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La théorie du câble rompu lors du levage de la carlingue exposée par la défense

jeudi 18 octobre 2018

La défense a confectionné une maquette à taille réelle pour les besoins de sa démonstration

La défense a confectionné une maquette à taille réelle pour les besoins de sa démonstration

Elle était entreposée à l’arrière de la salle du tribunal correctionnel depuis le début de la semaine, cachée sous une bâche. Hier, la défense a dévoilé sa maquette reprenant à taille réelle une partie de la carlingue arrière et l’empennage (l’aileron à la queue de l’avion) pour permettre de voir tout le déroulé du câble de gouverne, le suspect n°1 dans le crash du Twin Otter d’Air Moorea qui a causé la mort de 20 personnes le 9 août 2007.

La veille les experts avaient été unanimes, mais à des degrés d’assurance diverses, pour affirmer que la raison du crash était la rupture de ce câble en plein vol.

Pour Air Tahiti et plusieurs experts cités par la défense, cette version est impossible, notamment en raison des dégâts occasionnés par le câble lors de relevage de l’épave par le navire câblier Île de Ré.

Ne croyant pas à la possibilité que le câble, même usé à 52 %, ait pu rompre subitement en vol, les équipes techniques d’Air Moorea ont cherché “à comprendre le déroulement de l’accident” ou tout du moins à démontrer que la rupture n’était pas la cause.

L’ex-directeur technique d’Air Moorea explique ainsi que le câble pouvait encore supporter une charge de 500 kilogrammes, alors que les manœuvres en vol, même dans des conditions très difficiles, demandaient maximum une force de 50 kilogrammes.

Se basant sur le rapport du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) et notamment les images du sous-marin au moment du relevage de l’appareil, certains ont noté que la partie de l’appareil était fragilisée avant la remontée, mais qu’il s’était brisé lors de la remontée.

Le cockpit avait également été déplacé dans la manœuvre puisqu’il s’était déplacé après le levage de la carlingue. Dans la manœuvre des parties de la carlingue avaient été taillées – usinées diront les experts – par un câble, preuve, pour la défense, que le câble était encore tendu, cassé. Souple, il n’aurait infligé aucun dégât.

Tout juste évoquée, cette théorie avait été balayée par les parties civiles et certains experts en expliquant que le câble aurait pu être bloqué à l’intérieur de la carlingue.

Mais pour Air Moorea, le câble cassant à son point d’usure connu est retombé dans une partie de l’avion où rien ne pouvait faire obstacle et aucun débris métalliques provenant du câble qui y serait resté coincé avant de lâcher n’a été retrouvé.

Plus encore, le câble présentait des traces d’usure et des plis qui n’auraient pas pu être faits à ces endroits durant le vol.

Le défense écarte ainsi un problème de maintenance du câble, le principal reproche qui lui est fait. Elle n’explique en revanche toujours pas ce qui aurait causé le crash : malaise ou erreur du pilote. La cause demeure pour elle dans ses deux hypothèses. 

 

Compte rendu d’audience F.C.

 

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