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Exercice d’évacuation dans les écoles en cas de tsunami

jeudi 11 mai 2017

tsunami

À peine quelques minutes de marche pour ces élèves de l’école élémentaire Taimoana avant de rejoindre leur refuge en cas de tsunami. (© Claire Allavena)


À partir de 9 heures, hier matin, 705 enfants et adultes ont participé à un exercice d’évacuation tsunami. Quatre écoles de Papeete-Est se sont dirigées en moins de 30 minutes vers le temple mormon. Les écoles Hei Tama, Raitama, Taimoana et le centre de jeunes adolescents de Fare Ute ont ainsi joué le “jeu” dans une ambiance sereine.

Après quelques minutes de marche pour les élèves des écoles élémentaires et de bus pour les maternelles, tous se sont engouffrés dans le lieu censé leur servir d’abri en cas de tsunami. C’est donc dans un calme relatif qu’enfants et adultes se sont retrouvés, hier matin, au temple mormon de Papeete.
Une fois à l’intérieur, aucun grand discours. “On vient là et on attend, c’est tout. On n’a pas plus d’informations”, déclare une enseignante dont les 24 élèves, assis, commencent à s’agiter. “Si ça avait été un vrai tsunami, on aurait attendu de la même façon les instructions du haut-commissariat.”

Une attente nécessaire pour que les secours, venus exprès, recensent tous les enfants. “On vérifie que l’effectif que l’on devrait avoir concorde avec les présents”, explique Rarahu Tarahu, secouriste, en désignant une liste de noms. Pour faciliter l’opération, chacun porte autour du cou une étiquette avec le nom de son école.

Et si cela amuse certains, comme Liam, 6 ans, qui trouve la “journée super”, d’autres sont plus anxieux. “C’est une promenade”, raconte Maya Tau Degage, institutrice en section tout-petits de Raitama, à l’un de ses élèves.

“Pour être efficace, il faut s’entraîner”

“On a quitté la classe, puis on a pris le bus… pour une promenade”, répète-t-elle, encore une fois, avant d’ajouter en s’éloignant : “Pour les tout-petits, ça ne veut rien dire le mot “tsunami”. Ils ont peur de l’inconnu, alors il faut trouver des explications rassurantes. Je les avais prévenus que l’on irait se promener, pas que l’on ferait un exercice d’évacuation… Et là, ça va, c’est une matinée calme et sans pleurs”, se félicite-t-elle.

Au total, pas de moins de 705 personnes ont évacué en moins d’une demi-heure les quatre établissements qui participaient à l’exercice, “une réussite” selon Carl Tauru, adjoint au chef du centre d’incendie et de secours de Papeete. “L’évacuation s’est déroulée dans le calme et dans les temps, c’est très satisfaisant”, indique-t-il.
Mais cet essai grandeur nature a un autre intérêt : “L’idée, c’est que ces écoles soient autonomes. C’est une réelle mise en situation, avec la gestion des enfants sur un parcours relativement complexe. On a les voitures, les klaxons… Pour être efficace, il faut s’entraîner !  Il n’y a pas de secret”, souligne Samuel Roscol, responsable du plan communal de sauvegarde.

Le temple en plein centre-ville de Papeete s’est avéré, au vu de la cartographie, le mieux adapté comme refuge, selon les scientifiques. Situé à plus de 300 mètres de la mer et à plus de 3 mètres au-dessus de l’eau, il est – gros avantage – proche des écoles. Mais s’il s’est vidé en moins de 40 minutes, l’exercice encadré par la police municipale a surtout créé la cohue chez les automobilistes présents aux alentours. 

 

C.A.

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