Tourisme – Rachat de l’ancien hôtel Novotel de Bora Bora par le Royal Polynesia

    mardi 4 avril 2017

    royal polynesia

    Le futur Royal Bora Bora gardera la structure de l’ancien hôtel Novotel. Il se composera de huit bâtiments de dix chambres chacun, disséminés dans un grand jardin, avec un restaurant, un bar et une piscine donnant sur une belle plage de sable blanc. (© DR)


    Le groupe Royal Polynesia, constitué de Christina Teihotaata, son mari Jean-Yves Teihotaata et son père Dominique Auroy, vient de racheter l’ancien hôtel Novotel de Bora Bora, qui avait fermé ses portes en 2012. Situé sur l’île principale, entre l’hôtel Sofitel et le Maitai, l’établissement, laissé à l’abandon depuis cinq ans, bénéficie d’une localisation idéale et d’une belle plage de sable blanc avec vue imprenable sur les motu Piti U’u uta et Piti U’u tai. Le groupe prévoit un gros lifting de l’établissement avant son ouverture officielle sous le nom Royal Bora Bora, en avril 2018. Avec le rachat du Royal Tahitien en 2012, puis du Royal Huahine en 2013, Royal Polynesia est aujourd’hui à la tête d’une chaîne de trois hôtels de catégorie trois étoiles. Elle compte y développer la plongée sous-marine. Un quatrième hôtel devrait également voir le jour d’ici 2019 à Fakarava. Entretien avec Christina Teihotaata.

    Pourquoi avoir décidé reprendre le Novotel de Bora Bora ?

    Nous cherchions à investir dans un hôtel de petite structure avec une capacité de moins de 100 chambres et un beau jardin, à Bora Bora. On a eu l’opportunité d’acheter cet établissement, donc on l’a saisie. Mais c’est surtout un coup de cœur.

    Malgré l’état de l’établissement lorsque je l’ai visité, j’ai tout de suite adoré l’endroit, surtout son jardin. Il y a un bon mana dans cet hôtel.

     

    À quoi va ressembler le futur Royal Bora Bora ?

    C’est un hôtel qui se compose de huit bâtiments de dix chambres chacun, disséminés dans un grand jardin composé d’une belle végétation et de très vieux arbres. Toutes les chambres offrent une vue sur le jardin et possèdent des petites terrasses. La partie hôtel est située côté montagne. Il suffit de traverser la route principale de l’île, sur laquelle il y a très peu de passage, pour accéder à la partie restaurant, bar, piscine, côté mer.

    L’hôtel possède une belle plage de sable blanc. Il n’y a pas de bungalow sur pilotis, ce qui permettra aux clients d’avoir une vue imprenable sur la mer et sur les motu Piti U’u uta et Piti U’u tai.

     

    Prévoyez-vous beaucoup de travaux ?

    Oui, beaucoup, car c’est un hôtel qui est actuellement à l’abandon. La toiture est en pandanus, et vu qu’elle n’a pas été entretenue depuis la fermeture de l’établissement en 2012, elle est entièrement à refaire. Nous allons conserver sa fabrication d’origine en pandanus naturel, car c’est ce qui fait le charme de l’hôtel.

    Dans les bâtiments, les murs sont nus et il n’y a plus de mobilier. Nous allons refaire toutes les peintures, vérifier tous les réseaux électriques, investir dans du mobilier neuf.
    Pour tous ces travaux, nous avons l’intention de faire appel aux entreprises de Bora Bora. Pour le mobilier et la décoration, nous ferons intervenir uniquement des entreprises du fenua. On ne va pas faire d’importation en direct, c’est notre choix.

    En ce qui concerne le personnel, on prévoit d’embaucher une trentaine de personnes pour commencer ; puis, cela devrait augmenter en fonction de la fréquentation de l’hôtel.

     

     

    Quelle est la clientèle visée ?

    Avec l’achat du Royal Tahitien en 2012, puis du Royal Huahine en 2013, notre volonté a toujours été de faire une chaîne d’hôtels trois étoiles.

    Je trouve qu’il n’y en a pas suffisamment en Polynésie française. Les touristes ont généralement le choix entre les pensions de familles ou les hôtels quatre, cinq voire six étoiles. Mais il existe une clientèle pour des établissements intermédiaires. J’en fais partie.

    J’ai horreur de voyager dans des hôtels quatre ou cinq étoiles. Ils sont trop aseptisés, à mon goût. Ce n’est pas comme ça que j’aime prendre des vacances, et je pense ne pas être la seule dans ce cas-là.

    Toutes les chambres seront équipées de lits doubles avec un canapé convertible en lit pour accueillir une troisième personne. Certaines chambres seront communicantes pour l’accueil des familles. Il faudra compter entre 18 000 F à 20 000 F la chambre, selon la saison.

     

    Prévoyez-vous quelque chose de spécial pour le restaurant et le bar ?

    On va retrouver une carte similaire à celle du Royal Tahitien, avec des spécialités du fenua et des plats métropolitains mis à la “sauce polynésienne”.
    On veut surtout créer une belle ambiance musicale. Le bar de l’hôtel est très grand, ce qui va nous permettre d’organiser des soirées dansantes tous les vendredis et samedis soir, en mettant en avant nos groupes de musique locaux. Le lieu sera ouvert à tous : touristes mais aussi locaux. L’idée, c’est de créer un vrai lieu de soirée polynésienne à Bora Bora.

     

    Avez-vous des projets de développement touristique pour la chaîne hôtelière ?

    On prévoit d’agrandir le Royal Tahitien, qui possède actuellement 40 chambres. On envisage de doubler sa capacité, avec la construction d’un nouveau bâtiment. La piscine de l’hôtel sera également agrandie.

    Dès que l’hôtel de Bora Bora sera ouvert, on souhaite proposer des circuits avec des offres intéressantes pour les clients qui prennent des séjours dans chacun des établissements de la chaîne.

    On est également en train de finaliser un partenariat avec un grand club de plongée allemand, pour qu’il implante une structure dans chacun de nos hôtels. Ce club compte plus de 120 000 membres, qui voyagent exclusivement dans les hôtels où le club est présent. Nous voulons faire venir cette nouvelle clientèle en Polynésie française.
    Nous sommes enfin sur un projet de construction d’hôtel à Fakarava.

     

    Pouvez-vous nous en dire plus ?

    Ça fait un moment que je cherche à investir dans un projet hôtelier à Fakarava. C’est le seul atoll sur lequel j’ai vraiment envie qu’on s’implante, car il y a là-bas une vraie authenticité.

    En termes de plongée, c’est un endroit merveilleux, qui regroupe parmi les plus beaux spots de plongée de Polynésie. Si on veut fonctionner avec ce fameux club allemand dont je vous ai parlé, il nous faut le Saint Graal et, pour moi, c’est Fakarava.

    Nous avons trouvé un terrain magnifique, avec un grand jardin de cinq hectares, sur lequel nous allons construire une trentaine de bungalows, avec la possibilité plus tard d’en construire d’autres.

    Je compte apporter une attention particulière au jardin, en y intégrant des plantes qui poussent sur l’atoll. De très beaux arbres y ont été recensés et j’ai demandé aux architectes de tenir compte de leur emplacement pour positionner leur bungalow.

     

    Propos recueillis par Élénore Pelletier

     

     

      Edition abonnés
      Le vote

      Seriez-vous prêt à accepter de travailler avec une patente si un employeur vous indiquait qu'il ne peut pas vous salarier ?

      Loading ... Loading ...
      www.my-meteo.fr
      Météo Tahiti Papeete