tout ce qui est ombrage et motifs construits autour de beaucoup de détails. Mais je laisse le marché aux jeunes ! »

Chimé : "Changer mon style ? On n’est pas obligé d’évoluer. Je reste fidèle à la culture polynésienne. Je reste traditionnel !"

Chimé : « Changer mon style ? On n’est pas obligé d’évoluer. Je reste fidèle à la culture polynésienne. Je reste traditionnel ! »

Julien (Te Mana) : «"Je reste sur mon style marquisien légèrement modernisé. Je fais évoluer les motifs graphiquement mais sans ombrage. Faut rester dans son style pour être bon."

Julien (Te Mana) : « »Je reste sur mon style marquisien légèrement modernisé. Je fais évoluer les motifs graphiquement mais sans ombrage. Faut rester dans son style pour être bon. »

Brent Mc Cown : "Je préfère l’Europe maintenant car maintenant en Nouvelle-Zélande on veut surtout ce qui se fait à l’étranger (Japon, USA, etc.). Cela ne m’intéresse pas et ici je peux continuer selon la pure tradition que j’ai apprise durant trente ans à Samoa et ailleurs dans le Pacifique."

Brent Mc Cown : « Je préfère l’Europe maintenant car maintenant en Nouvelle-Zélande on veut surtout ce qui se fait à l’étranger (Japon, USA, etc.). Cela ne m’intéresse pas et ici je peux continuer selon la pure tradition que j’ai apprise durant trente ans à Samoa et ailleurs dans le Pacifique. »

 

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