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Trump va se mettre en retrait de son empire immobilier

jeudi 1 décembre 2016

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Concernant la gestion de ses affaires, le président-élu Donald Trump devrait passer la main à ses enfants. Il a convoqué une importante conférence de presse pour le 15 décembre. (Photo : AFP/Nova Safo)

 

 

Le président élu des États-Unis Donald Trump a cherché hier à faire taire les critiques sur ses conflits d’intérêts en annonçant qu’il se mettrait en retrait de son empire immobilier avant d’entrer à la Maison Blanche le 20 janvier.

Dans sa tour à Manhattan, le milliardaire populiste a continué de former son gouvernement en nommant au petit matin son équipe économique : un banquier de Wall Street, Steven Mnuchin, secrétaire au Trésor et un autre milliardaire, Wilbur Ross, secrétaire au Commerce.

Dans des tweets matinaux, Donald Trump a annoncé qu’il tiendrait le 15 décembre à New York une “conférence de presse majeure” en présence de ses enfants. Elle portera “sur le fait que je quitterai ma formidable entreprise afin de me concentrer entièrement et totalement à la direction du pays et à redonner à l’Amérique sa grandeur !”, a twitté le prochain président américain, reprenant son slogan de campagne.

Car de nombreuses questions sur les conflits d’intérêts ont été soulevées par l’arrivée inédite à la Maison Blanche d’un richissime homme d’affaires à la tête d’un empire aux ramifications internationales.
Donald Trump a réaffirmé que, légalement, il n’avait aucune obligation de s’isoler de la gestion de son entreprise. Mais “je sens que c’est important (…) de n’avoir aucun conflit d’intérêts avec mes diverses affaires, en tant que président”, a-t-il toutefois souligné. Il a assuré qu’il allait se “retirer totalement des opérations de gestion des affaires” car “la présidence est une tâche bien plus importante !”

Il envisagerait de passer la main à trois de ses enfants, Ivanka, Eric et Donald Jr, selon les maigres détails qu’il a donnés depuis qu’il s’est lancé dans la course présidentielle en juin 2015.
Pour nombre d’experts cependant, cela ne réglera en rien les problèmes de conflits d’intérêts, ces trois enfants étant ses proches conseillers et jouant un rôle actif dans les nominations de la future administration Trump.

 

Symbole anti-délocalisations

 

Symbole de sa politique anti-délocalisations, Donald Trump est attendu aujourd’hui avec son vice-président élu Mike Pence à Indianapolis (Indiana, nord) dans une usine du fabriquant de climatiseurs Carrier. Cette filiale du géant United Technologies a annoncé qu’elle renonçait à délocaliser 1 000 postes au Mexique, assurant sur Twitter avoir “conclu un accord avec le président élu”.

Cette visite chez Carrier sera la première étape d’une sorte de “voyage de la victoire” que le président élu va effectuer dans les États industriels clés tombés le 8 novembre dans son escarcelle.

Les deux ministres nommés hier, Steven Mnuchin et Wilbur Ross, seront justement chargés d’appliquer la politique économique de Donald Trump, lequel a promis de revenir sur les accords de libre-échange signés par les États-Unis et de préserver les emplois industriels. Mais le nouveau secrétaire au Commerce a rejeté les accusations de protectionnisme. En outre, ni Steven Mnuchin, 53 ans, ni Wilbur Ross, 79 ans, n’ont d’expérience en politique.

D’autres ministères stratégiques doivent encore être pourvus. Mais selon l’entourage du président élu, il n’y aura pas d’autres nominations cette semaine, alors que celles du secrétaire d’État (Affaires étrangères) et de secrétaire à la Défense semblaient pourtant imminentes.  

 

AFP

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