Un hydravion touristique prévoit ses rotations en février 2016

    vendredi 4 septembre 2015

    Le comité permanent du PGEM a effectué sa rentrée mercredi, à la mairie de Teavaro.  L’occasion pour l’association Pew de présenter un documentaire réalisé en partenariat avec National Géographic sur les “rahui” de Rapa.  Les premières doléances ont, d’autre part, été apportées au comité en vue de la révision du PGEM.

    Le comité permanent du plan de gestion de l’espace maritime de Moorea s’est réuni pour débattre et apporter son avis sur plusieurs sujets ou demandes de prestataires quant à l’utilisation partielle du lagon de Moorea. Cette matinée a également permis aux membres du comité d’assister à la projection d’un documentaire proposé par l’association Pew représentée localement par Jérôme Petit. Ce film de 30 mn, édité par National Géographic, intitulé “Rapa : l’esprit du Rahui” commente l’utilisation que fait la population de Rapa, de son espace maritime intégré dans une baie et tout autour de cette île, qui ne possède pas de lagon. Un rahui (réserve) géré suivant les principes traditionnels de base, avec des interdits permanents comme l’utilisation du filet, ou ponctuels avec ouvertures ciblées (un jour par an la plupart du temps) pour célébrer la bonne marche du rahui, et qui a été remis en activité en 1992. Le film confirme aussi la volonté de cette population de 500 habitants de vouloir adhérer aux grands principes des Aires marines protégées (AMP) qui incluraient, à terme, l’ensemble des îles Australes.

    Bouée tractée

    Parmi les autres sujets abordés, la présentation d’une nouvelle activité proposée par un prestataire, qui avait déjà rencontré le comité lors de la présentation du flyboard. Cette fois-ci, il a été question d’une bouée tractée qui serait opérationnelle, après autorisations, sur deux sites : Vaiare et Teavaro.
    Le comité a assisté à la présentation des premières doléances reçues pour le programme de révision du plan de gestion de l’espace maritime et a reçu deux membres du bureau de l’association des kiters dont son président, Vatea Quesnot. K

    De notre correspondant Jeannot Rey

     

    L’hydravion prêt à s’élancer

    Le projet refait surface et est presque prêt à s’envoler. Il s’agit du programme de vol touristique à la demande de la SARL Tahiti Air Charter. La société demande une AOT (Autorisation d’occupation temporaire du domaine public (maritime) en vue de l’installation d’un ponton flottant pour l’embarquement ou le débarquement des passagers. On parle ici d’un hydravion qui espère organiser, d’ici février 2016, des vols au-dessus des îles de Tahiti, Moorea, Tupai, Bora Bora et Taha’a, avec des amerrissages prévus sur le lagon. L’entreprise proposerait, à terme, différents services adaptés à chaque demande, notamment un service de taxi aérien sur-mesure, et donc la découverte de la Polynésie française vue du ciel. La SARL Tahiti Air Charter débuterait ses activités par les Îles Sous-le-Vent, puis dans la foulée, passerait à Moorea.

     

    Kitesurf, un débat tendu

    Prévu en questions diverses, le comité permanent du PGEM a proposé aux deux représentants de l’association des kiters de venir exposer leurs doléances en début de séance, le quorum n’ayant pas encore été atteint pour avoir pouvoir de délibérer. Par la voix du secrétaire de l’association, le comité a, une nouvelle fois, pu prendre connaissance de l’historique de cette activité sportive (surf tracté par une voile), des propositions faites en cours d’années pour améliorer les conditions d’exercice de cette activité, en particulier sur le lagon de Tiahura, et des interrogations de l’association quant aux éventuelles plaintes citées, mais qui n’ont jamais été portées concrètement à la connaissance des kiters. L’association a, d’autre part, révélé qu’elle avait déposé un recours gracieux contre l’arrêté du maire demandant la levée de l’interdiction de la pratique du kite.
    Un débat parfois très tendu entre membres du comité permanent, a dévoilé en premier lieu que cette décision prise par le maire d’en interdire la pratique sur trois sites précis (dont celui de Tiahura) paraissait un peu excessive et surtout, prise sans concertation avec les élus et en particulier ceux de Haapiti directement concernés par cette interdiction dont Frank Taputuarai et Rocky Poroi qui étaient présents à la séance.
    Maurice Rurua, président de l’association PGEM a, pour sa part, défendu le maire pour sa décision d’interdiction, apportant en exemple les difficultés rencontrées lors de baignades dont auraient été victimes en particulier des enfants, suite au comportement de certains kiters. (Selon l’association, ils seraient trois à faire ce que les autres ne font pas). Et si les avis étaient plutôt partagés entre les uns et les autres, Hinano Ienfa, 6e adjointe au maire, délégataire de la cellule environnement et présidente du comité permanent, en remplacement du maire Evans Haumani, a été la plus virulente, dénonçant en premier lieu des propos injurieux qui auraient été portés à l’encontre du maire sur les réseaux sociaux. Elle a rappelé que la commune était au travail pour faire avancer le dossier d’une réglementation : “Lorsque nous avons programmé des réunions de travail et de concertation avec les kiters, ils n’étaient que trois à avoir fait le déplacement. Comme par hasard, depuis le dernier clash, on les revoit…” Et Hinano Ienfa de préciser qu’il existe une dizaine de plaintes écrites sur le bureau du maire et qu’il suffit d’en faire la demande écrite pour en prendre connaissance.
    Men Turi, mutoi référent PGEM a précisé pour sa part, que ce n’est pas le kitesurf qui est visé suite à des mauvais comportements, mais “ce sont toutes les activités nautiques, dont les jet-skis et les bateaux de transports touristiques ; 52 infractions ont été relevées en particulier ces deux derniers mois (juillet et août).”À la demande d’un membre qui voulait savoir si cette décision d’interdiction confirme la volonté de la commune à fermer la porte aux kiters, Hinano Ienfa a annoncé : “Le dialogue reste ouvert, mais il faudra compter avec le maire, seul à décider de la levée de l’interdiction.”
    (JR)

     

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