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Trump ne baisse pas le ton

mercredi 27 septembre 2017

Etats Unis Donald Trump Corée du Nord Kim Jong-Un Solution diplomatique Crise nucléaire

Les États-Unis ont encore durci, hier, la pression sur la Corée du Nord, tout en assurant vouloir trouver une issue “diplomatique” à la crise nucléaire. (© Gal Roma/AFP)

Nouvelles sanctions et nouvelles accusations : les États-Unis ont encore durci, hier, la pression sur la Corée du Nord, tout en assurant vouloir trouver une issue “diplomatique” à la crise nucléaire.

Les tensions ont atteint un nouveau sommet lundi, quand Pyongyang a accusé Washington de lui avoir “déclaré la guerre”, suscitant, surtout en Asie, des appels à calmer le jeu pour éviter que cette spirale d’échanges belliqueux dégénère en conflit militaire avec un pays reclus qui multiplie les tirs de missiles et vient de réaliser son essai nucléaire le plus puissant à ce jour.

Mais Donald Trump, après avoir menacé la semaine dernière devant l’ONU de “détruire totalement” la Corée du Nord, a réaffirmé hier que les États-Unis étaient “totalement prêts” à avoir recours à “l’option militaire”, même si “ce n’est pas notre option préférée”.

Et si on le fait, ce sera dévastateur”, “dévastateur pour la Corée du Nord”, a-t-il lancé lors d’une conférence de presse avec le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, en visite à la Maison Blanche.

Le président américain a critiqué ses prédécesseurs pour n’avoir pas “géré la situation” il y a quelques années, quand c’était encore “très facile”. “Mais je vais résoudre ça”, a-t-il promis.

Parallèlement, le Trésor américain a annoncé hier de nouvelles sanctions contre huit banques nord-coréennes et 26 ressortissants nord-coréens, considérés comme des “facilitateurs” du financement du programme nucléaire de Pyongyang, et opérant en Chine, en Russie, en Libye et aux Émirats arabes unis.

Ces mesures sont permises par un décret présidentiel signé la semaine dernière à New York par Donald Trump en pleine Assemblée générale de l’ONU, dominée par les craintes nées des ambitions nucléaires nord-coréennes.

Le décret ouvrait aussi la voie à des sanctions contre des entités étrangères en affaires avec la Corée du Nord, et donc en premier lieu contre des banques chinoises, mais Washington a choisi de cibler d’abord des Nord-Coréens.

Un signe que la Chine, longtemps accusée par les États-Unis d’être trop tendre à l’égard de son allié nord-coréen, a changé d’attitude ? Le président américain a en tout cas “applaudi” Pékin, pour la seconde fois en moins d’une semaine, pour avoir selon lui “rompu tout lien bancaire” avec Pyongyang, une chose “impensable il y a seulement deux mois”.

Sans nommer le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, le président américain l’a accusé d’être à l’origine de la guerre des mots en cours. “Il se comporte très méchamment, il dit des choses qu’on ne devrait jamais dire, et nous répondons à cela”, a-t-il assuré.

Ces derniers jours, les deux hommes ont échangé insultes et accusations. “Homme-fusée” embarqué dans une “mission suicide”, a lancé l’Américain. “Gâteux mentalement dérangé”, a répondu le Nord-Coréen.

Une spirale qui inquiète la communauté internationale, d’autant que des bombardiers stratégiques américains ont volé près des côtes nord-coréennes durant le week-end dernier et que la Corée du Nord a menacé de les abattre à l’avenir.

Personne ne sortirait vainqueur d’une guerre dans la péninsule coréenne”, a averti la Chine. “Les provocations mutuelles ne peuvent qu’accroître le risque d’une confrontation.” Il faut “éviter une escalade ultérieure des tensions ou des affrontements militaires accidentels qui pourraient rapidement dégénérer”, a renchéri la Corée du Sud.

Semblant vouloir calmer le jeu, la Maison Blanche a jugé lundi “absurde” l’idée selon laquelle les États-Unis auraient “déclaré la guerre” à la Corée du Nord.

L’accent mis sur la diplomatie a été relayé hier par plusieurs hauts responsables. “Nous allons poursuivre nos efforts diplomatiques et nous espérons que c’est ainsi que nous pourrons mettre fin à tout cela”, a déclaré Rex Tillerson.

 

AFP

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