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Les téléphones portables interdits à l’école

vendredi 26 avril 2019

C’est la première fois qu’une loi du Pays portée par l’opposition, Tavini en l’occurrence, est votée à l’assemblée, à l’unanimité de surcroît. Photo : archives LDT

C’est la première fois qu’une loi du Pays portée par l’opposition, Tavini en l’occurrence, est votée à l’assemblée, à l’unanimité de surcroît. (Photo : archives LDT)


Les représentants ont tenu une séance place Tarahoi, hier. Au menu notamment, le téléphone portable à l’école et le dépistage des cancers du sein et de l’utérus. La loi du Pays contre l’utilisation du téléphone portable en classe est le premier texte présenté par l’opposition et adopté.

Les représentants de l’assemblée de la Polynésie française (APF) se sont réunis hier pour la deuxième séance plénière de la session administrative, pour étudier et voter diverses délibérations et lois du Pays. Parmi celles-ci, la très attendue loi du Pays sur l’interdiction du téléphone portable à l’école et la modification de la loi du Pays sur le dépistage gratuit des cancers gynécologiques.

C’est avec un quart d’heure de retard que les représentants de l’APF, devant un gouvernement disparate, ont étudié l’ordre du jour de cette séance, après les traditionnelles questions orales au gouvernement (lire ci-dessous). Les représentants se sont penchés sur deux sujets dont un qui fait débat depuis quelques semaines déjà, à savoir “l’encadrement de l’utilisation du téléphone portable dans les établissements d’enseignement scolaire”.

Ce “fameux texte”, comme l’a souligné la représentante Tapura Romilda Tahiata, est une première. En effet, il est le premier proposé par l’opposition, en l’occurrence par Chantal Galenon, représentante Tavini, ancienne enseignante et présidente de la commission de l’éducation (qui a voté à l’unanimité cette proposition de loi, avant qu’elle passe en séance plénière). “Une évidente nécessité” qui a demandé un temps de réflexion de la majorité car certains établissements scolaires ont parfois 150 connexions wifi simultanées.

 

Un téléphone et demi par habitant

 

“Nos enfants doivent apprendre qu’il y a un temps pour tout”, a rappelé James Heaux pour le Tahoera’a. Il y a un portable et demi par habitant au fenua, 100 % des lycéens, 75 % des collégiens et 40 % des primaires l’utilisent, comme l’a rapporté Chantal Galenon.

Philip Schyle pour le Tapura a rappelé que, parfois, “les muto’i interviennent, même dans ma commune, dans les établissements, pour calmer certains élèves récalcitrants”, mais que le “téléphone portable est une addiction, au même titre que l’ice et la violence, devenue banale”.

La loi encadre donc l’utilisation du téléphone portable mais aussi des ordinateurs et autres tablettes et les appareils audio ou connectés, de la maternelle au collège. Les lycéens sont autorisés à les utiliser, sauf si le règlement intérieur l’interdit.

En cas de non-respect de l’interdiction, les enseignants pourront confisquer les appareils, tout en limitant la garde matérielle dans le temps. C’est le règlement intérieur des établissements qui fixera les modalités de confiscation et de restitution. Cette loi du Pays de l’élue Tavini a été adoptée à l’unanimité de l’assemblée, après de longs échanges.

 

Dépistage gratuit entre 25 et 74 ans

 

En fin de matinée, les représentants ont étudié puis voté à l’unanimité la modification d’une délibération de novembre 2003, “instituant un dépistage gratuit des cancers gynécologiques”, à savoir les cancers du sein et du col de l’utérus. Parmi les modifications apportées à ce texte, l’une concerne l’âge-cible des femmes pouvant bénéficier du dépistage de ces deux cancers.

Auparavant, ces dépistages pouvaient démarrer dès 20 ans, dorénavant l’âge pour le dépistage gratuit est compris entre 25 et 74 ans. Mais surtout, et cela devrait booster ces dépistages, les échographies et mammographies seront gratuites, soit l’ensemble du dépistage proprement dit, ce qui n’était pas le cas auparavant. Pour cela, une enveloppe supplémentaire de 68 millions de francs a été octroyée, en complément des 120 millions de francs consacrés au dépistage, ce qui a satisfait pleinement la représentante Chantal Galenon, également présidente du Conseil des femmes.

Ces deux cancers sont les plus répandus chez les vahine et ont touché 2 584 femmes, entre 1992 et 2017. La séance à l’assemblée s’est terminée peu avant 17 heures.

 

Christophe Cozette

 

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