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Treize personnes renvoyées dans l’affaire Pageau

lundi 7 août 2017

pageau kalin

Clarenntz Vernaudon et Thierry Pageau lors d’une confrontation durant l’instruction de l’affaire. (© archives LDT)

L’affaire Pageau revient sur les devants de la scène judiciaire. Comme l’a révélé Radio 1, la juge d’instruction a rendu son ordonnance de renvoi dans l’affaire de fraude à la défiscalisation sur la loi Girardin avec des ramifications en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna, dite “affaire Pageau”.

La magistrate a renvoyé Thierry Pageau, alors gérant du cabinet de défiscalisation Gestom, mais aussi 12 autres personnes. Parmi eux : des proches du sulfureux homme d’affaires, des apporteurs de dossiers, des gérants de cabinets de defisc’, des entrepreneurs… ainsi que l’ex-maire de Taiarapu-Est, Clarenntz Vernaudon.

La justice les suspecte, à des degrés divers, d’avoir constitué, en usant de fausses factures, des dossiers de défiscalisation bidon destinés à tromper l’administration fiscale pour bénéficier illégalement des avantages financiers de la loi Girardin. Et ce, au préjudice des caisses publiques et des contribuables de l’Hexagone pour un montant qui porterait sur plusieurs milliards de francs.

Thierry Pageau est soupçonné, via des cabinets d’ingénierie financière dont il aurait été le gérant de fait (Gestom puis Ifom), d’avoir constitué, entre 2005 et 2010, des centaines de dossiers de ce type. Ceux-ci étaient censés permettre l’acquisition de véhicules (4×4, bateaux), d’engins de chantier (bulldozer), mais aussi la construction de bâtiments (hangars ou bungalows pour pensions de famille).

Les mis en cause établissaient ou faisaient établir des fausses factures “afférentes à du matériel inexistant ou dont le prix a été surévalué”. La manœuvre aurait permis aux intéressés d’obtenir de généreuses rétrocessions de crédits d’impôts.

Clarenntz Vernaudon fait partie des treize personnes renvoyées. Il est inquiété dans le montage d’une dizaine de dossiers. “Ami de longue date” de Thierry Pageau, il lui est notamment reproché l’acquisition frauduleuse de deux bateaux en défiscalisation alors qu’il était gérant de la société Taiarapu Marine Center. L’ex-tavana aurait obtenu 12 millions de francs de rétrocession. Une somme qui aurait en partie été versée de la main à la main en liquide, ensuite utilisée pour financer la construction de son domicile.

La juge d’instruction a en revanche prononcé deux non-lieux. Le premier pour le patron de la société hexagonale de conseil en investissement Financière Magenta, le second au bénéfice de l’huissier Me Jean-Pierre Élie, qui avait réalisé des actes pour le cabinet de Thierry Pageau.

“Des actes qui relèvent, selon la juge, d’une simple négligence et non d’une participation à la fraude”, expliquent nos confrères de Radio 1, selon qui le procès devrait démarrer début 2018.

 

F.C.

 

 

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