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Le transport scolaire toujours pointé du doigt

mercredi 8 août 2018

Des bus surchargés, des horaires pas toujours respectés, à nouveau la rentrée risque de ne pas être de tout repos au niveau du transport scolaire. Un “véritable problème de sécurité” pour les associations de parents d’élèves. (© archives LDT)

Des bus surchargés, des horaires pas toujours respectés, à nouveau la rentrée risque de ne pas être de tout repos au niveau du transport scolaire. Un “véritable problème de sécurité” pour les associations de parents d’élèves. (© archives LDT)


À chaque rentrée se pose le problème du transport scolaire, faute de nouvelle délégation de service public. Il n’y a pas assez de bus, ils sont souvent vieux, surchargés et ne respectent pas toujours les horaires. Les associations de parents d’élèves estiment que la sécurité des enfants est en jeu.

Des bus surchargés, souvent fatigués et victimes de pannes, des enfants qui voyagent parfois debout, des horaires pas toujours respectés, des difficultés de ramassage des élèves des écoles qui se trouvent en limite des communes… Cette année encore, la rentrée risque de ne pas être de tout repos au niveau du transport scolaire.

Un “véritable problème de sécurité” pour les associations de parents d’élèves qui dénoncent cette situation depuis des années. Les transporteurs semblent n’avoir aucune idée du nombre d’élèves qu’ils auront à embarquer. Résultat : une période de flottement d’une ou deux semaines, le temps d’adapter les moyens à la réalité.

Le financement du transport scolaire relève du ministère de l’Éducation, mais la délégation de service public (DSP) relève de celui des Transports. La chambre territoriale des comptes estime que le coût global des transports terrestres supporté par le Pays est supérieur à 1,3 milliard de francs par an, dont la moitié pour le transport scolaire.

Deux sociétés prennent en charge les élèves avec plus d’une centaine de bus : les Nouveaux transporteurs de la côte est (NTCE, société qui dessert aussi la Presqu’île) et les Transports collectifs de la côte ouest (TCCO). Certains bus affichent plus d’un million de kilomètres au compteur…

 

Pas de révolution cette année

 

“Les sociétés délégataires interviennent dans le cadre d’une convention prorogée, elles en sont prisonnières”, regrette Tepuanui Snow, président de la Fédération des associations de parents d’élèves de l’enseignement public (Fapeep). “Elles ne peuvent pas s’organiser, ni contracter des prêts auprès des banques pour financer le renouvellement de leur parc vieillissant de bus.”

Les délégations de service public actuelles (côte est, côte ouest et transports scolaires) datent de 2001. Conclues pour 12 ans, elles ont en effet été prorogées à plusieurs reprises. La société qui reprendra la délégation de service public est censée démarrer son activité au 1er janvier 2019. Le contrat est prévu pour une durée de 15 ans.

NTCE et TCCO se partagent, avec le Réseau de transport urbain (RTU), le marché global des transports en commun à Tahiti. Rassemblés au sein de la Société de gestion de transport (SGT), ils opèrent chacun dans un secteur géographique défini et assurent les correspondances. Avec la prochaine DSP, il n’y aura plus qu’un acteur, qui aura la possibilité de sous-traiter. La société qui remportera l’appel d’offres sera tenue de reprendre la flotte existante au prix estimé par des experts ainsi que le personnel.

“Le nouveau délégataire devra avoir une assise financière solide, puisque le Pays, dans son cahier des charges, exigera la mise en circulation d’un minimum de 200 nouveaux bus”, a déclaré en janvier l’ancien ministre en charge des Transports, Luc Faatau.

Le Pays veut également une meilleure desserte des vallées, avec de nouvelles lignes. Des horaires de passages devraient être mis en place et respectés, a promis la collectivité. Les transports en commun devraient aussi être assurés le dimanche. Sur décision du Conseil d’État, les communes ont l’obligation d’assurer le transport intra-communal, tandis que le Pays doit assurer la mobilité entre les communes. “Mais elles n’ont pas toutes les moyens financiers”, souligne Tepuanui Snow. “Ça n’est pas un problème politique, ce que les parents d’élèves veulent, c’est trouver des solutions.”

 

Damien Grivois

 

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