Testez votre “risque diabète” avant qu’il ne soit trop tard

    jeudi 7 avril 2016

    L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a choisi le diabète comme thème de la Journée mondiale de la santé aujourd’hui.
    En 2012, le diabète a été la cause directe de 1,5 million de décès, dont plus de 80 % sont survenus dans des pays à revenu faible ou intermédiaire. L’OMS prévoit qu’en 2030, le diabète sera la septième cause de décès dans le monde. Il fait des ravages en Océanie, où la Communauté du Pacifique a classé la lutte contre les maladies non transmissibles au premier plan de ses objectifs de développement durable.
    En Polynésie, le diabète est un fléau qui ne recule pas, bien au contraire, et amène avec lui un cortège de pathologies potentiellement mortelles (lire ci-contre). En cause, le vieillissement de la population (la production d’insuline diminue avec l’âge), mais surtout notre mode de vie, entre malbouffe et absence d’exercice physique. Car à 90 %, il s’agit de diabète de type 2, qui est évitable.
    Mais comment faire, lorsque 62 % des adultes sont en surpoids ou obèses (ils n’étaient que 39 % en 2006), comme 34 % des enfants entre 5 et 14 ans ?

    Un test simple

    Aujourd’hui, la direction de la santé lance une opération de sensibilisation spécifique : un questionnaire, publié dans les médias et sur le compte Facebook “Diabète en Polynésie”, qui permet de déterminer facilement si vous présentez un risque de diabète.
    Il s’agit de cinq questions simples, auxquelles n’importe qui peut répondre en moins de deux minutes, pour savoir si vous devez consulter un médecin et vous faire dépister au plus vite. Car il ne faut pas oublier que le diabète est un ennemi silencieux, qui peut vous empoisonner la vie longtemps avant qu’un diagnostic et un traitement ne soient posés, risquant ainsi de vous faire perdre des années de vie.
    Le désespoir des professionnels de santé est patent. Rien ne semble pouvoir combattre les mauvaises habitudes alimentaires et physiques de la Polynésie, alors que ce sont non seulement des vies qui sont en jeu, mais aussi la pérennité de notre
    système de santé.
    “Pour dire les choses clairement, il y a aussi une responsabilité de la part de la population”, déclarait le vice-président Nuihau Laurey à propos de la réforme de la protection sociale, dimanche dernier sur Polynésie 1ère.
    Le gouvernement, qui a cessé de subventionner la Maison du diabétique l’année dernière, semblait avoir presque abandonné tout semblant de politique de prévention.
    Cette initiative de la direction de la santé est donc une bonne nouvelle et une bonne occasion à saisir pour limiter son risque de devenir une victime du diabète.

    C.P.

    A noter

    Les chiffres du diabète en Polynésie française en 2012 :
    – 10 % de la population du fenua est diabétique
    – Ce chiffre grimpe à 18 % pour les plus de 44 ans
    – Le nombre de diabétiques a doublé dans la dernière décennie
    – Deuxième maladie de longue durée derrière l’hypertension artérielle
    – 700 nouveaux patients diabétiques sont admis en longue maladie chaque année
    – 3 milliards de francs : les dépenses annuelles de santé imputables au diabète
    – Les risques accrus encourus par les diabétiques : crises cardiaques, accidents vasculaires cérébraux, cécité, insuffisance rénale, atteintes nerveuses, impotence, infections ou ulcères des pieds pouvant entraîner des amputations.

        Edition abonnés
        Le vote

        Allez-vous voir Vaiana ?

        Loading ... Loading ...
        www.my-meteo.fr
        Météo Tahiti Papeete