Teva Rohfritsch prend la place de Marcel Tuihani au CA d’ATN

    jeudi 3 septembre 2015

    Le conseil des ministres a acté la nomination du ministre de la Relance économique, de l’économie bleue, de la politique numérique, chargé de la promotion des investissements, Teva Rohfritsch, en qualité de membre du conseil d’administration (CA) de la SEML Air Tahiti Nui, au titre des représentants de l’actionnaire Polynésie française. Ce changement fait suite aux modifications intervenues au sein de l’exécutif du Pays. Une décision prise malgré l’avis défavorable de la commission de contrôle budgétaire et financier à l’assemblée de Polynésie française puisque cette nomination fait sortir de ce CA le président de la Polynésie française, Marcel Tuihani.
    Jean-Christophe Bouissou hier en conférence de presse a assuré que la sortie de Marcel Tuihani de ce conseil d’administration n’était pas une sanction contre un proche de Gaston Flosse, malgré ce que les apparences laissent croire, commentant : “Il serait malvenu de la part de ceux qui nous ont critiqués hier d’ouvrir le CA à l’opposition de défendre leur position”. Et de conclure : “Si Marcel Tuihani souhaite rester au CA d’ATN, nous n’y voyons pas de problème. Ce n’est pas contre un homme. Si Teura Iriti veut lui céder sa place, nous prendrons en compte cette demande.” Contre un homme, non. Mais contre un parti…
    B.P.

    Egalement au conseil des ministres

    Gouvernance de l’Office des postes et télécommunications : simplification du mode
    de fonctionnement

    Suite au débarquement de Marc Chapman de la présidence du conseil d’administration de l’OPT, le gouvernement a décidé d’optimiser la gouvernance de l’OPT en mettant un seul organe exécutif au sein de l’OPT assuré par un directeur général lequel a en charge la présidence du conseil d’administration et la direction de l’établissement ; de ce fait, il porte le titre de président-directeur général.

    Attribution d’une subvention de fonctionnement au CHPF
    Dans le cadre des accords du protocole de fin conflit signé le 12 février 2015 entre le Pays, le CHPF (centre hospitalier de Polynésie française) et les organisations syndicales, le conseil des ministres a approuvé l’attribution d’une subvention de fonctionnement de 156 millions de francs pour le paiement des intérêts échus au 31 octobre 2014 et des intérêts de retard sur les avances de trésorerie versées à l’établissement par la Polynésie française en 2012 et 2013.

    Réorganisation de la direction générale de l’éducation et des enseignements
    La Charte de l’éducation définit l’éducation comme la priorité du Pays et inscrit le pilotage de l’école dans une démarche de performance. Cette même Charte préconisait le regroupement des directions de l’enseignement primaire et des enseignements secondaires, ce qui a été effectué en 2014 avec la création de la direction générale de l’éducation et des enseignements (DGEE).
    Toutefois, l’organisation de cette entité n’a pas permis d’atteindre l’objectif fixé, à savoir une meilleure organisation administrative du système éducatif et un pilotage plus efficace visant une plus grande efficience de la politique éducative impulsée par le gouvernement de la Polynésie française.
    Pour répondre aux exigences de modernisation de l’administration, afin de favoriser la qualité des enseignements dans les écoles et dans les établissements scolaires, il faut que l’acte pédagogique devienne l’objectif prioritaire d’amélioration des acquis des élèves afin de construire une école plus juste, bienveillante et exigeante qui permette d’offrir un parcours de réussite à chaque élève. Pour lutter contre l’illettrisme et le décrochage, ou encore pour favoriser le développement du numérique et l’usage des outils numériques afin de renforcer les apprentissages fondamentaux, une nouvelle gouvernance du système éducatif de la Polynésie française est mise en œuvre à compter du mois de septembre 2015.
    Cette nouvelle gouvernance, qui a été élaborée avec la participation des agents de la DGEE, des comités techniques paritaires de l’éducation, du Haut comité de l’éducation et de la DMRA, se traduit par la mise en place effective d’un comité directeur composé de la direction générale et de cinq départements : le département dénommé secrétariat général ayant la responsabilité de la gestion administrative et financière des moyens alloués, et quatre départements à vocation pédagogique et éducative : le département de l’informatique et du numérique éducatif, le département de la vie scolaire, le département de l’orientation et de l’insertion et le département de l’action pédagogique et éducative.
    Un bureau d’accueil des parents sera mis en œuvre durant ce mois de septembre pour répondre efficacement aux demandes et aux préoccupations constantes des usagers. Il sera situé sur le site du Taaone, à côté du lycée polyvalent du Taaone. Il s’agit d’une première étape dans un processus global de modernisation de l’administration de l’éducation. Ce processus s’achèvera le 1er janvier 2016, toujours dans une dynamique de concertation et de consultation des agents et des partenaires.

    Participation au Groupe des leaders polynésiens et au Forum des îles du Pacifique
    Deux conférences régionales annuelles importantes, rassemblant tout ou partie des dirigeants océaniens, se tiendront dans la première quinzaine du mois de septembre 2015 : le 5 septembre, la 5e conférence du Groupe des leaders polynésiens, à Auckland (Nouvelle-Zélande) et du 8 au 10 septembre le 46e sommet des leaders du Forum à Port-Moresby en Papouasie Nouvelle-Guinée.
    Ces rendez-vous régionaux sont, cette année, d’une particulière importance pour la Polynésie française dans la mesure où certains des points à l’ordre du jour la concernent directement : l’examen de la candidature de la Polynésie française au statut de membre plein du Forum des Iles du Pacifique et la Déclaration de Taputapuatea sur le changement climatique.
    S’agissant de la 5e conférence des leaders polynésiens à Auckland le 5 septembre, le président Fritch interviendra sur trois sujets en particulier : les suites données par la France à la Déclaration de Taputapuatea, la demande d’adhésion au Forum en tant que membre de plein exercice et les questions de transports aériens régionaux.
    (…) Enfin, du 8 au 11 septembre 2015, le président se rendra au 46e sommet des leaders du Forum à Port-Moresby (Papouasie Nouvelle-Guinée) pour parachever le processus de demande d’adhésion et porter la Déclaration de Taputapuatea devant les leaders du Pacifique. (…)Pour finir, le 11 septembre, le président participera au Dialogue post-forum où la France devrait être représentée par la ministre des Outre-mer George Pau-Langevin.

    Sécurité sur les routes renforcée aux guidons
    Le Conseil des ministres a adopté un projet d’arrêté présenté par le ministre en charge de l’Équipement, de l’Aménagement et de l’Urbanisme et des Transports intérieurs, portant réforme du brevet de sécurité routière et renforcement des règles de sécurité pour la conduite des cyclomoteurs et quadricycles légers à moteur.
    En effet, dans le cadre du renforcement de la sécurité sur la route, le gouvernement souhaite améliorer la formation des jeunes conducteurs de cyclomoteurs ainsi que de “voiturettes” (quadricycles légers à moteur) dont la conduite ne nécessite pas le permis de conduire.
    Les jeunes conducteurs sont particulièrement vulnérables car ils sont peu conscients des dangers de la route, surtout par méconnaissance des règles d’usage et de circulation sur la voie publique, mais aussi par goût de la prise de risques.
    En effet, en 2014, les statistiques des accidents montrent que 48 % des tués (8 sur 17) et 35 % des blessés (73 sur 203) sont âgés de moins de 25 ans et qu’un deux-roues est impliqué dans trois accidents sur quatre.
    Depuis 2003, le brevet de sécurité routière ou BSR est exigé pour la conduite d’un cyclomoteur (engin d’une cylindrée de 50 cm3 et d’une vitesse inférieure à 45 km/h) entre 14 et 16 ans.
    Aussi, dès le 1er janvier 2016, tout conducteur de cyclomoteur né à compter du 1er janvier 2000 devra détenir le BSR option cyclomoteur, même au-delà de 16 ans. Il en sera de même pour la conduite des voiturettes qui nécessitera le BSR option quadricycle léger à moteur, dont la formation pratique sera faite par une auto-école, à bord d’un véhicule à quatre roues.
    Les personnes qui n’auront pas obtenu leur ASSR dans le cadre de leur scolarité, pourront suivre une formation dans une auto-école pour avoir l’attestation de sécurité routière (ASR). Ces jeunes devront également fournir l’ASSR ou l’ASR pour l’inscription à l’examen du permis de conduire.

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