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Théo Lhostis sur les spots de Moorea en kite foil

mardi 6 février 2018

THÉO LHOSTIS

Théo Lhostis et son kite avec foil dont il a participé à l’élaboration en tant que “développeur”. (© Jeannot Rey/LDT)


Théo Lhostis, classé au dernier tour mondial parmi les dix meilleurs en kitesurf, catégorie foil, est de retour à Moorea. Une visite pour souffler un peu, après un circuit de compétition de très haut niveau, mais aussi pour promouvoir la pratique du foil, encore trop peu connu en Polynésie française. Avec Enata, entreprise qui l’embauche comme développeur, le sportif polynésien vise les prochains J.O.

La Dépêche de Tahiti avait rencontré Théo Lhostis il y a tout juste un an. Ce jeune sportif, classé dans l’équipe de France “athlète de haut niveau” et pratiquant le kite-surf catégorie foil, partait à la conquête des médailles, voire du titre de champion du monde de sa catégorie.

Détenteurs de quelques titres, champion du monde junior de vitesse (500 m), neuvième toute catégories confondue (2016) à Leucate et champion de France Junior (2016), cinquième toute catégories confondues à Hyères, il est aujourd’hui dans le top 10 toutes catégories dans sa discipline.

Depuis son départ du fenua en début d’année dernière, Théo Lhostis a participé à toutes les compétitions internationales engagées par les différentes fédérations en vue des mondiales, à commencer par le Mexique, fin mars, pour l’Hydrofoil Pro Tour.

Une première “conviviale” davantage destinée à  tester le matériel et obtenir des sponsors que pour accumuler des points. Les choses sont devenues un peu plus sérieuses avec la participation au championnat d’Europe en Turquie, puis aux quatre étapes de compétition de classification, pour le troisième championnat du monde de “Kite Foil Gold Cup”.

Elles ont eu lieu en Chine, en Corée et en Sardaigne, pour les trois premières étapes. Théo a terminé troisième toute catégorie au classement général.

Mais la dernière étape, qui s’est déroulée en novembre 2017 à Oman, s’est mal terminée : “La “bagarre avec mon adversaire le plus sérieux a été très dure, voire violente. Il n’a pas apprécié que je passe devant lui et m’est rentré trois fois dedans en pleine course, ne respectant pas certaines priorités de parcours, dont le troisième télescopage à plus de 25 nœuds.”

Résultat : six points de suture à la jambe pour Théo et un dernier jour de compétition raté, qui lui a fait perdre toutes ses chances pour le titre mondial.

Mais Théo ne se décourage pas. Actuellement en Polynésie française pour un mois de vacances, grâce à l’un de ses deux plus grands sponsors, la compagnie aérienne Air Tahiti Nui, qui lui permet d’afficher à l’international les couleurs du fenua, Théo s’entraîne tous les jours sur le lagon de Tiahura à Moorea.

“Le calendrier du Mondial n’est pas encore fixé, mais je sais que d’ici la mi-février, je me rendrai à Abou Dabi pour une petite compétition, avant le Mexique pour démarrer la série des étapes du tour mondial, qui devrait avoir lieu à Dubai.”

 

Développeur pour Enata

 

En attendant, depuis un an, et entre deux compétitions, Théo Lhostis travaille comme développeur. Son activité consiste à tester des foils pour que les ingénieurs concepteurs de ces ailes (qui permettent à son support de s’élever en dehors de l’eau) arrivent à obtenir la perfection.

Son employeur, la société Enata, une entreprise française installée à Dubai, s’est taillée une place renommée dans la construction de ce matériel de compétition pour les bateaux mono et multi coques et, depuis quelques années, pour le kite.

“C’est grâce à un copain que j’ai pu intégrer cette entreprise. Je suis un des deux développeurs d’Enata, avec Axel Mazella, un autre sportif qui suit le même parcours que moi dans la compétition. Notre job consiste à tester le matériel au stade de prototype, pour aider à l’approche de la perfection d’utilisation de ce matériel, sachant que l’objectif d’Enata, qui s’est spécialisée dans l’aéro au travers de la pratique d’activités nautiques, est d’être représentée aux prochains Jeaux olympiques. Ce travail se fait en lien avec les ingénieurs de la société, nous sortons des prototypes dotés de caméras et de capteurs pour permettent d’analyser et voir ce qui se passe en-dessous. Nous faisons des essais dans toutes les conditions, nous échangeons nos avis, toujours pour apporter un plus au développement du matériel.”

On parle ici de travail de vitesse, d’étude de traînée, de décollage, d’équilibre, etc. Une activité professionnelle que l’on pourrait comparer à celle de “pilote d’essai”, un travail qui ne pouvait pas tomber mieux pour Théo.

“Cela me procure de l’argent pour vivre, je participe au développement des planches que j’utilise en compétition et en même temps, je m’entraîne lors des essais.”

Arrivé vers la mi-janvier, Théo est encore en Polynésie jusqu’à la mi-février. Avec les entraînements, ce sont les rencontres avec les copains et avec les amateurs de “foil” qui priment, par exemple avec le premier Polynésien qui surfe avec un foil de la marque Enata après qu’il a suivi le parcours médiatique de Théo.

Une occasion donc pour Théo de communiquer et de participer à l’expansion de cette catégorie sportive, encore peu connue sur  nos lagons.

 

De notre correspondant Jeannot Rey

 

 

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