Un modèle pour prévoir les pluies à Tahiti en 2100

vendredi 26 septembre 2014

Début d’année 2011, une grande sécheresse touche Moorea. La commune est obligée de réduire le débit quand elle ne coupe pas les vannes pendant la nuit, des millions sont dépensés pour affréter des camions-citernes et fournir la population en eau. Un épisode qui a marqué Marania Hopuare, c’est en tout cas le point de départ de sa thèse présentée hier devant sa famille et ses amis, mais surtout devant une brochette d’experts et chercheurs en climatologie et géophysique, venus de métropole, d’Australie ou de Nouvelle-Zélande. Un aréopage de spécialistes de ce domaine qui ont loué “l’énorme travail” de Marania Hopuare, qui “a apporté plein de résultats originaux” avec cette “thèse importante, qui souligne les enjeux sociétaux importants pour la Polynésie”, malgré “un sujet particulièrement difficile, éminemment complexe”.
La soutenance jugée “synthétique et pédagogique” démontre “les qualités de chercheuses de Marania, définitivement reconnue en tant que telle” pour reprendre pêle-mêle les louanges des examinateurs qui lui ont valu son doctorat avec les honneurs.
L’objet de sa recherche n’était pas de pouvoir faire des prévisions jusqu’à la fin du siècle, mais de déterminer un moyen de le faire, comme cela se fait à l’échelle internationale. Sauf que pour ces modèles de prévision, “Tahiti est simplement de l’océan, il n’y a pas de terre”, explique la chercheuse, et la différence est pourtant importante : “Ajouter du relief, permet d’apporter des informations. Cela a des effets locaux, nous avons des impacts non négligeables.” (…)

FC

Lire l’intégralité de l’article dans La Dépêche de Tahiti

Pluie et sécheresse jusqu’en 2100
À Papara, les cumuls climatologiques en été austral de la période 1961-2011
s’élèvent à 695 mm, à Teahupo’o, ils atteignent 901 mm. Avec le réchauffement climatique, les cumuls d’été austral augmenteraient progressivement au cours du XXIe siecle. Ils s’élèveraient en moyenne à 825 mm à Papara et 1 102 mm à Teahupo’o sur les trente dernières années du XXIe siecle, dans le scenario
RCP4.5. ou à 814 mm à Papara et 1 087 mm  à Teahupo’o, selon les scénarios du réchauffement climatique prévu par le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat). À cette augmentation à long terme se superposent, tous les deux à sept ans, les effets des événements El Niño et La Niña. Tout au long du XXIe siècle, les événements El Niño (La Niña) impliqueraient un excédent (déficit) de précipitations par rapport à la climatologie considérée. Cependant, ce ne serait plus le cas pour les 30 dernières années du scénario le plus pessimiste. En effet, sur cette période, les épisodes El Niño n’auraient plus d’impact sur les précipitations.

      Edition abonnés
      Le vote

      Le Kitesurf :

      Loading ... Loading ...
      www.my-meteo.fr
      Météo Tahiti Papeete