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Tetiaroa Royal Race – Shell Va’a succède à Team OPT

lundi 17 septembre 2018

La remise des prix de la seconde édition de la Tetiaroa Royal Race s’est déroulée lors de la soirée de clôture, samedi, à la mairie de Arue. (© Jean-Marc Monnier)

La remise des prix de la seconde édition de la Tetiaroa Royal Race s’est déroulée lors de la soirée de clôture, samedi, à la mairie de Arue. (© Jean-Marc Monnier)


Shell Va’a succède à Team OPT au palmarès de la Tetiaroa Royal Race après avoir remporté les deux étapes de cette course de 120 km. EDT Va’a et Team OPT complètent le podium au pied duquel finit Paddling Connection malgré sa belle troisième place dans l’étape retour samedi. Les organisateurs envisagent déjà une troisième édition de la Tetiaroa Royal Race en 2020 avec encore plus d’équipages inscrits d’ici deux ans.

Après avoir remporté la première étape vendredi entre Arue et Tetiaroa en 4 h 16 min et 3 sec devant EDT Va’a, pulvérisant par la même occasion le record établi en 2016 par EDT (4 h 39’ 41’’), les rameurs de Shell Va’a ont récidivé samedi en s’imposant à nouveau face aux électriciens.

Cela à l’issue d’un rude combat dans la dernière heure de cette seconde étape de course entre Tetiaroa et Arue qui a duré plus de 4 h 30 pour les dix équipages engagés. Shell Va’a s’impose donc au classement général en 8 h 50 min et 40 sec et inscrit ainsi son nom au palmarès de cette course biannuelle remportée en 2016 par Team OPT.

Ces derniers avaient mis 9 h 56 min et 38 sec il y a deux ans pour boucler les 120 km de cet aller-retour dantesque entre les deux îles, alors que les quatre premiers équipages de cette seconde édition ont mis moins de 9 heures sur le même trajet.

Il faut dire que les conditions météorologiques ont été beaucoup plus clémentes cette année, même si le vent était soutenu sur le retour vers Tahiti dans une mer assez formée, mais moins forte qu’en 2016.

Au cumul des deux étapes, EDT Va’a termine deuxième suivi de Team OPT, Paddling Connection terminant comme il y a deux ans au pied du podium du classement général, et cela malgré une belle troisième place sur la deuxième étape.

 

Arue chavire et Air Tahiti brise son ama

 

On notera également la belle performance des Américains de Team California venus du Newport Athlétic Club (Nac) qui terminent neuvièmes au classement général après avoir terminé septièmes de la seconde étape.

Étape dans laquelle Air Tahiti et l’AS Arue se partagent, respectivement, l’avant-dernière et la dernière places en raison d’un bris du ama reliant la coque au balancier pour le premier, et d’un chavirage pour le second. Pour autant, et contrairement à la première édition au cours de laquelle trois équipages ont dû abandonner, cette seconde mouture de la Tetiaroa Royal Race a permis aux dix engagés de réaliser l’aller-retour sans trop de difficulté et avec des écarts asses faibles, moins de trois quarts d’heure entre le premier et le dixième. Contrairement à 2016 où les derniers, le Nga Hoe Horo Outrigger Canoe club, avaient fait l’aller-retour en 12h 10 min et 30 sec !

L’édition 2018, si elle reste très corsée, démontre que la Tetiaroa Royal Race peut s’adresser à un nombre accru d’équipages qui n’ont pas peur de s’engager dans le plus longue et difficile course de V6 au monde.

 

“Le Top 20 d’ici quelques années”

 

“On rendra grâce au ciel que la météo ait été clémente, ce qui a fait que les dix va’a ont bouclé le parcours dans des temps très intéressants avec seulement 21 minutes d’écart entre le premier et le dernier dans la première étape”, explique Alexandre Wöhler, directeur-adjoint de la course. “Ça a été une très belle édition, les rameurs se sont bien entraînés. Ils ont bien appréhendé la navigation et ont fait beaucoup de progrès dans la maîtrise du cap à tenir malgré les difficultés. Maintenant, si Le Brando en a la possibilité, il faudrait augmenter la capacité d’hébergement sur place à Tetiaroa pour qu’il puisse accueillir cinq, sept voire dix équipages en plus pour atteindre les 20, ce qui serait un bon chiffre dans la progression de cette course, pas plus. Le top 10, c’est bien, mais pourquoi pas le top 20 d’ici quelques années”, ajoute Alexandre Wöhler.

La prochaine édition en 2020 se déroulera-t-elle dans une mer calme ou démontée, avec plus ou moins d’une dizaine d’engagés ? En tout cas, tous les rameurs de ce second cru en garderont un souvenir impérissable, et notamment ceux de Shell Va’a qui, en plus du magnifique trophée signé Prokop, ont empoché un gros chèque d’un million de francs.

De quoi préparer encore plus sereinement une autre course mythique en Polynésie française : Hawaiki Nui, dans moins d’un mois et demi aux îles Sous-le-Vent (du 31 octobre au 2 novembre).

 

Jean-Marc Monnier

 

tetiaroa race classement

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