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Tour de France à la voile – Trésors de Tahiti a fait briller le fenua

lundi 31 juillet 2017

trésors de tahiti

Champagne et drapeau polynésien sur le podium final du Tour de France 2017, samedi 29 juillet à Nice. (Photo : Jean-Marie Liot/ASO)


Déjà vice-champion de France de Diam 24 (le 28 mai 2017 au Grand prix de l’école navale de Brest), Trésors de Tahiti a fini à la deuxième place du Tour de France à la voile, samedi 29 juillet à Nice.

L’objectif de podium, annoncé en début de Tour, est donc rempli. On a même cru pendant une semaine que les Tahitiens pourraient l’emporter dans un Tour au niveau très relevé. Mais la pression était trop forte.

 

Des “pêcheurs” sans palmarès

 

Teva Plichart, Pierre Pennec, Manutea Mahai et Quentin Ponroy ont battu des références de la voile française : le champion du monde de Nacra Billy Besson (11e sur Occitanie), les champions d’Europe de J80 et vainqueurs du Tour de France 2016 Quentin Delapierre et Mathieu Salomon (6e sur Lorina Limonade), le champion d’Europe de 470 Sofian Bouvet (4e sur SFS), ou encore Valentin Bellet, champion d’Europe de F18 et champion du monde de SL16 (3e sur Beijaflore).

Seul le champion du monde et multiple médaillé d’or paralympique en 2.4 Damien Seguin (vainqueur sur FDJ) a résisté à l’équipage de Teva Plichart. “L’histoire est belle”, juge le skipper polynésien : “Comme l’équipage d’Oman Sail, nos Tahitiens à bord sont des pêcheurs qui ont appris à faire de la voile sur le tard. Sur les autres bateaux du Tour, il y avait des hommes et des femmes qui naviguent depuis 20, 30 ans et qui ont des palmarès de fou ! Sur Fondation FDJ, SFS ou Beijaflore, le niveau est très, très haut avec des régatiers olympiques, des champions du monde, etc. Et nous, on se construit un palmarès avec des débutants. C’est beau, non ?”

 

Une vitesse incroyable sur l’eau

 

Dès la première régate à Dunkerque, où Trésors de Tahiti finit deuxième, l’équipage du fenua impressionne par sa vitesse. Le vainqueur du premier jour, Sofian Bouvet sur SFS, le dit lui-même : “Ça a été difficile de se détacher de l’équipage de Tahiti qui avait vraiment une très bonne vitesse.”

Teva Plichart confirme : “Au début, on pensait qu’on allait vite, mais on a trouvé des petits réglages pour être encore plus rapides, ce qui nous a permis de nous sauver de beaucoup de situations.” Comme ce raid côtier à Rosès en Espagne le 21 juillet. Mal parti, 28e sur 29 bateaux en début de raid, Tahiti parvient à finir onzième : “La compétitivité et l’intensité qu’on a mises à bord avec Quentin Ponroy pour remonter”, reste parmi les meilleurs souvenirs de Teva Plichart. Ce jour-là, le démâtage de SFS sauve la première place des Tahitiens, qui remportent le stade nautique de Rosès le lendemain. C’était la période faste.

 

Du mal à gérer la pression

 

La suite est moins rose pour les Tahitiens. Dans le stade nautique de Grau-du-Roi-Port-Camargue le 24 juillet, c’est la catastrophe : 26e après une journée complètement manquée, ils perdent leur place de leader et passent troisième du général.

“On aurait fait treizième ou quatorzième de cet acte, on aurait pu jouer la victoire le dernier jour. Le scénario aurait été différent. C’est ce genre de chose qu’il faudra travailler pour ne plus avoir des coups de mou l’année prochaine. Être leader du Tour, c’est psychologiquement lourd à porter. Que ce soit moi ou notre barreur Pierre Pennec, on a pu avoir du mal à gérer la pression. C’est génial d’avoir terminé deuxième du Tour, mais il fallait ce petit plus pour accrocher le titre.”

 

Benoît Buquet

 

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