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Au tribunal, il demande la main de sa femme condamnée pour l’avoir cogné

jeudi 23 novembre 2017

ARCH LDT 1 justice

Cette fois, c’était elle. Souvent, c’est lui mais, à en croire l’entourage, ni l’homme ni la femme n’ont le monopole des coups dans ce jeune couple. Ce jeudi, c’est la jeune femme et son père qui comparaissaient à la barre du tribunal. En janvier dernier à Papeete, une fête se déroule chez la grand-mère de la jeune femme. Une dispute explose au sein du couple, le ton monte et la jeune femme frappe avec sa bouteille de bière en verre la tête de son homme. Surpris, ce dernier demande des explications, et la femme finit par demander pardon.

« Je l’ai tapé de peur qu’il me tape », explique la jeune femme. « C’est de la légitime défense par anticipation », s’amuse le juge qui ajoute « c’est vrai que la meilleure défense c’est l’attaque ». Mais la victime n’est pas au bout de ses peines. Alors que l’heure est visiblement à la réconciliation, l’homme reçoit des coups de bâtons sur l’arrière de la tête. C’est le père venu au secours de sa fille qui vient de cogner. « Ce n’est pas seulement pour cela, il avait insulté ma mère », se défend le père de famille qui ajoute que « je n’ai pas voulu le taper.. c’était dans l’action ».

Le jeune homme sera suffisamment blessé pour se voir prescrire 30 jours d’I.T.T. Souvent violent lui-même, l’homme n’est pas rancunier. « Ce sont des choses qui arrivent dans les couples », dit-il à la barre, provoquant la colère du procureur qui rappelle que ces faits auraient pu déboucher devant la cour d’assises s’il y avait eu un homicide.

La femme, en couple depuis un an, raconte subir régulièrement coups de pieds ou de poings. « Mais pourquoi vous n’avez pas porté plainte ? », s’interroge le juge. « Comme je le tape aussi, si je porte plainte, il va porter plainte contre moi aussi », tente d’expliquer la vahine qui avoue au juge être toujours en couple avec la victime.

« Les bras m’en tombent, ça doit être sympa, les réunions de famille », commente-t-il dépité. L’homme relate ensuite la rédemption de son couple. « Nous avons arrêté de boire, cela va mieux. Je vais même l’épouser. » A la barre, la femme a a l’air surprise et confie au juge : « je ne savais pas ». Avec ironie, le juge adresse « tous mes vœux de bonheur, mais je ne vais pas mettre que des choses agréables dans la corbeille de la mariée ».

Le procureur aussi se dit « étonné de cette demande compte tenu du gros dysfonctionnement dans le couple » et dénonce le masochisme du couple décrit par l’entourage. Au final dans « la corbeille de la mariée », le juge a condamné à un an de prison avec sursis la future épouse, et à six mois le père.

F.C.

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