Trump ne croit pas que Moscou ait cherché à le faire élire

    lundi 12 décembre 2016

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    Donald Trump a jugé “ridicules” hier les informations selon lesquelles la Russie se serait ingérée dans l’élection présidentielle américaine dans le but de l’aider à accéder à la Maison blanche. (Photo : Drew Angerer/Getty Images/AFP)

     

    Le président élu des États-Unis Donald Trump a affirmé hier qu’il ne « croyait pas » aux conclusions de la CIA selon lesquelles la Russie a cherché à le faire élire et qui ont conduit des sénateurs républicains et démocrates à réclamer une enquête bipartite.

    Dans un long entretien sur la chaîne Fox réalisé samedi dernier, le milliardaire n’a pas donné le nom de son prochain chef de la diplomatie, qui serait selon plusieurs médias le P-DG du géant pétrolier ExxonMobil Rex Tillerson, proche en affaires du président russe Vladimir Poutine.

    « Que je le choisisse ou non pour le State » (le ministère des Affaires étrangères), Rex Tillerson est « un acteur de calibre mondial et un négociateur », a juste tweeté Donald Trump, son équipe précisant qu’il n’y aurait pas d’annonce avant la semaine prochaine.

    Interrogé par Fox sur les conclusions de la CIA révélées vendredi dernier au soir par le Washington Post, Donld Trump les a jugées « ridicules ». « C’est encore un prétexte. Je n’y crois pas », a déclaré le milliardaire. « Ce sont les démocrates qui rendent ça public parce qu’ils ont subi une des plus grandes défaites de l’histoire politique de ce pays. »

     

    Défiance

     

    Le 7 octobre, le département de la Sécurité intérieure (DHS) et la direction du renseignement (DNI) avaient annoncé avoir conclu que la Russie avait piraté les comptes de personnalités et d’organisations politiques pendant la campagne dans le but « d’interférer dans le processus électoral américain », sans dire si Moscou cherchait à favoriser l’un ou l’autre des candidats.

    Mais Donald Trump a semblé hier contester aussi ces conclusions émanant du DNI, qui chapeaute les 17 agences américaines de renseignement. « Ils ne savent pas si c’est la Russie ou la Chine ou quelqu’un d’autre. Cela peut être quelqu’un assis sur son lit quelque part. Ils n’en ont aucune idée. »

    Marquant sa défiance à l’égard des agences qu’il va diriger à partir du 20 janvier, le futur président a aussi annoncé qu’il ne souhaitait pas recevoir de briefings quotidiens du renseignement sauf si l’information « devait changer ».
    « Je les prends quand j’en ai besoin », a affirmé Donald Trump. « Je n’ai pas besoin qu’on me dise la même chose et les mêmes mots chaque jour pendant les huit prochaines années. Car ça pourrait durer huit ans. »

    Le leader des démocrates à la commission du Renseignement de la Chambre des représentants Adam Schiff s’est inquiété sur NBC d’un futur président qui « risque d’ignorer même les meilleures des évaluations de la communauté du renseignement quand elles ne correspondent pas à sa propre version des événements ».

    Des sénateurs de haut rang issus des deux camps, les républicains John McCain et Lindsey Graham et les démocrates Charles Schumer et Jack Reed, ont appelé hier dans un communiqué commun à lancer une enquête bipartite car “ça ne peut pas devenir une question partisane. Les enjeux sont trop grands pour notre pays.”

     

    AFP

     

     

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