Tautira-Arue à la nage

    mardi 13 octobre 2015

    Terii Patu et Thierry Bonno se sont lancé le défi de rallier Tautira à Arue à la nage, en plusieurs étapes. Depuis samedi dernier, ils nagent près de six heures chaque jour.  Ce challenge, à la fois personnel, sportif et culturel, devrait s’achever jeudi prochain, avec une arrivée au Tombeau du roi.

    Depuis samedi dernier, Terii Patu, 31 ans, et Thierry Bonno, 52 ans, commencent à faire parler d’eux. Ils se sont en effet lancé le défi de rallier Tautira à Arue à la nage, en plusieurs jours, sous l’impulsion d’Ismaël Huukena. L’an dernier, il avait lui-même nagé de Tautira jusqu’à Mahina, avant de rejoindre les îles Sous-le-Vent et de gagner Maupiti.
    Cette année, c’est donc au tour de son neveu, Terii Patu, et de son ami d’enfance, Thierry Bonno, de se jeter à l’eau en pareu, simplement équipés d’un masque, d’un tuba et d’une paire de palmes.
    Le week-end dernier, ils ont ainsi rallié Tautira à Afaahiti, avant d’atteindre Faaone. Ils avaient ensuite prévu de rejoindre Hitia’a hier, Mahaena aujourd’hui, Papenoo demain et enfin Arue jeudi, à la hauteur du Tombeau du roi. Lors de chaque étape, les deux compagnons nagent en moyenne de 9 heures jusqu’à 15 heures, avant de profiter d’un massage amplement mérité. Dans le cadre de ce qu’ils considèrent comme un véritable retour aux sources, ils sont accompagnés d’une simple pirogue, pour procéder au ravitaillement, mais aussi par mesure de sécurité. Lors de la première étape, c’est Hanalei Patu, âgée de treize ans seulement, qui a effectué une partie du trajet à la rame.

    Le goût du challenge en héritage

    À l’issue de la deuxième étape, tandis qu’ils commençaient à s’éloigner de la Presqu’île, les deux nageurs semblaient confiants pour la suite, malgré les aléas. “Au départ, tout se passait bien. Arrivés à Papeivi, on a commencé à avoir le courant de face, ce qui nous a retardés. On n’a pas rencontré de difficultés particulières, mis à part le fait que l’océan était au rendez-vous !”, raconte Terii Patu, encore essoufflé.
    “Ce challenge, je le fais déjà pour moi-même, mais aussi pour ma famille. Je voulais également reprendre le flambeau, par rapport à mon oncle et à notre culture”, ajoute-t-il, tandis qu’il célébrait le jour même son 31e anniversaire.
    Les deux nageurs insistent par ailleurs sur l’importance de la préparation mentale. Thierry Bonno, pour avoir ramé pendant plusieurs années, n’est pas sans avoir le sens du défi, à tous les niveaux.
    “On n’en est pas à notre premier challenge : il y en aura d’autres ! On fait ça pour le plaisir du sport, mais aussi pour donner une bonne image à tous ces jeunes qui sont en train de se taper dessus pour un oui ou pour un non. Autant se tourner vers le sport ! Pour pratiquer le va’a, il faut de l’argent, alors autant sauter à l’eau et venir nous rejoindre !”, lance-t-il.
    Bien qu’ils n’aient pas pour l’instant de sponsors, les deux nageurs peuvent compter sur le soutien de leur famille et de leurs amis, présents au départ comme à l’arrivée, et ce, à chaque nouvelle étape.
    A-C.B.

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