Un logement temporaire qui dure depuis 5 ans

    mercredi 29 octobre 2014

    Depuis le 5 mars 2010 et de fortes intempéries qui ont détruit leur fare, à Puanea 1, des familles sont relogées à Pinai. Marereva Auraa, qui fait partie des relogés, souhaite retourner sur le terrain où elle vivait avant la catastrophe naturelle. Mais pour la mairie, qui assure travailler sur le dossier, l’éventualité de retourner sur ce terrain est faible à cause de la dangerosité du site. Cela fait tout de même un long couloir d’attente de cinq ans. Cinq ans, c’est, à quelques mois près, la date depuis laquelle quatre familles de Tipaerui sont relogées, à titre gracieux par la mairie, dans les locaux de la maison de quartier Pinai. Depuis mars 2010, elles vivent dans des logements sommaires après que leur fare, situé sur le flanc de la montagne à Puanea 1, a été détruit par des intempéries. C’était un jour de grosses pluies. “J’habite ici, à la maison de quartier de Pinai, depuis 2010, le 5 mars 2010, se rappelle avec précision Marereva Auraa, 49 ans. La mairie nous a relogés après de fortes inondations. Il y a eu un éboulement, de la boue est entrée dans la maison. La maison était vieille. Elle avait été construite en 1979 et ma sœur l’avait retapée en 1985.” Le jour même des intempéries, la municipalité les avait pris en charge. Cinq familles au total, l’une a depuis quitté ces habitats. Ils sont désormais près de 25 à vivre dans des grands studios au confort léger. “C’est long près de cinq ans, même deux ans, c’est long”, souffle Marereva Auraa. Son fare est bien aménagé. Elle vit là avec son mari et sa fille. Il y a aussi parfois les mootua. Tout est bien rangé. Un meuble, fermé par un rideau, sert de penderie et de séparation avec la salle de vie commune. À gauche, le lit des parents. Au fond, un évier, une télé. Et tout le long, des baies vitrées qui donnent sur un petit jardin très propre, en forme de couloir. Ici, il n’y a encore pas si longtemps de cela, ces familles de relogés faisaient pousser des légumes et des fruits. “Là aussi, c’est la mairie qui nous a aidés, explique Marereva Auraa. Mais ensuite, il y a eu trop de mouches, alors on a arrêté le potager.” Le système D. Ici plus qu’ailleurs, on y est habitué.
     
    Karim Mahdjouba
     
    Lire l’intégralité de l’article dans la Dépêche du 29 octobre ou sur la version numérique au feuilletage.

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