Habillage fond de site

Travaux au parc Paofai : les va’a ont jusqu’à demain pour quitter la plage

mercredi 30 novembre 2016

“Avis aux clubs, associations et rameurs” : toutes les pirogues présentes sur la plage du parc Paofai doivent être déplacées avant demain. (© Marie Guitton)

“Avis aux clubs, associations et rameurs” : toutes les pirogues présentes sur la plage du parc Paofai doivent être déplacées avant demain. (© Marie Guitton)

 

 

Alors que la remise en état du système d’évacuation des eaux de pluie est “quasiment finie”, d’autres chantiers se préparent au parc Paofai. Depuis un mois, une zone de travaux est balisée le long du terrain de beach soccer, où passent les émissaires.

“Tout ça permet de réduire les apports de pollution à proximité de nos aires de va’a”, explique Michel Arakino, le responsable du parc. “Ce n’était pas seulement sale. Il y avait des odeurs.”

À partir de décembre, le parc débutera le réaménagement de la plage de Hokule’a, qui devrait durer “deux ou trois mois”.

L’accès au bord de mer devra être partagé entre les pratiquants de va’a, les passants et leurs enfants. “Il est également important d’avoir une plage protocolaire car la pirogue double Hokule’a va revenir de son tour du monde au mois de mai prochain”, précise le gestionnaire.

Afin de permettre, dans un premier temps, le nivellement du sol et la plantation de végétaux, tous les propriétaires de va’a sont priés de les déplacer avant demain et d’évacuer “hors du site les épaves et les supports vétustes ou cassés”.

Le service des parcs et jardins fera ensuite poser des supports neufs qui seront répartis entre les associations. “On ne parle pas de loyer, mais il y aura des supports nominatifs et en nombre limité parce que, pour le moment, c’est l’anarchie”, explique Michel Arakino, en montrant des cadavres de bouteilles alignés le long de dizaines d’armatures rouillées.

“Il y a des va’a qui ne font que dormir ici. Et puis, beaucoup de responsables d’association parlent de gratuité pour les enfants, mais en fait, ils ne s’occupent que d’eux-mêmes”, regrette-t-il. “Or c’est un lieu public, il faut des va’a utilisables par tous et il faut partager la plage.”

 

Art, espace musculation et jeux d’eau

 

L’année prochaine, Michel Arakino espère aussi pouvoir insérer dans le jardin, qui attire déjà un millier de visiteurs par jour selon lui, des œuvres d’art local “afin de rendre le parcours attrayant”.

Et d’ici 2018, les responsables ont l’intention d’aménager, aux abords de la plage, un espace de musculation de 500 m2 et un autre pour recevoir le Conservatoire des tiare, en partenariat avec l’Institut du mono’i.

Le gestionnaire rêve aussi de “jeux d’eau” pour les enfants, mais chaque installation exige des gardiens qu’ils redoublent de vigilance, pour éviter les dégradations.
“Le problème ici, c’est les incivilités, le non-respect des sanitaires et des zones plantées”, soupire Michel Arakino, en racontant que, le week-end dernier, des rouleaux de papier toilette ont été retrouvés déroulés dans l’herbe et de jeunes pousses arrachées sur la plage.

Une première guérite s’apprête à être posée à une entrée du parc, d’autres suivront au premier semestre 2017. “L’un des domaines sur lesquels on va désormais se pencher, c’est que nos agents puissent mettre des PV.”

 

M.G.

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