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Terre Capoe : l’OPH applique le prix estimé

mercredi 22 août 2018

Moana Blanchard, directeur général de l’Office polynésien de l’habitat : “Le vendeur public que nous sommes n’a pas le droit de faire de la surenchère.” (© archives LDT)

Moana Blanchard, directeur général de l’Office polynésien de l’habitat : “Le vendeur public que nous sommes n’a pas le droit de faire de la surenchère.” (© archives LDT)

La vente par l’Office polynésien de l’habitat (OPH) de 55 000 m2   de terrain, à Faa’a, à la SNC Capoe de Thierry Barbion, fait l’objet d’un recours en annulation. Cette requête a été présentée devant le tribunal administratif de Papeete par une personne se revendiquant ayant droit de cette terre en amont des lotissements Teroma et Green Vallée et en limite nord du lotissement Miri 4, et qui estime que la procédure de vente n’a pas été respectée.

“J’ai découvert l’existence de ce recours dans la presse. J’ai déjà eu une rencontre avec les requérants. Nous avons fait droit à leur demande en produisant les titres de propriété en notre possession”, a expliqué hier, à La Dépêche, Moana Blanchard, le directeur de l’OPH. “Ensuite, il leur appartient de contester la teneur de ces titres. Le notaire ne m’a pas signalé de problème particulier à la signature.”

Concernant le prix, l’OPH rappelle qu’il a été évalué par la commission des domaines (CDD) du Pays, placée sous l’autorité de la Direction des affaires foncières (DAF).

Il agit donc conformément aux estimations réalisées par cette commission, auparavant appelée Commission d’évaluation immobilière (CEI).

“Je n’ai évidemment pas négocié moi-même le prix !”, insiste le directeur de l’office. “À l’issue de la réunion de la commission, il y a un procès-verbal, et l’office s’en tient à ce document, le vendeur public que nous sommes n’a pas le droit de faire de la surenchère.”

 

Inconstructible sur 70 % de sa superficie

 

Ce terrain est inconstructible sur 70 % de sa superficie, selon l’OPH, qui ne souhaite plus construire de lotisse- ments sociaux à de telles hauteurs. L’OPH préfère se concentrer sur la plaine. C’est une stratégie revendiquée. “Donc nous n’avions pas vraiment d’usage pour ce terrain situé près de Teroma, et comme M. Barbion s’est montré intéressé par cette acquisition, la vente s’est réalisée”, explique Moana Blanchard.

Comme il ne s’agit plus d’un terrain de l’OPH, toutes les questions relatives aux travaux de terrassement, à la viabilisation concernent à présent Thierry Barbion, indique l’office.

“Je sais qu’à un moment donné, des gens se sont déjà émus de travaux. Ce que j’ai pu savoir avec M. Barbion, c’est que la société Capoe a obtenu un permis d’abattage d’arbres de la mairie de Faa’a. Je n’en sais pas plus, et je n’ai pas à être au courant de ces paramètres”, explique Moana Blanchard. L’existence de revendications foncières est un paramètre que l’OPH est habitué à rencontrer.

“Compte tenu du positionnement de l’OPH dans le paysage de l’aménagement du pays, nous ne sommes pas anodins avec tous nos lotissements. Nous sommes régulièrement confrontés à des problèmes de contestation de propriété, de protection foncière”, confirme Moana Blanchard.

“Dans le cas présent, on est dans une logique inverse puisqu’on se dessaisit d’une emprise foncière. Notre logique consiste à essayer d’éviter de construire loin en hauteur, là où les bus, par exemple, n’arrivent pas…” La Dépêche a également tenté hier, sans succès, de joindre le promoteur immobilier Thierry Barbion.

 

D. Grivois

 

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