Un instituteur détaché à Nuutania et le directeur du Spip dans la tourmente

    mercredi 21 janvier 2015

    Des peines d’un an et six mois de prison avec sursis ont été respectivement requises par le parquet, lundi après-midi, contre un ancien professeur des écoles détaché à la maison d’arrêt de Nuutania, Steven Vivish, et le directeur du service pénitentiaire d’insertion et de probation (Spip), Aldo Tirao.
    Le Spip est ce service qui s’occupe, entre autres, du suivi de l’exécution des peines et de la réinsertion des détenus.
    Les deux fonctionnaires avaient été renvoyés devant le tribunal correctionnel sur citation directe du parquet pour “escroquerie au jugement” et “complicité”.
    La justice pénale reproche au responsable du Spip d’avoir rédigé une attestation de travail de complaisance pour le compte de l’instituteur, sur papier à en-tête de l’administration pénitentiaire, tout en n’étant pas son autorité de tutelle. Un document sur lequel Steven Vivish s’était ensuite appuyé devant le tribunal administratif, en mars dernier, dans le cadre d’un contentieux avec son autorité de tutelle, le vice-rectorat, qui lui réclamait depuis des années le remboursement de 1,3 million de francs de salaires trop perçus.
    Affecté en 2006 au centre des jeunes adolescents (CJA) de Papenoo, le professeur n’avait jamais pris ses nouvelles fonctions, tout en cessant d’enseigner aux détenus de Nuutania. Il avait en revanche continué à percevoir indûment ses traitements, selon le vice-rectorat, pendant deux mois. Les avis de trop-perçu du vice-rectorat adressés à l’époque à l’instituteur étaient restés lettre morte.
    Retraité depuis 2008, Steven Vivish avait vu “l’affaire” de ses salaires resurgir en 2013 avec un commandement de payer du trésorier-payeur général, suivi d’un avis de saisie sur ses comptes bancaires.
    Le fonctionnaire, déterminé à ne pas céder, avait ensuite dicté au directeur du Spip une attestation assurant qu’il avait bien continué à faire acte de présence à la maison d’arrêt pendant les deux mois litigieux, ce que l’enquête ouverte par le parquet a formellement infirmé.
    Si le tribunal administratif a finalement clos la procédure en faveur de l’instituteur, mais au motif que les faits se sont avérés prescrits, la procédure a pris une tournure pénale avec le versement au dossier de la lettre de complaisance.
    Invité à s’expliquer à la barre, Aldo Tirao, suspendu de ses fonctions depuis l’ouverture de l’enquête, a fait amende honorable.
     
    “J’ai manqué de rigueur, c’est vrai…”
     
    “Cela faisait sept ans que M. Vivish travaillait à la maison d’arrêt, on avait l’habitude de travailler ensemble sur des projets éducatifs. J’ai manqué de rigueur, c’est vrai. On se connaît depuis très longtemps. Mes bureaux sont à Papeete, et je ne suis pas là à contrôler visuellement qui est tous les jours à la maison d’arrêt, j’ai manqué de vigilance.” “Vous avez rédigé l’attestation sous sa dictée, et je rappelle aussi que ce n’est pas vous son employeur, c’est le vice-rectorat”, s’interroge le président du tribunal.
    “Il est formellement établi par l’enquête qu’il ne travaillait plus à la maison d’arrêt pendant la période visée… N’avez-vous pas plutôt voulu rendre service à un copain ?” “Non, non”, jure Aldo Tirao. “Je plaide coupable sur la forme mais je n’ai jamais eu l’intention de frauder l’administration.” Si les avocats des prévenus, Me Neuffer et Me Robin Quinquis, ont admis une forme de “faute professionnelle” pour le premier, “le caractère erroné mais pas mensonger” de la démarche pour le second, les deux conseils sont tombés d’accord pour plaider la relaxe de leurs clients au motif qu’il n’y aurait au final aucun préjudice pour la collectivité dans cette affaire qui relève, au mieux, de la sanction administrative mais en aucun cas pénale.
    L’avocat du Trésor public, Me Pastorel, ne l’a pas entendu de cette oreille en demandant la condamnation des deux fonctionnaires à 1,789 million de francs d’amende au titre du préjudice moral subi par l’administration. “Tout cela rejaillit sur l’ensemble de la fonction publique.” Outre les peines de prison avec sursis, le ministère public a également requis des peines d’amende de 1,5 million de francs contre Steven Vivish et 500 000 Fcfp contre Aldo Tirao. Le tribunal correctionnel a mis sa décision en délibéré. Le jugement sera rendu le 24 février.
     
    Compte rendu d’audience Raphaël Pierre

    Eric 2015-01-25 08:55:00
    La justice n'est pas aveugle, elle fait très bien son travaille même si c'est avec lenteur,. Aldo a bien plaidé coupable.....Donc il reconnaît avoir fait une erreur, et dans l'administration, comme partout d'ailleurs, il faut assumer ses erreurs....
    @ poste 7: cela a bien coûté plus d'un million à l'administration.....Réfléchi bien avant d'écrire n'importe quoi....
    Elisabeth TRILHA 2015-01-24 12:49:00
    Les actions menées depuis fort longtemps par Aldo auprès de notre jeunesse témoignent de l'altruisme profond de cet homme intègre, généreux, brillant - à la disposition de TOUS, bénévolement, avec humilité, coeur , intelligence et compétence . Qui fait mieux ?
    Comment imaginer,supposer et soupçonner qu'il fut assez stupide pour contourner les lois, la justice ??? lui qui la côtoie au quotidien et la connaît si bien !!!
    La justice est-elle "aveugle" ???(comme on l'a toujours si bien dit)
    Stéphanie Moorea 2015-01-22 23:33:00
    Aldo est l''une des Meilleur persone ke g conu dans le Monde de la jeunesse il savait aprécié lé gen a leur juste valeur. Ceut ki est rare aujourd''hui Je les cotoyè certe mai les action k''il a mené ma apri a mieu conaitre Aldo
    orbeck.l 2015-01-22 23:30:00
    Je suis étonné....je le respect beaucoup aldo mais la loi c''est la loi..comme moi jai accepté de payé pour mes érreur...bon courage aldo
    carlo 2015-01-22 14:31:00
    P6 - je n'ai rien contre Mr Aldo, mais il y a eu quand même "escroquerie et complicité" dans cette affaire. Donc à partir de là, la loi doit s'appliquer, et s'il s'avère qu'il est coupable faut qu'il paye...La loi est égal pour tous.....Faut arrêter de se cacher derrière son petit doigt...!!
    P7 - Il y a quand même 1,3 million de francs de trop perçu, et tu dis que ça n'a pas coûté un centime à ..... !!??
    Tamatoa 2015-01-22 08:37:00
    Aldo est un homme de grande valeur, humainement et professionnellement. Personne n'est à l'abri de faire une erreur. Cette histoire n'a pas coûté un centime à la population ni à l'administration. Combien d'erreurs mille fois pires restent impunies? C'est le seul tahitien catégorie A de l'administration et certains apparemment veulent le lui faire payer. Cet acharnement est odieux.

    Faaitoito Aldo, le peuple est avec toi.
    Desire haapitii 2015-01-22 06:47:00
    A carlo si un jour a faire au service de reinsertion ´ prie pour qu'aldo en soit tjrs le directeur .....
    carlo 2015-01-21 15:00:00
    ...." le service d'insertion a besoin de lui "..... pour qu'il puisse continuer à magouiller..!!! ahahah !!!
    Desire haapitii 2015-01-21 13:15:00
    Aldo fait un travail remarquable avec les personnes en voie de reinsertion qui lui sont confies
    Il ne merite pas d'etre condamne ´ le service d'insertion a besoin de lui.
    Pito 2015-01-21 12:22:00
    Espérons qu'ils seront punis comme ils le méritent.
    LEPETANT 2015-01-21 11:58:00
    Est-ce que çà étonne encore, ce genre de magouille ?
    Tahiti est devenu depuis plusieurs décennies le paradis des magouilleurs.
    proc joq 2015-01-21 11:30:00
    Aldo Tirao

    il venait assister au concert de gabilou dans la cour de la prison pendant ces heures de boulot .
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