Un cyclone a touché Tahiti, la base navale est inondée

    mardi 13 octobre 2015

    La base navale de Fare Ute a hier été le théâtre de Cyclonex, un exercice annuel qui doit permettre de préparer au risque cyclonique l’ensemble des forces armées en Polynésie française (FAPF). Chaque année, le scénario est différent et se traduit de deux façons : une phase pratique et une phase plus théorique au sein d’un poste de commandement (PC) de crise. Hier, le scénario impliquait un cyclone en approche de Tahiti qui devait la frapper à 2 heures du matin.
    Pour se préparer de façon pratique, le personnel de la base a passé en revue son matériel et ses équipes de déblaiement, secourisme et réparation ; a immergé son dock flottant de réparation afin d’y abriter le Jasmin et deux bateaux-citernes ; et a arrimé le Révi de sorte  qu’il soit bien sécurisé et ne tape pas le quai.

    Montée des eaux lagonaires

    Tout le reste n’a été que fiction. “Dans le scénario également, la base navale va être inondée par une montée des eaux lagonaires, explique le lieutenant de vaisseau Gwenael Gourgues, commandant adjoint des activités. Donc ça sous-tend une évacuation de l’ensemble du personnel de la base navale vers Sainte-Amélie. Demain (aujourd’hui, NDLR), ce sera la suite des événements. Le cyclone sera passé et toutes les équipes seront à l’œuvre sur le terrain pour déblayer et reconquérir la base navale en l’occurrence et faire une évaluation de l’ensemble des dégâts.”
    Le scénario étudié en PC de crise évoluera tout au long de la semaine pour préparer au mieux les FAPF à prendre les mesures de protection de leurs personnels et de leurs matériels face au risque cyclonique, mais également de vérifier leur aptitude à remplir leur mission d’assistance aux populations dans la phase de reconnaissance et de secours qui suit le passage d’un cyclone sur la Polynésie française. Cet exercice planifié doit permettre à chaque acteur de s’entraîner et de s’approprier son rôle en cas de crise. Cyclonex prendra fin vendredi. 

    V.H.

     

    En cas de cyclone, le dock flottant de la base navale, qui sert en temps normal aux réparations, devient un abri pour les bateaux les plus fragiles, comme le Jasmin, à la coque en plastique, et deux bateaux-citernes qui contiennent du gasoil pour l’un
    et de l’eau mazouteuse pour l’autre. “C’est une opération qui consiste dans un premier temps à immerger le dock, explique le capitaine de frégate Joffrey Guerry, commandant de la base navale. Cette opération dure environ une heure, ensuite nous avons encore besoin d’une à deux heures pour faire en sorte que les bateaux qu’on souhaite protéger du vent, des vagues, etc., soient bien amarrés à l’intérieur du dock.“

    “Pour un bateau, la meilleure des protections est de partir en mer, explique le maître principal Javourez, chef du service accueil portuaire de la base navale. Les bâtiments qui ne peuvent pas appareiller pour des aléas techniques sont mis en sécurité au sein de la base navale par un arrimage cyclonique. À ce moment, on le positionne de cette manière-là avec deux câbles pris sur la terre à l’avant et deux câbles pris sur les coffres d’amarrage derrière. Le bateau est ainsi sécurisé et ne pourra pas entrer en collision avec le quai.” La démonstration d’hier concernait le Révi. Et même si la plupart des 11 bâtiments seront envoyés en haute mer dans le cas d’un risque cyclonique avéré, la base navale est tout de même équipée pour arrimer ainsi tous ses bateaux.

     

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