Trois enfants de 3, 4 et 5 ans retrouvés noyés

lundi 17 août 2015

La fête de clôture du mini-Heiva de Mahina a viré au drame, samedi dernier, en fin d’après-midi, avec la noyade de trois enfants de 3, 4 et 5 ans. Le grand-oncle de deux des trois jeunes victimes raconte, dans nos colonnes, la difficile scène à laquelle il a assisté.
Selon les premiers éléments de l’enquête, les petits ont échappé une dizaine de minutes à la vigilance de leurs parents.

aLe silence régnait, hier matin, sur la plage de Hitimahana. Les kite-surfers s’affairaient tranquillement à monter leur matériel pour commencer leur session dominicale, pendant qu’une poignée d’enfants jouaient au cerf-volant un peu plus loin. Le calme après la tempête… Car la veille, c’était une tout autre his-
toire.
Samedi dernier, aux alentours de 17 heures, “on était en train de se préparer pour aller à la pêche”, raconte Mathias Patira. “Les voisins étaient en train de mettre leur filet, et à l’endroit où il y a la bouée, ils ont trouvé une petite-fille. Ils l’ont ramenée sur la plage et quand les pompiers sont arrivés, ils l’ont emmenée dans leur voiture. C’est là que je suis intervenu parce qu’il y a eu un deuxième enfant. Il n’était pas loin de cette même bouée. J’ai été le chercher et je l’ai emmené dans la voiture des pompiers. Après, il y a un troisième qui est remonté aussi. C’est un autre voisin qui est parti le récupérer.”
Mathias est le grand-oncle de deux des trois jeunes victimes retrouvées noyées.
“Ce sont les enfants de ma nièce, une fille et un garçon.” Selon lui, les petits se baignaient seuls juste en face du motu Martin.
“C’est un endroit qui tombe dans le fond d’un coup et où il y a beaucoup de courant, explique-t-il. Les enfants de Hitimahana savent qu’il ne faut pas se baigner à cet endroit.”

La Polynésie en émoi
Malgré l’intervention rapide des secours, les trois jeunes victimes n’ont pu être réanimées. Leur décès a été constaté au centre hospitalier de Taaone dans la soirée de samedi dernier.
À Mahina, Damas Teuira, le maire fraîchement élu, explique que “la commune travaille en partenariat avec les autorités de l’État” pour comprendre ce qui a pu se passer.
Le parquet a lancé, en ce sens, des investigations (voir encadré). “On attend les derniers éléments de l’enquête pour pouvoir comprendre effectivement les circonstances de ce drame, poursuit-il. La commune se sent concernée parce qu’on vient de terminer des festivités du Heiva à Mahina qui se sont tenues à la pointe de Hitimanaha. Et samedi dernier, malheureusement, c’était à l’occasion d’une rencontre de remerciements pour l’engagement de toutes les associations de quartier que le drame s’est produit…”, souffle le tavana.
Celui-ci, qui appelle les adultes à la vigilance, présente toutes ses condoléances au nom du conseil municipal.
Par voie de communiqué, Marcel Tuihani, président de l’assemblée de la Polynésie, adresse, lui aussi, aux parents et aux familles endeuillées, “en mon nom personnel, ainsi qu’au nom des représentants de l’assemblée de la Polynésie française, (…) nos plus sincères condoléances et les assure de nos prières et de notre solidarité dans ces heures douloureuses”.
Les corps des enfants ont été restitués, hier soir, aux familles. Une veillée de prière s’est tenue dans la foulée à la salle paroissiale de Tamara, dans le quartier de Hitimanaha, en leur hommage. Une autre doit se tenir ce soir, à 19 heures, au même endroit.

V.H.

Pas de “défaut de surveillance caractérisé” pour le procureur

Un médecin légiste a procédé, hier, à des analyses sur les dépouilles des trois jeunes victimes. “Un scanner total du corps a été effectué. Il n’y a aucune trace de violence. En revanche, les poumons étaient remplis d’eau ce qui correspond à une noyade”, a expliqué, hier, en fin d’après-midi, le procureur de la République José
Thorel.
Plus d’une vingtaine de témoins et de proches des enfants ont également été entendus par les enquêteurs pour tenter de comprendre le déroulé des faits.
“Les parents se trouvaient à la fête de clôture du mini-Heiva. Il y avait énormément d’enfants. Ils ont perdu de vue les leurs pendant une dizaine de minutes. Ils les ont cherchés, mais dans le mauvais sens. De plus, à cet endroit, le bord de mer n’est pas visible du lieu où se déroulait la fête”, a précisé José Thorel, selon qui, il n’y a pas eu de “défaut de surveillance caractérisé”. “Le drame a été extrêmement rapide. Un enfant de cet âge-là se noie en une minute”, a conclu le magistrat.
J-B.C.

Dude 2015-08-17 14:47:00
Effroyable. Reposez en paix, petits anges.
lebororo 2015-08-17 14:06:00
Triste fin... Condoléances †
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