Teahupo’o – Un coin de paradis en compagnie des Faatiarau

    jeudi 15 septembre 2016

    faatiarau

    Ceux qui mettaient pour la première fois les pieds chez les Faatiarau ont été surpris de la qualité du service et du ma’a Tahiti. (Photo : Charles Taataroa)

     

    Du ma’a Tahiti au Fenua aihere

     

    Elle ne fait aucune publicité afin de se faire connaître et n’a même pas de page Facebook. Et pourtant, son carnet de réservations est rempli jusqu’à la fin de l’année.

     

    À la Presqu’île, à 5 minutes de la marina de Teahupo’o, une famille, les Faatiarau, a profité des compétitions de surf à Hava’e pour lancer son affaire, la vente de ma’a Tahiti. Des surfeurs locaux et étrangers et autres touristes comptent parmi sa clientèle.

    Aujourd’hui, la famille Faatiarau est passée au stade supérieur. Elle a délocalisé son activité sur une terre familiale située au Fenua aihere, un lieu authentique accessible uniquement par bateau. Le site a été aménagé spécialement pour recevoir des groupes de personnes. Un ponton permet aux bateaux d’accoster en toute sécurité. Une fois au ponton, il suffit de marcher un peu pour arriver dans l’univers des Faatiarau.

    Un coin a été aménagé pour la préparation du ma’a Tahiti avec, notamment, un ahi ma’a, non pas à l’ancienne, mais avec des techniques contemporaines. Le ahi ma’a peut contenir deux caissons de nourriture en même temps. Des tables et chaises sont disposées soit face à la mer soit face à la montagne. Côté ambiance, la famille se contente simplement d’une minichaîne, suffisant pour inciter les plus courageux à fouler la piste de danse en plein air.

     

    Travail en famille

     

    Le chef de la famille, Upa Faatiarau, est connu à Teahupo’o pour son ma’a Tahiti. Il a monté cette activité avec sa petite famille. Mais la particularité chez les Faatiarau, c’est qu’ils produisent les matières premières dont ils ont besoin pour réaliser le ma’a. En effet, la famille Faatiarau plante ses légumes et autres produits vivriers tels que taro, fe’i, manioc, etc. Son petit élevage de cochons lui suffit pour se fournir en viande de porc.

    Quant au poisson, elle se fournit directement à la mer. Elle possède un bateau qui lui permet de pratiquer, à sa guise, la pêche au large (thons, mahi mahi, etc.) ou la pêche lagonaire. La petite affaire est plus que rentable. Un vrai ma’a Tahiti avec le parfum, le goût et surtout la saveur que les connaisseurs reconnaîtront. La demande est importante. Il arrive même à la petite entreprise familiale de s’approvisionner auprès d’autres fournisseurs pour combler ses besoins en ingrédients, mais cela est très rare.

    Jeudi dernier, la famille a accueilli les maires et élus de Taiarapu-Ouest et Est pour une sortie au Fenua aihere pour voir la zone de rahui (interdiction, restriction) mise en place depuis un an par la commune de Teahupo’o. Ce business a de l’avenir et la famille le sait très bien. Elle songe à l’améliorer et pourquoi pas à le rendre encore plus attractif.

     

    C.T.

     

        Retrouvez dans notre édition du Jeudi 15 septembre 2016 :       

    • Encadré : En bref
    • Réaction : Rosine, l’épouse de Upa Faatiarau
    • Plus de photos

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete