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Teva Rohfritsch : “Nous devons tous être aussi solidaires qu’avec les particuliers”

mardi 31 janvier 2017

intempérie

Un point en deux axes entre le vice-président et les acteurs économiques du Pays. (© présidence)

 

Le vice-président et ministre de l’Économie, Teva Rohfritsch, a rencontré, hier après-midi, les acteurs du monde économique pour faire un point de situation suite aux intempéries. Deux axes ont été fixés : primo, une liste unique d’entreprises sinistrées. En effet, les chiffres fluctuent de 100 à 500. Pour la chambre de commerce, d’industrie, des services et des métiers (CCISM), ce sont 104 entreprises touchées, qui ont occasionné près de 440 millions de francs de dégâts. Secundo, Teva Rohfritsch souhaite que chacun propose des actions, Pays comme acteurs économiques, afin de tendre vers une “solidarité économique”. Entretien.

 

Pourquoi un tel “point” ?
Ce point était important dans la mesure où beaucoup d’entreprises, de commerces, de restaurants, de prestataires de services mais aussi d’industriels ou de prestataires touristiques ont été endommagés par l’épisode pluvieux du 22 janvier. J’ai eu de nombreux contacts bilatéraux la semaine dernière avec chacun d’entre eux mais deux axes ont été donnés pour cette réunion.

Tout d’abord, un recensement commun pour qu’on puisse partager le diagnostic et qu’on parle d’une liste d’entreprises sinistrées, après les avoir poussés à aller chez leurs assureurs. Le Pays, ni personne, ne peut se substituer aux assurances. L’objectif est économique, il faut préserver l’emploi, éviter le chômage économique et pour cela, il faut que les entreprises et les commerces soient vite en situation d’activité.

Ensuite, le Pays va proposer des actions mais j’ai demandé également à chaque organisation de quelle manière elle pouvait accompagner les sinistrés. La CPS a été sollicitée pour le paiement des dettes sociales notamment. Certains ont perdu tous leurs outils informatiques et ne sont pas en mesure de préparer les prochaines fiches de paye par exemple.

J’ai souhaité adopter une méthodologie de référencement car chacun a des chiffres différents. Vendredi matin, on validera la méthodologie, le dispositif. L’idée est d’avoir un guichet unique pour éviter que les entreprises perdent du temps à aller partout. On veut mobiliser les fonds pour la réouverture. Pas de suspension économique, suite aux intempéries. Nous devons tous être aussi solidaires qu’avec les particuliers, sans oublier la détresse de nos familles.

 

Est-il prématuré d’avancer un chiffre global concernant les pertes ?
En balayant les différents diagnostics, on part d’une centaine d’entreprises, jusqu’à 500 pour d’autres. J’ai besoin d’y voir plus clair. Je pense que le chiffre de 500 est surévalué et compte les petits sinistres.

Encore une fois, l’idée n’est pas de se substituer aux assurances. Mais dès lors qu’il y a eu des sinistres significatifs qui mettent en péril la pérennité de ces entreprises, cela justifie une intervention pour aider à la réouverture pour préserver les emplois.

 

 

Certains parlaient de fonds d’indemnisation, cela a-t-il été évoqué ?
Le but de cette commission n’est pas de monter une indemnisation comme on peut l’entendre à l’échelle nationale. Nous sommes en train de mobiliser tous les moyens que nous avons à disposition pour aider à la reconstitution de l’outil économique.

Certaines entreprises sortent encore fragiles de cette période de crise, il ne faudrait pas que cela soit le coup de grâce pour elles car, derrière, il y a des emplois. Nous verrons à l’avenir ces questions d’éligibilité aux fonds nationaux mais, pour l’instant, nous devons traiter les urgences.

 

Certains, comme la Confédération générale des petites et moyennes entreprises, la Fédération générale du commerce et le Medef, demandaient une exonération sociale ou fiscale. L’avez-vous évoquée ?
Oui, ils ont demandé une série d’exonérations ou plutôt de décalage des délais de paiement. L’idée est d’apporter un soutien en matière de trésorerie.

La CPS va examiner de quelle manière elle peut accompagner ce mouvement. On part sur des reports d’échéance pour éviter les pénalités. Tout cela est à l’étude, tout sera arrêté vendredi. Mais je leur ai proposé que chacun puisse regarder comment accompagner ce mouvement.

La solidarité, ce n’est pas que le Pays. Chacun à notre niveau, on peut aider à ce que ce recensement se fasse bien, pour qu’on évite les doublons et les effets d’aubaine. Il faut que chaque franc investi dans ces aides soit vraiment pour aider ceux qui en ont le plus besoin, au moment opportun. 

 

Propos recueillis par Christophe Cozette

 

 

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