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Temoe Teriitahi fait danser Tautira

vendredi 28 juin 2019

Une vingtaine d’élèves sont fidèles aux deux rendez-vous hebdomadaires, qui passeront à quatre par niveau dès la rentrée d’août. Photo : Anne-Charlotte Bouleau

Une vingtaine d’élèves sont fidèles aux deux rendez-vous hebdomadaires, qui passeront à quatre par niveau dès la rentrée d’août. (Photo : Anne-Charlotte Bouleau)


Passionnée de ‘ori Tahiti, Temoe Teriitahi a eu un déclic en voyant ses deux filles s’enthousiasmer à leur tour pour la danse, lors de répétitions. Elle a ouvert son école, Herehani, en octobre dernier, chez elle, à Tautira. Après une première participation au Heiva des écoles, les cours se poursuivent pendant les vacances, avec de belles perspectives dès la rentrée.

D’un naturel plutôt réservé, Temoe Teriitahi n’en a pas moins le sens du défi. À 26 ans, alors qu’elle se destinait au secrétariat, sa passion pour le ‘ori Tahiti l’a rattrapée.

“J’ai commencé la danse à l’âge de 3 ans et je ne me suis plus arrêtée ! Au départ, je suivais ma marraine, dans les fêtes de quartier, à l’école ou à la paroisse. J’ai ensuite dansé avec Augusta Alexandre, quand elle a ouvert son école de danse Monoihere, puis avec Heihere, de Moorea. En 2004, j’ai participé à mon premier Heiva i Tahiti, avec Tamarii Tautira, en danse et en chant”, se souvient-elle.

Quant à ouvrir sa propre école, le déclic est venu un peu plus tard.

“En 2017, j’ai dansé avec Teva i Tai. Je voyais bien que mes filles assistaient avec plaisir aux répétitions et qu’elles cherchaient à m’imiter. L’année dernière, c’était avec le groupe Fare Ihi et ma grande m’aidait à répéter de retour à la maison. Ce sont elles qui m’ont convaincue de me lancer”, confie la jeune femme, qui a choisi de nommer son école Herehani, pour illustrer cet élan d’amour, tant pour la danse que pour ces enfants, en référence à leurs deux prénoms.

Alors que les autres écoles de la Presqu’île se concentrent stratégiquement aux alentours de Taravao, Temoe Teriitahi a décidé de rester chez elle, à Tautira.

“Il y a peu d’activités extra-scolaires ici, alors qu’il y a du potentiel !”, souligne-t-elle.

Depuis le mois d’octobre, une vingtaine d’élèves, filles et garçons, sont au rendez-vous deux fois par semaine, entre la salle des fêtes communale et les locaux de la paroisse protestante voisine, selon la météo.

La jeune femme peut compter sur le soutien de sa famille, ainsi que des adultes du groupe, dont sa répétitrice, Cicilia Taero, et plus largement sur son village.

 

“Ils ont adoré !”

 

De nombreuses personnes se sont en effet mobilisées au travers de dons alimentaires et financiers lors de la collecte de fonds organisée en amont du Heiva des écoles.

“C’était super ! J’étais stressée, mais ça s’est très bien passé. On a dansé et chanté. C’était la première fois que mes élèves et mes batteurs se produisaient sur la scène de la Maison de la Culture. Ils ont adoré !”, reconnaît-elle.

Pour prolonger le plaisir, un gala plus intimiste s’est tenu, vendredi dernier, à la mairie de Tautira, avec des tableaux inédits. Pour autant, la fin des cours n’a pas sonné.

Ces derniers continuent pendant les vacances, avant de passer à quatre rendez-vous hebdomadaires par niveau, dès la rentrée.

L’an prochain, Temoe Teriitahi souhaite à nouveau permettre à ses élèves de participer au Heiva des écoles, mais elle songe également à préparer certains d’entre eux au concours ‘Ori Tahiti Nui Solo Competition. À suivre !

 

A.-C. B.

 

Temoe Teriitahi a ouvert son école de danse, Herehani, en octobre dernier, chez elle, à Tautira. (© Anne-Charlotte Bouleau)

Temoe Teriitahi a ouvert son école de danse, Herehani, en octobre dernier, chez elle, à Tautira. (© Anne-Charlotte Bouleau)

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