Terrorisme: l’Australie ne s’explique pas l’attaque du « loup solitaire »

    lundi 5 octobre 2015

    Vendredi après-midi, Farhad Jabar Khali Mohammad, 15 ans, a abattu à bout portant un comptable de la police de la Nouvelle Galles-du-Sud.
    La victime, Curtis Cheng, sortait du commissariat de Parramatta, une banlieue de Sydney. Aussitôt, des policiers sont sortis pour maîtriser le tireur. Mais Farhad Jabar Khali Mohammad a ouvert le feu sur eux, ils ont riposté et tué le jeune homme.
    « Cette attaque a des motivations politiques, elle est donc liée au terrorisme », a indiqué Andrew Scipione, la chef de la police de Nouvelle Galles-du-Sud.
    Pour l’instant on sait juste que Farhad Jabar Khali Mohammad s’est rendu à la mosquée avant de venir abattre cet employé de la police. Le jeune Australien était d’origine kurde-irakienne, né en Iran.
    Farhad Jabar Khali Mohammad n’avait pas de casier judiciaire, il était inconnu des services de police. Mais il s’est radicalisé sur Internet, vraisemblablement victime de Daech. Robyn Torok, chercheuse à l’université Edith Cowan, spécialiste des méthodes de recrutement de Daech sur Internet: « Daech a changé de stratégie et conseille désormais aux adolescents recrutés sur Internet de rester dans leur pays, en Australie par exemple (au lieu de venir se battre en Syrie ou en Irak, NDLR).  Daech leur envoie un petit livret, pour leur expliquer comment cacher leur appartenance au groupe, se comporter avec les autorités, comment acheter des armes, dissimuler leurs objectifs, etc. Bref, ces jeunes deviennent des cellules dormantes, à eux tout seuls. » 
    Le Premier ministre, Malcolm Turnbull, demande aux Australiens de ne pas verser dans l’islamophobie. Une position encore martelée ce week-end par sa ministre des Affaires étrangères, Julie Bishop:  « Nous tendons la main aux dirigeants de la communauté musulmane, nous travaillons ensemble, mais aussi avec les familles, parce que les familles sont en première ligne de cette lutte contre la radicalisation des adolescents. Donc nous travaillons très étroitement avec les familles, parce que ni le gouvernement ni les associations peuvent réussir tout seuls. »
    Jamal Rifi va même encore plus loin. Ce médecin et personnage influent de la communauté musulmane propose de créer des groupes d’intervention communautaires, composés de psychologues, de travailleurs sociaux et de chefs religieux. Objectif: susciter la confiance des familles. Elles n’iraient pas dénoncer leurs enfants à la police, mais seraient plus susceptibles de demander une aide informelle à ces groupes d’intervention communautaires.
     
    Radio Australia

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