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Le tiare apetahi en danger : des efforts pour le protéger

vendredi 19 juillet 2019

Un champignon pathogène, observé et étudié pour la première fois en 2015, serait l’une des trois causes principales de mortalité directe du tiare apetahi , voire la principale, selon le gouvernement.

Un champignon pathogène, observé et étudié pour la première fois en 2015, serait l’une des trois causes principales de mortalité directe du tiare apetahi , voire la principale, selon le gouvernement.

Les îles et atolls de la Polynésie française, du fait de leur isolement, abritent une flore riche et diversifiée. Parmi les 870 plantes que compte la flore établie à l’origine avant les premières occupations humaines, plus de la moitié d’entre elles sont des espèces endémiques qui ne se trouvent que dans nos îles polynésiennes.

Cette rareté et parfois les très faibles zones d’occupation rendent cette biodiversité extrêmement fragile comme l’emblématique tiare apetahi, à Raiatea.

Néanmoins, le gouvernement veille depuis de longues années au maintien du patrimoine de la Polynésie et finance de multiples opérations qui composent un programme diversifié. Celui-ci repose sur une réglementation protectrice, de l’acquisition constante de connaissances et des actions de terrain pour ne voir aucune de nos espèces disparaître.

Les résultats des actions de ce programme sont régulièrement évalués et les objectifs reprécisés en fonction des espèces concernées afin de poursuivre les travaux.

Ainsi, pour ce qui concerne le tiare apetahi, le taux d’extinction est estimé à 81%, sur une période de vingt ans. La zone d’occupation de cette espèce estimée à 100 ha a diminué de 11% en huit ans, suite à la disparition de onze stations.

Si les dégâts causés par l’homme restent importants, ces travaux ont montré que la majorité des dégradations humaines étaient aujourd’hui essentiellement accidentelles, permettant de mieux orienter la communication.

Un champignon pathogène (pourriture molle) a pu être observé et étudié pour la première fois en 2015. Il serait l’une des trois causes principales de mortalité directe, voire la principale. Ce champignon semble par ailleurs affecter d’autres espèces de la flore polynésienne et il est apparu aujourd’hui utile d’élargir le travail d’étude de ce pathogène à une vingtaine d’autres plantes.

Le travail d’identification mené bénéficiera ainsi à d’autres espèces de la flore des îles de la Société et permettra de contribuer à la préservation de ces plantes également. Ce travail accompagné d’efforts de renforcements des populations au moyen de germinations de plantules se fera durant les exercices 2019-2020-2021.

C’est dans ce cadre, à l’issue d’une consultation publique, qu’une convention vient d’être signée entre le ministère de la Culture et de l’Environnement et les prestataires associés, Frédéric Jacq et Raiatea randonnée.

 

Retrouvez ici l’intégralité du Conseil des ministres — 17 juillet 2019

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