Teva Rohfritsch veut restructurer la filière de la perle

jeudi 23 juillet 2015

L’heure n’est pas très glorieuse pour la perle de Tahiti. Depuis 2014, le volume d’exportation de la perle de culture brute a chuté de 60 % et les recettes de 50 %, selon les derniers chiffres de l’Institut de la statistique de la Polynésie française (ISPF). 
Pour redresser la barre et rendre à la perle son éclat d’autrefois, le ministre de la Relance économique et de l’Économie bleue, Teva Rohfritsch, a un plan : restructurer toute la filière. 
En visite, hier, dans différents lieux de ventes aux enchères de la perle de Tahiti, qui ont lieu cette semaine, il explique avoir “repris contact avec l’ensemble des professionnels”. “Nous travaillons actuellement avec eux sur une nouvelle loi du Pays pour réorganiser l’ensemble de la filière et adapter la réglementation à la situation actuelle au niveau de la production, mais également de la commercialisation. Donc je me réjouis vraiment que ces ventes aux enchères aient lieu, parce que j’ai besoin aussi de rencontrer les acheteurs, de manière à pouvoir me faire une idée précise des attentes du marché et aussi de leur regard extérieur sur l’ensemble de cette filière perlicole. Nous avons, aujourd’hui, beaucoup de concurrents, dans le Pacifique notamment, qui commencent à produire aussi des perles de couleur et qui vont se positionner sur nos marchés où on pensait, à l’époque, être seuls. L’ensemble de ces éléments vont faire que nous pensons, avant la fin de l’année, présenter cette loi du Pays.”

Rendre au prix de la perle son éclat 

Dans les grandes lignes, il s’agirait de “réorganiser la filière depuis l’importation de nucléus, la gestion des concessions maritimes et, pourquoi pas, aller jusqu’à contrôler une sorte de droit à produire avec des quotas à respecter”, indique le ministre. “Il y a déjà, aujourd’hui, une norme qui est de 12 000 nacres greffées à l’hectare. Malheureusement, dans certaines îles, on ne respecte pas ces normes, donc, mon gros travail est aussi auprès des professionnels, pour leur faire comprendre que si personne ne respecte les normes, ça ne sert à rien d’en prendre.” 
Mais la grande priorité de ce plan de relance est d’arriver “à garantir des normes de qualité”. “Pour cela, il faut que l’on puisse maîtriser la production, savoir ce qui est produit aujourd’hui, ce qui est en stock, et se mettre d’accord avec l’ensemble de la profession sur les normes de qualité de cette perle que l’on souhaite présenter sur les marchés”, indique Teva Rohfritsch. 
“Car nous sommes sur un produit de joaillerie, et donc, il faut faire attention à ne pas sacrifier à la qualité des choix quantitatifs qu’auraient pu faire certains perliculteurs en période de crise, notamment en bradant leurs produits. Ça ne va pas servir à la remontée du prix de la perle. Car, au-delà des volumes, notre objectif est que le prix de la perle retrouve son éclat d’auparavant. On sait qu’il y a eu une grosse chute, d’une période où on était à 8 000 ou 9 000 F le gramme, on a pu descendre jusqu’à 200 F le gramme.” 

Vaiana Hargous

SEULE PERLICULTRICE DE APATAKI 2015-07-29 10:31:00
Bravo Mr. Le Ministre, si vous aviez été jusqu'au bout de votre projet en 2009, on en serait peut-être pas à ce stade de constatation aujourd'hui ?

GIE TOA RAVA (né le 16 janvier 2014) NON INVITE A VOTRE REUNION, CAR VOTRE DIRECTRICE A, COMME PAR HASARD, OUBLIE DE NOUS INVITER A VOTRE REUNION. COMMENT CET OUBLI A-T-IL PU ETRE POSSIBLE ? NOUS OUBLIER ALORS QUE NOUS AVIONS PARTICIPE A TOUTES LES REUNIONS DE TRAVAIL AVEC Mr. TEARII ALPHA.

VOTRE CHEF D'OEUVRE (MDP) AYANT ETE FERMEE PAR CES ¨MEME INTERLOCUTEURS : PROFESSIONNELS DE LA COMMERCIALISATION ET PROFESSIONNELS DE LA PROMOTION (CELA N'A PAS EMPECHE LA CHUTE DU PRIX). COMMENT POURRIONS NOUS NOUS RETROUVER AVEC LES MËMES QUI ONT TOUT FAIT ET FIERES DE PRETENDRE QU'ILS SONT LES MEILLEURS DANS LA COMMERCIALISATION (BRADAGE DES PERLES), ET SURTOUT PAS DE PROMOTION APRES LA FERMETURE DE LA "MAISON DE LA PERLE". CE NE SONT LA QUE DES MOYENS BAS POUR LAISSER LIBRE A L'ANARCHIE DANS NOTRE SECTEUR, LAISSER LES PETITS PERLICULTEURS DANS L'IGNORANCE TOTALE DE LA VALEUR DE LEUR PERLE (BELLES STRATEGIES).
Punu 2015-07-27 06:47:00
Ne nous leurrons pas. La rareté et la qualité font le prix (c'était le cas avant). Dès que l'on fait de la production de masse, les prix s’effondrent quelque soit le produit concerné, de plus, ce phénomène est aggravé lorsque l'on dégrade la qualité du produit (à vouloir gagner plus et plus vite, on obtient l'effet inverse) .
Mathius 2015-07-24 16:25:00
C'est pas d'une restructuration qu'à besoin la perliculture mais une révolution de la mentalité des periculteurs .
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