Habillage fond de site

Trafic d’ice: Moerani Marlier écope de quatre ans de prison

jeudi 21 mars 2019

FC 1 marlier jour 3

“La goûter c’est l’adopter et après on ne peut plus s’arrêter”, a prévenu Moerani Marlier. ( Photo: Florent Collet)

“J’aimerais dire à tout le monde de ne jamais y goûter. La goûter, c’est l’adopter, et après on ne peut plus s’arrêter.”

Avant que les juges ne se retirent pour délibérer, chacun des dix prévenus impliqués dans ce qui est appelée l’affaire “Marlier I” a été appelé à s’exprimer une dernière fois.

Au-delà des sempiternels regrets, beaucoup ont tenu à faire part de leurs expériences au grand public.

Moerani Marlier a ainsi décrit la rapidité de l’accoutumance.

L’ancien policier Éric Morou a invité à résister à la tentation : “Je voudrais dire à tous les jeunes, que ce soit dans une fête, dans une pool party, si on vous tend cette merde, il ne faut jamais en prendre.”

Tamatoa Taea a réexprimé son envie de faire de la prévention en racontant son cauchemar : “J’aimerais être un exemple à ne pas suivre. C’est vraiment de la merde. Tu peux éprouver de bonnes sensations au début, mais après, tu mets le doigt dans l’engrenage. On ne ressent plus rien.”

Tandis que Bruno Tupuai reconnaît qu’il a mis “du temps à comprendre” son erreur après des mois de détention.

“C’est du trafic amateur”

Auparavant, leurs avocats ont reconnu eux-mêmes qu’ils étaient obligés de répéter les plaidoiries de leurs collègues pour convaincre les juges de ramener les réquisitions du procureur à des peines légères.

Selon eux, cette affaire est à différencier des affaires Kikilove ou Dubaquier. “C’est du trafic amateur, d’une bande de copains devenus accrocs à l’ice et qui veulent trouver un moyen de le financer. Alors ils importent pour consommer, et une fois le doigt dans l’engrenage, le font aussi pour l’argent.”

L’avocat de Moerani Marlier a également demandé de juger son client en tenant compte du fait que le trafic avait lieu avant son procès.

“Imaginez qu’il a un casier vierge, qu’il est présumé innocent et qu’il comparaît libre.”

Avant de souligner que son client assumait toutes ses fautes, le meilleur moyen de ne pas réitérer les faits, et qu’en raison de sa lourde peine infligée lors de l’affaire Marlier II, les autres prévenus avaient tendance à le charger, imaginant qu’une ou deux années de prison ne changeraient rien pour lui, tandis qu’eux risquaient d’être incarcérés pour la première fois.

“Il est présenté comme le personnage central, mais sans lui, ça trafiquait quand même, et ils n’avaient pas besoin de lui pour fumer”.

Au final, c’est quand même lui qui écope de la peine la plus lourde avec quatre ans, mais qui, si elle ne se confond pas avec la première, où il avait été condamné à huit ans de prison, s’ajoute sans pouvoir dépasser la  peine maximale en matière de stupéfiants, qui est de dix ans. Seul deux ans s’ajoute donc à sa première peine.

 

FC

0
0
0

Pavé PI

Edition abonnés
Le vote

Selon vous, qui sera élue Miss Tahiti 2019 :

Loading ... Loading ...
www.my-meteo.fr
Météo Tahiti Papeete