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Tel le Phoenix, le Haumana renaît de ses cendres

vendredi 5 mai 2017

haumana

Le Haumana reprend ses croisières à partir du 1er juin. (© Christophe Cozette)

Le retour. Inauguré mercredi soir, à nouveau, en toute simplicité, sans médias, mais néanmoins avec le vice-président, la ministre du Tourisme, le maire et le directeur du port de Papeete, le Haumana, navire de croisière du groupe Degage, reprend du service. Lieu de résidence du pop-up store jusqu’à demain, le catamaran de croisière quittera Tahiti vers le 20 mai pour commencer son exploitation, dès le 1er juin, aux îles Sous-le-Vent.

Long de 36 mètres, avec ses onze cabines et sa suite, servies par treize membres d’équipage, le Haumana avait baladé sa jolie silhouette aux îles Sous-le-Vent, puis à Rangiroa, avant de se retrouver à quai, orphelin en quelque sorte. Arrivé en 1996, inauguré en 1998, après différents soucis techniques et administratifs, le catamaran de croisière reprend donc la mer, le 1er juin, comme a pu l’annoncer Tuanoa Degage mercredi soir, devant les convives ; des professionnels du tourisme, pour la plupart.

“Au début, il a été exploité par Bora Bora Cruises et, puis, ma sœur voulait le remplacer par deux plus grands navires de croisière, le Tia et le Tu Moana, mais pour pouvoir les acheter, mes parents ont racheté le Haumana, sous l’entité Tahiti Cruises”, explique-t-il lors d’une interview, très familiale, entouré de Christiane et Eugène, ses parents.

“Ils ont exploité le navire à Rangiroa, aux Tuamotu, pour ne pas faire concurrence aux navires de Bora Bora Cruises à Bora Bora. Cela n’a pas marché. On s’est arrêté en 2011 et, entretemps, Bora Bora Cruises a été liquidé.  On a essayé de vendre le bateau et nous n’y sommes pas arrivés, puisque le navire n’a pas de certification de classification internationale, juste nationale. Le bateau était donc quasi invendable. Nous avions deux choix, car à quai, il nous coûtait de l’argent. Soit le couler, soit l’exploiter (rires).  Sur ces entrefaites, Emmanuel Bonifait est venu nous rejoindre et est devenu notre pilier touristique au sein du groupe Degage. Il a réfléchi à une nouvelle exploitation du navire mais, cette fois-ci, à Bora  Bora. Aujourd’hui, les hébergements ne suffisent plus, il n’y en a pas assez. Le surplus va forcément se déverser sur les produits annexes comme la croisière, d’où l’idée de réactiver le Haumana”, détaille ce pilote d’avion, sa passion.

Le produit reste polynésien, typiquement local, avec du personnel polynésien, de la cuisine polynésienne, des animations culturelles à bord.

“C’est ce qui était fait aux Tuamotu, mais ce n’est pas une destination de masse pour exploiter un navire comme cela. Il n’a rien de véritablement nouveau, cependant nous nous devons d’être sur une destination connue, qui attire la clientèle”, poursuit-il.

On estime la clientèle étrangère à 80 %, soit 20 % de clientèle locale. Les croisières sont dorénavant de trois jours.

“Auparavant, on faisait des croisières de trois, quatre et sept jours. C’était plus compliqué de travailler 7/7, pour le personnel. Là, il y aura un jour de repos, le dimanche. Les croisières démarrent soit de Bora Bora (croisière Vanira), soit de Raiatea (croisière Poerava). Tout est compris dans le prix, sauf l’alcool. Les prix varient de 125 000 à 230 000 F par personne, les trois jours de croisière”, dit   Tuanoa Degage.

Jamais bien loin du Haumana, dans un futur proche, l’hydravion, un “produit à part entière, qui sera ouvert à tous”, précise Tuanoa Degage, qui opère un vrai visage touristique avec ses nouvelles activités, le Haumana et ce Cessna, de Tahiti Air Charter, arrivé à Tahiti dimanche dernier.

Un double vol qui risque de ne pas passer inaperçu et qui a de grandes chances de séduire les touristes, d’ici et d’ailleurs.

Christophe Cozette

 

hydravion

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