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Teva i Tai a commencé les répétitions pour le Heiva

lundi 20 février 2017

teva i tai

Depuis fin janvier, les répétitions de la troupe Teva i Tai ont lieu dans les jardins de la mairie de Taravao, le samedi après-midi, ainsi que le mercredi soir, depuis peu. (© Anne-Charlotte Bouleau)


Les répétitions de la troupe Teva i Tai ont débuté fin janvier et ont désormais lieu deux fois par semaine, en présence de 80 danseuses et d’une trentaine de danseurs. Pour l’auteure du thème, les répétitions, “c’est un vrai acte social qui anime le district”. Heimoana Metua, chef de troupe, est sensible à l’expression des émotions des danseurs, qui seront aussi des acteurs.

 

Après deux castings, le 17 décembre, puis le 21 janvier, les répétitions de la troupe de danse Teva i Tai, qui représentera la Presqu’île au Heiva i Tahiti, ont débuté il y a quelques semaines.

Samedi dernier, 80 danseuses et une trentaine de danseurs de tous horizons étaient réunis dans les jardins de la mairie de Taravao, pour une session de quatre heures au son des percussions.

“Il y a un bel engouement, puisqu’on a atteint un nombre intéressant de danseurs, tous très motivés. Pour un début, c’est vraiment pas mal, même s’il nous manque encore quelques garçons”, confie Heimoana Metua, chorégraphe et cheffe de troupe.

Cette année, de nombreux jeunes ont répondu à l’appel lancé par le groupe, primé lors de sa précédente participation au Heiva, en 2015.

Pour Josiane Teamotuaitau, auteure du thème pour la deuxième année consécutive, fidèle à Teva i Tai en tant que danseuse depuis plus de quinze ans, cela reflète l’essence même du groupe.

 

Entre transmission et émotions

 

“Teva i Tai s’inscrit dans une démarche bien particulière. C’est un pupu mata’eina’a, c’est-à-dire un vrai groupe de district. Le Heiva, c’est presque un prétexte pour transmettre des traditions et des valeurs à nos jeunes, comme le respect de la mémoire des anciens et la préservation de ce qu’ils nous ont laissé. Ça va bien au-delà de la représentation : les répétitions, c’est un vrai acte social qui anime le district”, souligne l’enseignante.

Sans trop en dévoiler, concurrence oblige, cette transmission s’articulera, cette année, autour d’un mythe fondateur de la Presqu’île, mettant en scène un guerrier de Tautira.

La troupe se présentant en catégorie professionnelle, le niveau est donc élevé. Pour améliorer la condition physique des danseurs et renforcer la cohésion au sein du groupe, des randonnées mensuelles ont été mises en place.

Les répétitions viennent également de monter à deux par semaine, pour approfondir les chorégraphies.

“On a souhaité que cette légende soit racontée par un ‘orero, mais aussi par les danseurs, en tant qu’acteurs. C’est pour ça que j’insiste sur l’expression des émotions”, précise Heimoana Metua, qui reste à l’affût des talents émergents pour choisir la meilleure danseuse et le meilleur danseur du groupe, dont les prestations individuelles feront partie intégrante du spectacle.

“Je voudrais adresser un message d’encouragement aux danseurs, aux répétiteurs, aux batteurs et aux membres du bureau. Je vois leurs efforts et je suis fière d’eux. On a vraiment une belle équipe !”, conclut la cheffe de troupe.

 

A.-C.B.

 

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