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Trump ouvert à des pourparlers avec Pyongyang

jeudi 11 janvier 2018

TRUMP CORÉE

Le président américain Donald Trump s’est dit, hier, ouvert à des pourparlers directs entre les États-Unis et la Corée du Nord. (Photos : Nicholas Kamm et KCNA via KNS/AFP)

Le président américain Donald Trump s’est dit, hier, ouvert à des pourparlers directs entre les États-Unis et la Corée du Nord, au cours d’un entretien avec le président sud-coréen Moon Jae-In, qui envisage, pour sa part, un sommet avec le régime de Pyongyang.

Après deux années de tensions sur la péninsule, en raison de l’accélération du programme nucléaire de Pyongyang, la situation s’est brusquement apaisée depuis le nouvel an.

Si Donald Trump s’est engagé depuis son arrivée au pouvoir dans une joute verbale avec le leader nord-coréen Kim Jong-Un au fil des tests de missiles par Pyongyang, il a changé sensiblement de ton, n’écartant pas a priori la possibilité d’un échange téléphonique avec ce dernier.

Au cours d’une conversation téléphonique avec son homologue sud-coréen, “le président Trump a indiqué qu’il était ouvert à des pourparlers entre les États-Unis et la Corée du Nord en temps et en heure et si les circonstances s’y prêtent”, a indiqué la Maison Blanche.

Des représentants sud et nord-coréens se sont rencontrés mardi pour la première fois depuis décembre 2015 lors d’une réunion au cours de laquelle la Corée du Nord – qui avait boycotté en 1988 les jeux de Séoul – a accepté d’envoyer au Sud une délégation pour les Jeux Olympiques d’hiver qui se tiennent à Pyeongchang du 9 au 25 février, à 80 kilomètres de la frontière nord-coréenne.

Selon le compte rendu de l’entretien avec Moon Jae-in publié par la présidence sud-coréenne, Donald Trump a par ailleurs indiqué qu’il “n’y aurait pas d’action militaire (de la part des États-Unis) durant le dialogue intercoréen”.

Moon Jae-in, qui avait été élu en mai en prônant un dialogue, s’est dit prêt “n’importe quand” à un sommet avec la Corée du Nord, mais “dans les bonnes conditions”, pour régler l’un des dossiers les plus épineux du globe.

Les discussions de mardi entre les deux Corées ne sont “que le début”, a promis le président sud-coréen lors d’une conférence de presse. “Amener la Corée du Nord à des discussions sur la dénucléarisation sera la prochaine étape”. “Ce ne sera pas une rencontre pour le principe”, a-t-il dit. “Pour qu’un sommet ait lieu, il faut que les bonnes conditions soient réunies et que certains résultats soient garantis.”

Samedi dernier, le président américain avait déjà salué la reprise d’un dialogue sur la péninsule coréenne, disant espérer que les discussions entre les deux pays aillent “au-delà” du simple cadre sportif.

Le Nord et le Sud sont toujours techniquement en guerre, le conflit fratricide de 1950-1953 ayant été stoppé par un armistice, non par un accord de paix.

Seuls deux sommets ont depuis lors eu lieu entre leurs plus hauts dirigeants, en 2000 et en 2007. Les États-Unis fixent, de leur côté, comme condition à leur participation à des discussions que Pyongyang cesse les essais nucléaires. La Corée du Nord en a réalisé trois en deux ans.

“Nous n’avons aucune différence d’opinion avec les États-Unis”, a assuré Moon Jae-in, qui a cependant rappelé que les sanctions avaient pour but de pousser le Nord à la négociation. Il a précisé que Séoul n’envisageait pas pour l’instant d’assouplir ses propres mesures unilatérales contre le Nord.

Le président sud-coréen a dans le même temps réaffirmé que la dénucléarisation de la péninsule était “la voie vers la paix et notre objectif”, alors que Pyongyang affirme être désormais en mesure de menacer l’ensemble du territoire continental américain avec ses armes nucléaires.

Dans un communiqué commun, le Nord et le Sud avaient annoncé à l’issue des discussions de mardi que Pyongyang allait “envoyer une délégation du Comité olympique national, des athlètes, des pom-pom girls, un groupe d’artistes, une équipe de démonstration de Taekwondo et un service de presse” à Pyeongchang.

Les États-Unis ont salué les pourparlers entre les deux Corées, même si le département d’État a précisé qu’il serait vigilant sur le respect des sanctions “imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU”.

Séoul et Pyongyang ont par ailleurs convenu “d’abaisser la tension militaire actuelle et de tenir des discussions militaires sur la question”. Ils ont aussi décidé de rétablir une liaison téléphonique militaire coupée en février 2016, afin d’améliorer la communication entre les deux pays.

 

AFP

 

 

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