Toyota joue la carte hybride à fond

    mercredi 11 mai 2016

    Lancement en grande pompe, à essence et électrique. Toyota, la marque japonaise qu’on ne présente plus au fenua, célèbre pour ses pick-up Hilux et comme véhicule officiel des Miss Tahiti de longue date, a présenté hier matin, à sa concession située à Mamao, non pas une voiture mais une gamme de trois (pour le moment) véhicules hybrides, en présence notamment de deux responsables nippons de la marque, le chef de projets et manager de la région Asie/Pacifique et son adjoint, Ryoto Hatakeyama et Takayuki Shimbo.
    Avec 63 sites de production dans le monde, Toyota produit chaque année plus de 10 millions de véhicules Toyota et Lexus. Distribués aujourd’hui dans plus de 160 pays, les véhicules Toyota hybrides sont plus de 8 millions à circuler sur les routes de notre planète. La technologie exclusive mise au point par Toyota a été conçue en 1997 et ne cesse d’évoluer depuis.

    “Elles tournent depuis longtemps”, n’a pas manqué de préciser Lionel Foissac, directeur général de Nippon Automoto, importateur exclusif de Toyota au fenua. Ce dernier a précisé avoir déjà vendu, depuis le début de l’année, une trentaine de véhicules hybrides, essentiellement des Prius, et compte en vendre, sur une année pleine, une centaine d’unités.
    Certes, cela est encore peu mais après tout, le marché des véhicules propres en métropole n’est que de 3 % pour le moment, un chiffre qui n’est appelé qu’à augmenter dans les années à venir. Même si Porsche et Tesla, des véhicules très haut de gamme, font du tout électrique (ou de l’hybride pour l’allemande), la volonté de Toyota est claire.

    “On veut transformer la voiture de monsieur-tout-le-monde” , a martelé le porte-parole de la marque, Lionel Foissac.

    Nombreux avantages

    Plus économique à la pompe à essence – les consommations des véhicules proposés vont de 3 litres aux 100 km pour la Prius C à 4,9 litres pour la Rav4 hybride –, ces voitures sont donc plus respectueuses de l’environnement.
    En effet, le principe même de l’hybride est de faire fonctionner un moteur thermique et un moteur électrique, soit ensemble, soit l’un à la place de l’autre.
    Quand l’électrique prend le relais de manière exclusive, comme au démarrage ou en circulation cool, c’est ça de moins rejeté dans l’atmosphère.

    Un véhicule hybride serait également économique en termes de maintenance et de SAV. Sur un véhicule de ce type, pas de démarreur, d’embrayage, de boîte de vitesses, donc moins de retour au garagiste pour l’entretien régulier.
    Selon Toyota, le coût de maintenance d’un véhicule hybride est inférieur à celui d’une voiture “classique”, et ce pour les trois véhicules, à savoir la citadine (Prius C), la familiale (Prius) et le 4×4 (Rav4).

    Autre grand avantage mis en avant par la marque par rapport au 100 % électrique : l’absence de “plug”. Point d’USB, encore moins besoin de brancher son véhicule via une prise électrique pour recharger sa batterie. La batterie de ces hybrides se recharge toute seule lors du fonctionnement du véhicule.
    “L’électricité coûte chère ici et la tension instable du courant bloque parfois le rechargement de la batterie”, ont renchéri les pro-hybrides hier, convaincus de la supériorité de leur technique.

    Les trois modèles proposés et présentés officiellement hier coûtent entre 2,7 millions (Prius C) et 4,5 millions de francs pour le 4×4. Ils sont vendus full option et sont moins chers que leur équivalent dans la gamme – toujours existante – traditionnelle, à savoir avec moteur thermique. La Yaris va bientôt rejoindre le trio  présenté hier et disponible dès maintenant. Alors, qu’attendez-vous pour passer à l’hybride ?

    Christophe Cozette

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