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Tonita et Gaston Flosse, imbroglio familial et juridique

mardi 31 janvier 2017

flosse quinquis

En attendant la décision du tribunal le mois prochain, l’ex-couple va continuer à partager le même toit. (© archives LDT)

 

Les affaires de divorce sont rarement simples. L’attribution du domicile conjugal est d’autant plus épineuse, et le devient encore plus lorsque cette résidence est le fruit d’un montage de sociétés familiales. Saupoudrez le tout d’un président déchu particulièrement procédurier et vous obtenez la complexe affaire de la maison d’Erima qui déchire depuis plusieurs mois Gaston Flosse, son ex-épouse Tonita et leurs enfants ou beaux-enfants.

“Tout est fait pour jeter le trouble”, a notamment plaidé hier matin maître Eftimie-Spitz, l’avocate de deux des enfants Flosse qui interviennent dans cette affaire devenue encore plus opaque et conflictuelle depuis le retour de Gaston Flosse chez Tonita à Erima en 2012 après l’incendie de sa résidence de Vetea, à Pirae.

“Et là, il transforme le salon en salle de sport, il prend ses marques et il ne veut plus faire ce qu’il voulait faire avant”, relate l’avocate. “C’est-à-dire que lorsque Réginald Flosse, par le biais de ses sociétés, a vendu à la société Nahiti II cette parcelle de terre avec les maisons, le prix prévu est de 30 millions plus  70 millions sur 35 ans en plusieurs échéances. C’est Tonita Flosse qui en était la gérante. Elle ne paie pas pendant douze ans, Réginald Flosse ne demande rien. Et au bout de trois ans qu’elle accueille Gaston Flosse, quand elle lui demande gentiment si éventuellement, il peut partir de chez elle, car c’est complètement chez elle depuis dix-sept ans qu’ils se sont séparés, ce jour-là, il décide que ce qui était fait comme une donation de ces 70 millions n’est plus le cas. Et c’est là que Réginald Flosse intervient pour demander ces 70 millions du solde de la vente et demande l’expulsion de Tonita Flosse, sa belle-mère.”

Hier, l’audience faisait suite à la saisine du juge des référés par Gaston Flosse pour que la décision du juge aux affaires familiales qui attribue le domicile conjugal à Madame Flosse ne soit pas exécutée parce que les sociétés de Réginald Flosse sont redevenues propriétaires compte tenu du fait que Tonita Flosse n’a pas payé le solde de 70 millions de francs.

“Il y a quand même deux dossiers dans un”, clarifie maître Eftimie-Spitz. “Il y a la demande de Gaston Flosse à l’égard de Tonita Flosse contre l’arrêt de la cour d’appel qui attribue le domicile conjugal à Tonita Flosse. Et le deuxième procès que l’on essaie de mettre ici, ce sont les sociétés de Réginald Flosse contre celle de Madame Flosse en lui disant qu’elle n’a pas soldé le prix, donc la maison n’est plus à elle.”

L’analyse du dossier n’est bien évidemment pas la même du côté de maître Quinquis, avocat de Gaston Flosse : “La notion du domicile conjugal est aujourd’hui dépassée. Nous ne contestons absolument pas que le domicile conjugal a été attribué à l’épouse, nous disons simplement qu’à travers une ordonnance de référé rendue le 15 décembre 2015, le juge a parfaitement indiqué que la résiliation de la vente consentie au profit de Tonita Flosse avait été acquise depuis le mois d’août au profit des sociétés animées par le fils de Gaston Flosse. Celui-ci ayant autorisé son père à demeurer dans la maison, maintenant, le domicile conjugal s’efface par rapport au droit de propriété.”

La décision sera rendue le 20 février.

 

 

F.C.

 

 

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