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Tu’aro ma’ohi – Les aito bravent la pluie

lundi 3 avril 2017

tuaro maohi

Lever de pierre : pas de difficulté pour Tetuarii Teapehu, en catégorie super-lourd. (© Élénore Pelletier)


La pluie s’est invitée, samedi dernier, à la première journée du championnat de Tahiti 2017 des tu’aro ma’ohi. Pour autant, public et athlètes étaient au rendez-vous. Au programme des réjouissances : lancer de javelot, lever de pierre et grimper de cocotier. Cet événement permet de sélectionner les candidats qui participeront au Heiva tu’aro ma’ohi, mais surtout de désigner les athlètes qui représenteront la Polynésie lors du championnat du monde de grimper de cocotier qui aura lieu le 15 juillet à Tahiti.

Il fallait être armé d’un bon parapluie pour assister aux prouesses des athlètes qui participaient samedi  dernier à la première journée sportive de la fédération des sports et jeux traditionnels, comptant pour le championnat de Tahiti.

Pour autant, bonne humeur, pareu, brochettes et musiques étaient au rendez-vous, conférant à l’événement une ambiance festive et chaleureuse, propre aux championnats tu’aro ma’ohi. Et le public était, lui aussi, présent.

Cette première journée de championnat s’est déroulée sur le magnifique site de l’ex-hôtel Maeva Beach, où était également organisé le marathon va’a de Polynésie 1ère.

Au programme des réjouissances : lancer de javelot, lever de pierre et grimper de cocotier.

Deux autres journées de compétition du même genre seront organisées un peu plus tard dans l’année. Elles permettront de sélectionner les athlètes qui représenteront Tahiti, lors du grand rassemblement culturel et sportif du Heiva tu’aro ma’ohi. Celui-ci se déroulera cette année du 12 au 15 juillet, dans les jardins du musée de Tahiti et des îles. Les archipels ont d’ailleurs déjà démarré leurs compétitions qui leur permettront de désigner leurs propres champions.

Cette année, le Heiva tu’aro ma’ohi prend une dimension nouvelle puisqu’il accueillera le tout premier championnat du monde de grimper de cocotier, le 15 juillet. Sept pays ont d’ores et déjà confirmé leur participation à cet événement d’ampleur internationale : Hawaii (six athlètes), Samoa (deux athlètes), Fidji (deux athlètes), Kiribati (deux athlètes), les îles Cook (trois athlètes), la Papouasie Nouvelle-Guinée (deux athlètes) et Tonga (deux athlètes). Trois autres pays devraient se rajouter à la liste des participants.

“Il y a déjà eu des compétitions internationales à Miami, par exemple, mais c’est la première fois qu’on met en place un championnat du monde. Et cela va se passer chez nous, à Tahiti. Les athlètes polynésiens doivent se préparer, car tout le monde ne participera pas. Il faut qu’on soit à part égale avec les délégations étrangères. Les sélections se feront le 14 juillet. Une journée comme aujourd’hui (samedi dernier, NDLR) entre dans le cadre des sélectives pour ce championnat du monde, justement”, explique Enoch Laughlin, président de la fédération des sports et jeux traditionnels, organisatrice de l’événement.

 

Tainui Lenoir, vainqueur du grimper de cocotier

 

Samedi dernier, les conditions météorologiques n’ont malheureusement pas été favorables au bon déroulement de cette épreuve, très attendue des participants comme du public. En effet, la pluie a rendu l’ascension du cocotier très glissante, voire dangereuse.

Prévue en fin de matinée, l’épreuve a été reportée en début d’après-midi. C’est Tainui Lenoir qui l’a remportée haut la main avec un temps de 4 secondes, loin devant Charlie Taatoa (6”30) et Vaihau Bottari (10”80).

Les sports traditionnels prenant de plus en plus d’ampleur dans la région Pacifique, il ne serait pas étonnant de voir des championnats du monde dans d’autres disciplines fleurir dans les années futures.

“J’ai eu écho que Hawaii voulait organiser un championnat du monde de course de porteurs de fruits. C’est une bonne chose, parce qu’on n’est pas là pour garder ces sports traditionnels chez nous, mais au contraire, pour les promouvoir. Il faut être conscient que si on reste entre nous, les athlètes n’auront plus suffisamment de motivation pour se surpasser. Nous voulons donner un niveau international à toutes ces disciplines, pour que les athlètes continuent de s’entraîner et de s’investir, au même titre que certains le font dans des sports plus contemporains”, affirme Enoch Laughlin.   

Depuis les années 2000, les sports traditionnels sont de plus en plus appréciés de la population et notamment de la jeune génération, qui est bien représentée lors des compétitions. Cela s’explique par le fait que ce sont des sports qui se pratiquent essentiellement en famille. On compte aujourd’hui pas moins de 28 associations de jeux et sports traditionnels, 12 sont basées à Tahiti et 16 dans les archipels.

 

É.P.

 

Lever de pierre

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