TEDx, une journée pour un monde meilleur

lundi 26 janvier 2015

Beau succès pour la seconde édition de TEDx qui s’est tenue samedi dernier, à la Maison de la culture de Papeete. 250 personnes sont venues échanger autour d’idées positives pour un monde meilleur. Conférences et ateliers thématiques ont offert au public plusieurs alternatives, tant locales qu’internationales, pour une société différente.

Samedi dernier, tout au long de la journée, 250 personnes (contre 100 l’année dernière lors de la première édition), de tous horizons, se sont retrouvées à la Maison de la culture, dans le cadre de TEDx, afin de penser, imaginer, voire de rêver à un monde meilleur.
Ted et TEDx, c’est quoi ? Ted est là pour “proposer au plus grand nombre des idées positives, innovantes pour changer le monde”, comme l’a précisé la présentatrice d’un jour, bénévole comme l’ensemble des organisateurs de l’opération. Chris Anderson, le fondateur de Ted – qui a vu le jour il y a 30 ans, Ted pas Chris – a créé en 2011 le TEDx.
Pourquoi le X ? Tout simplement, pour le différencier du Ted international et permettre à des événements indépendants de se réaliser. Il y a aujourd’hui plus de 10 000 TEDx organisés dans le monde et Tahiti est le premier TEDx du Pacifique Sud à avoir obtenu la licence et compte bien être le moteur de Ted dans la région.
Pour cela et afin d’être accessible à tous, cet événement est gratuit grâce aux différents partenaires de cette opération.
“La licence est une candidature qu’on envoie avec les motivations pour défendre les valeurs et les idées de Ted dans son pays et un dossier bilan, dans lequel le public est invité à réagir grâce à des formulaires disponibles sur Internet, est envoyé à la fondation pour suivre l’activité de chaque Ted ou TEDx”, précise l’ordonnateur de TEDx Papeete, Philippe Lemonnier.
On pourrait se dire “foutaises”, comme a ironisé la présentatrice samedi. “Ce sont des idéalistes, des rêveurs, et on ne verra jamais ces projets voir le jour”. “Peut-être, mais huit Prix Nobel sont passés par Ted”, n’a pas manqué de souligner l’animatrice, issue de TEDx Papeete. Le pouvoir des idées, par les idées, en quelque sorte.

Absence remarquée des politiques

Tout au long de la journée de samedi dernier, au Fare Tauhiti Nui, le public est venu à divers conférences et ateliers, écouter, prendre des notes, échanger, s’enrichir “d’idées positives”, internationales ou tout simplement locales, comme ce beau projet participatif Va’a Motu, né à Fakarava d’un désir personnel de Julien Girardot (lire dans notre édition de La Dépêche de Tahiti ou au feuilletage numérique).
Entre culture, mais aussi modernité, le public a également pu, entre autres, connaître tout des aires marines éducatives, du changement climatique et de ses conséquences ou encore de la Chine contemporaine et de ses relations avec la Polynésie.
Il s’est également interrogé avec les intervenants sur la nécessité de former tout le monde aux gestes de premiers secours – avec une très belle intervention de Heifara Cros, professeur des écoles, qui a pris la parole durant 15 à 18 minutes, comme tout le monde –, ou comment agir dans un monde en devenir.
“Le public a été très réceptif à l’ensemble des interventions, mais les témoignages de Nathalie Salmon-Hudry et de Vaea Vily, qui ont montré comment, au quotidien, elles surmontent leur handicap respectif, ont frappé fort”, confie Philippe Lemonnier, à l’heure du bilan. “Le public, pas forcément sensible au handicap au quotidien, a eu une belle prise de conscience”, souligne-t-il.
Malheureusement, les politiques ont plutôt joué aux abonnés absents. Seules Armelle Merceron, Béatrice Vernaudon et Tea Hirshon se sont néanmoins déplacées au cours de la journée.
“On ne sollicite pas forcément le gouvernement, en ce qui concerne le matériel, nous préférons rester indépendants”, précise l’organisateur. “Des cartons d’invitation ont tout de même été envoyés à la présidence et au ministère du Tourisme”. Mais point de président, ni de ministres. “On est bien conscient que leur agenda est chargé. Petit à petit, nous allons gagner en notoriété auprès d’eux aussi, quand nous allons mettre de vrais projets polynésiens en route.”
Nous rêvons tous d’un monde meilleur, politiques compris.

Christophe Cozette

Lire plus sur le sujet notamment nos interviews dans La Dépêche de Tahiti de lundi 26 janvier ou au feuilletage numérique

      Edition abonnés
      Le vote

      Le Kitesurf :

      Loading ... Loading ...
      www.my-meteo.fr
      Météo Tahiti Papeete