Télévision – Tupaia, ce Tahitien héros des Maori

    lundi 26 octobre 2015

    Polynésie 1ère diffuse, ce soir à 19 h 30, puis samedi à 11 heures, le documentaire Tupaia, réalisé par la Néo-Zélandaise Lala Rolls.
    Un film de 52 minutes qui raconte de façon captivante l’histoire de ce Tahitien qui a participé au voyage d’exploration du capitaine Cook à bord de l’Endeavour en 1769, et qui est devenu un personnage important pour la communauté maori.
    La Nouvelle-Zélande se prépare d’ailleurs à célébrer en 2019 les 250 ans de l’arrivée de Tupaia avec un grand événement culturel.

    “Pour notre peuple, c’était lui, le chef. Il était le capitaine de ce bateau”, lance une spécialiste de la culture maori au début du film.  “Lui”, c’est Tupaia. Un Tahitien de Raiatea, un ‘arioi, un haut prêtre, un intellectuel, un artiste. Un navigateur hors pair aussi, qui participa au voyage d’exploration du capitaine Cook à bord de l’Endeavour en 1769.
    C’est l’histoire de cet homme, à la fois illustre et méconnu, qui est racontée dans Tupaia, un documentaire inédit qui sera diffusé pour la première fois ce soir sur Polynésie 1ère. Un film réalisé en co-production par deux pays, la Nouvelle-Zélande et la Polynésie française, et dont le sujet, pour la réalisatrice Lala Rolls, était une évidence, comme l’explique Eliane Koller, la coproductrice locale : “La réalisatrice est néo-zélandaise. En Nouvelle-Zélande, Tupaia est un grand personnage. Il est très connu dans les communautés maori et le pays se prépare déjà pour fêter en 2019 les 250 ans de son arrivée avec un grand événement culturel. Lala Rolls travaillant beaucoup sur la culture maori, elle s’est dit qu’il fallait absolument faire un film sur cet homme.”
    Et elle a bien eu raison. D’autant plus que le rendu est passionnant, captivant, parsemé d’humour, de tendresse et de découvertes. Tourné en Angleterre, en Nouvelle-Zélande et en Polynésie, le film nous montre progressivement et avec finesse qui était Tupaia et ce qu’il a accompli ; du point de vue des Maori, mais aussi des Tahitiens.

    Une version océanienne du premier contact

    “C’était un projet un peu compliqué, confie Eliane Koller, parce que la coproduction entre deux pays, avec la différence de culture, de langue, de façon de faire, n’est jamais facile. Mais il fallait absolument que Tahiti parle de cette histoire. Ce n’est pas possible que la Nouvelle-Zélande fasse un film sur un héros de Raiatea, de Tahiti, et que ça ne passe pas à la télévision ici. Je pense que c’était important qu’une production locale prenne part au projet et mène le film dans un contexte tahitien. Il fallait raconter le premier contact dans une version océanienne, pour qu’on se rende compte qu’il y avait des héros locaux, nationaux, qui ne sont pas Français ; que la société d’ici, ce n’était pas des “bons sauvages”. Il faut en parler, il faut rappeler que la société de l’époque était pleine de savants, de héros, de gens courageux et intelligents, que c’était une société très développée. Et je pense que les histoires sur des gens comme Tupaia rappellent ça. Donc ce qu’on va voir ce lundi (aujourd’hui, NDLR), c’est la version faite pour le marché français et international.”
    Car pour la Nouvelle-Zélande, le projet est beaucoup plus conséquent. “Il y a Maori Television qui a commandé une série de trois épisodes de 52 minutes pour raconter l’entièreté de l’histoire de Tupaia et surtout sur ce qu’il a fait là-bas, en Nouvelle-Zélande. Parce qu’il leur a quand même apporté une grande partie de leur culture qu’ils avaient oubliée. Apparemment, 200 ans avant l’arrivée de Tupaia là-bas, il y a eu un tsunami qui a détruit toutes les grandes pirogues et tué la plupart des vieux qui étaient porteurs du savoir. Quand Tupaia est arrivé, il avait le savoir des ancêtres, qu’il a pu leur transmettre. Pour eux, c’était vraiment quelqu’un de très important…”
     
    Vaiana Hargous

    Tupaia
    Un documentaire réalisé par Lala Rolls et produit par Island Film Productions et Polynésie 1ère. Durée : 52 minutes. Année : 2015. Il sera diffusé ce soir, à 19 h 30, dans l’émission Patitifa, puis rediffusé samedi 31 octobre à 11 heures.

    Les prochains moments forts de Polynésie 1ère

    La semaine prochaine, Polynésie 1ère vous prépare un programme spécial Hawaiki Nui Va’a avec, lundi 2 novembre, à 19 h 30, une émission Mata Ara consacrée à l’évolution technique de la pirogue et les conditions de préparation physique et mentale des rameurs, dans un débat animé par Rony Poutoru. Puis, vous pourrez vivre les courses comme si vous y étiez, le 4 novembre à partir de 7 h 15, le 5 novembre à partir de 8 h 45 et le 6 novembre à partir de 7 h 15. Enfin, chacun de ces trois jours, à 19 h 25, seront proposées des pages spéciales de 13 minutes pour tout savoir des enjeux de la course du jour et de celles à venir !
    Dimanche 1er novembre, à 18 heures, la chaîne vous propose une nuit Waterman Tahiti Tour pour revivre l’intégralité des compétitions, de l’épreuve de nage en eau libre entre Taha’a et Raiatea à la course de paddleboard face au vent et en plein courant. Et pour les couche-tard, une rediffusion est prévue ce même soir à partir de 22 heures.
    Mercredi 4 novembre, à partir de 19 h 45, Polynésie 1ère proposera une soirée “Cop 21” avec la diffusion du dernier documentaire de Yann Arthus-Bertrand, Human. Un film qui témoigne de la parole des hommes et qui constitue une passerelle vers une réflexion constructive sur ce qui nous unit et nous distingue. Une aventure humaine et un documentaire unique qui a donné naissance à d’autres programmes que la chaîne diffusera à partir de 22 heures.
    Enfin, vendredi 6 novembre sera, quant à lui, festif à partir de 19 h 30 avec le LM Show animé par le Royal Band, Kalou Gooding, Maimiti Fanaura, Jimmy Teriihoania et bien d’autres, au bénéfice de l’association “D’jeunes Events” de Mahina.

    Pour aller plus loin : Tupaia, le pilote polynésien du capitaine Cook

    Le documentaire Tupaia donne déjà une bonne idée de qui était ce personnage. Mais pour ceux qui veulent en savoir davantage, les éditions ‘Ura ont sorti en juin Tupaia, le pilote polynésien du capitaine Cook, la traduction d’un ouvrage écrit en 2010 par Joan Druett, une historienne et romancière néo-zélandaise plusieurs fois primée. Ce livre restitue l’incroyable destin de ce “Raiatéen” de haute naissance qui fut le navigateur et l’interprète de James Cook, en particulier en Nouvelle-Zélande, mais était également un initié et un érudit de culture polynésienne – grand prêtre au marae de Taputapuatea –, fin diplomate, linguiste émérite, brillant orateur, dessinateur de talent… et bien évidemment, expert en géographie du Pacifique.
    L’auteur qui, dans son introduction, présente Tupaia comme “le Machiavel tahitien de son époque”, explique pourquoi il fallait tirer de l’oubli cet homme au destin exceptionnel, qui a tant contribué au succès du voyage de l’Endeavour et qui, pourtant, “n’a jamais fait partie de la légende populaire qui entoure le capitaine Cook”.
    Cet ouvrage de 415 pages, enrichi d’une bibliographie d’une grande richesse, d’illustrations de la main même de Tupaia et d’un lexique maritime approprié, a été traduit de l’anglais par Henri Theureau et Luc Duflos, tous deux résidents de Raiatea.
    Tupaia, le pilote polynésien du capitaine Cook est disponible à Tahiti dans les librairies Archipels, Klima et Odyssey, ainsi qu’à Raiatea à la librairie de Uturoa.

    lebrun 2015-10-27 06:23:00
    Quelle belle fable ! En plus en anglais et ma'ohi . Ahutoru et Maî ,Marion Dufresne même pas cités . Un documentaire très orienté et truffé d'erreurs historiques. Le comble Polynésie 1ère (c'est la France qui paie)est associée à cette production qui fantasme l'histoire
    et fait un excellent travail de récupération idéologique au service de qui vous devinez !.
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