Trente-huitième édition du salon professionnel du tourisme IFTM-Top Resa de Paris

    lundi 26 septembre 2016

    tourisme

    La ministre des Outre-mer, Ericka Bareigts, et les responsables du salon ont reçu un accueil souriant au stand Tahiti Tourisme/Air Tahiti Nui. (Photo : Philippe Binet/LDT)

     

    À la fermeture de la 38e édition du salon professionnel du tourisme IFTM-Top Resa de Paris, vendredi dernier, les exposants avaient globalement retrouvé le sourire.

     

    Le salon a donc repris des couleurs, les stands de plusieurs pays ont séduit par leur décoration et surtout, les visiteurs professionnels sont venus nombreux dès l’ouverture. Un bon signe, surtout pour les destinations à la fois attrayantes et encore sûres de la planète, comme la Polynésie française, qui garde son étiquette de paradis a priori. Cependant, l’industrie touristique est aussi en pleine mutation et le fenua doit y réfléchir pour préserver sa cote d’amour.

    Toujours aussi visible avec ses grandes surfaces lumineuses illustrant les beautés naturelles du fenua, le stand que partagent Tahiti Tourisme et Air Tahiti Nui hébergeait aussi des représentants d’hôtels, de réceptifs et de l’Aranui. Moins nombreux que certaines années, il est vrai.

     

    Des chiffres encourageants

     

    En tout cas, l’optimisme était la règle au vu des premières statistiques de l’année et d’une tendance qui se confirme pour 2017 pour les marchés France, Belgique, Luxembourg, Suisse, Italie et Allemagne. Il semble en effet que plusieurs facteurs ont contribué à cette reprise.

    À commencer par la diffusion à la télévision, au cours de ces douze derniers mois, de documentaires consacrés à notre pays, de sa mention à l’élection de Miss France 2016, sans oublier les campagnes visuelles et les nombreux articles de presse. Avec la préférence évidente de la clientèle pour une destination belle, calme et sans danger, qui s’ajoute au désir bien ancré de visiter un pays tant rêvé et qui permet le contact (du moins pour la clientèle francophone) avec une population réputée très accueillante.

    La culture est également mise en avant depuis plusieurs années. Ce qui attire aussi en Polynésie, c’est bien entendu la beauté et la qualité de l’hébergement. Les hôtels sont réputés pour cela et la petite hôtellerie – qui par ailleurs monte en gamme – garde cet atout incomparable qui est celui de permettre une meilleure rencontre avec les Polynésiens.

    Et puis, profiter de la nature souvent préservée et pratiquer des activités sportives sur mer et sur terre sont l’autre atout incomparable du fenua. Et c’est cela la force du tourisme polynésien. De plus en plus de touristes, nous dit-on, recherchent de petites unités type boutiques hôtels ou petits hôtels de charme pour mieux vivre cette rencontre souhaitée.

    Quant à la destination elle-même, si elle reste préférée des honeymooners, elle tente désormais les familles, les comités d’entreprise, voire les séminaires. On sort enfin du mono-produit. De cette observation des motivations de la clientèle européenne, on retiendra que si elle tient à venir en Polynésie, c’est donc pour y trouver une belle nature, un accueil vrai et une authenticité inaltérable. Et de l’avis des professionnels du salon, ce sont les maîtres mots à prendre en compte et à développer encore.

    Les récentes déclarations du ministre du Tourisme ou encore celles faites lors de la conférence annuelle de Tahiti Tourisme insistaient sur la nécessité absolue pour les Polynésiens de comprendre que l’avenir de leur pays ne sera viable que grâce au tourisme, qu’on le veuille ou non. Cela passera par des évolutions de mentalités et plus encore par une adaptation de l’industrie touristique face aux nouveaux défis.

     

    Repenser le tourisme

     

    Comment vendre mieux et plus la Polynésie ? Cela fait des années que les responsables politiques et professionnels se posent la question face à des statistiques en berne. Ici, on cherche de nouveaux marchés du côté de l’Asie et là, on s’interroge sur le coût souvent exorbitant du billet d’avion et du séjour qui freine les envies. Il faut également faire face à des pénuries de chambres d’hôtel, y compris hors haute saison, sans bétonner Bora Bora, par exemple.

    Ce sont les problèmes actuels. Mais demain ? Et si on était un peu plus audacieux en Polynésie ? Comme se servir de la nature avec des hôtels originaux (on se souviendra du Hana Iti), des sites d’accrobranche comme le Tiki Parc de Moorea ou celui envisagé à Tahiti ? Et diversifier encore plus les activités proposées ? Et si l’on encourageait les jeunes à se tourner vers le tourisme en développant encore plus la formation professionnelle ?

    À Paris, on se félicitait d’ailleurs de la qualité de service enfin atteinte et qui préserve aussi l’authenticité polynésienne. Par ailleurs, Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer, lorsqu’elle a visité les stands ultramarins mercredi dernier, a bien mis en avant la formation professionnelle, y compris la maîtrise des langues étrangères.

    Côté promotion et vente de la destination, les lignes bougent beaucoup avec de plus en plus de petits spécialistes très pointus qui font du sur-mesure encore plus proche du client. Ils vendent mieux que les grosses unités. Ce qui convient à une destination que l’on ne veut pas banale.

    Les outils numériques se développent de plus en plus, notamment comme aide au choix ou à la prévente. Par ailleurs, vendre plus et mieux la Polynésie, cela devrait passer par une présence massive et répétitive auprès des agences, ce qui n’est pas le cas en France. Ta

    hiti Tourisme Paris n’est pas dimensionné pour cela, avec une seule personne pour former les agents tiare Tahiti et assurer leur mise à jour et leur réelle fidélisation. La chance de la destination, vue de Paris, est que la clientèle francophone ou francophile, si elle en accepte le prix élevé, veut voir les Polynésiens pour les rencontrer, jouir de leur accueil légendaire et ce, avec authenticité. Cet objectif spécifique est-il inatteignable avec de tels atouts ? 

     

    De notre correspondant
    à Paris Philippe Binet

     

        Retrouvez dans notre édition du Lundi 26 septembre 2016 :   

    • Encadré : Tahiti, où est ton accueil légendaire ?
    • Encadré : Où est Miss Tahiti ?
    • Plus de photos

     

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